Dans la gueule du loup...

17 mai 2009

Journée contre l'homophobie

Et oui aujourd'hui, c'est militant ! Le 17 mai est la journée contre l'homophobie. Allez voir sur le site de D'jou : ICI qui a écrit un super pamphlet sur cette cause qui me touche tout particulièrement. N'hésitez pas à faire passer le message ! Homo ou hétéro, nous cherchons tous la même chose !

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25 mars 2009

Auto-édition, le retour 2 !

Après le premier volume, voici enfin la suite et fin de mon roman Black Angel !

Vous le trouverez sur le même site et au même prix malgré un nombre de page plus élevé, et dans une qualité d'imprimerie toujours aussi bonne ^^

N'hésitez pas, même si cela ne me nourrira pas, mon ego d'auteur en sera flatté et vous pourriez bien aimer l'histoire, qui sait ?

Acheter Black Angel - Le Renouveau Bonne lecture à vous !!

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08 mars 2009

Site à vous faire partager !

Alors alors alors...petite nouvelle !

En effet, depuis deux semaines environ, j'ai monté un autre blog, particulier celui-ci. Certes, j'y écris une histoire mais celle-ci a la particularité que tout le monde peut y participer !
Vous connaissez sans doute les livres "dont vous êtes le héros" ? je travaille sur le même principe. Je propose plusieurs choix à la fin du morceau écrit et à vous de guider l'héroïne dans sa prochaine action ! Tous les votes sont pris en compte et seul celui le plus demandé est écrit.

Simple, cela ne vous prend que quelques minutes et cela peut faire partager beaucoup de choses !

N'hésitez pas : Par ICI

Bien à vous, et au plaisir de vous revoir ;)

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17 février 2009

Fan art Guild Wars !

Oh my god, deux mises à jour de suite ! Mais que se passe-t-il ?
Rien, si ce n'est que j'ai reçu un fan-art de mon personnage principal de Guild Wars, à savoir Kitty de Palombe.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu, Kitty est une rôdeuse. Autrement dit, une archère. Elle a toute une histoire, et mes anciens guildeux savent de quoi je parle ! Plus de 200 pages de RP (Role Play) sur son personnage, autant dire que j'en avais à raconter sur elle ! Et encore, je n'ai pas fini d'écrire son histoire. C'est vous dire...
Ce magnifique dessin est d'Esper, un très bon dessinateur qui oeuvre parfois sur le forum de l'univers et dont vous pourrez retrouver les fan-art ici.

Pour la petite anecdote, afin que vous compreniez ce qui se passe sur cette zolie mamage, Kitty est une héroïne (vi bon je ne fais pas un jeu complet qui vous fait sauver 3 fois le monde pour rester une simple paysane hein, faut pas rêver) c'est une archère accomplie habituellement accompagné d'un félin de Mélandru. Mélandru est la déesse de la nature (pour faire court) et donc...des archers. (Vi vous suivez, c'est bien)
Kitty a un lien très fort avec cette déesse puisqu'elle lui doit sa naissance et ses dons particulièrement aiguisés. Seul bémol, pour contrebalancer cette force et cette intelligence, la déesse (qui n'est pas aussi gentille que ça) a placé une sorte d'entité la représentant au sein de l'esprit de la jeune femme. Cette dernière grandit donc avec deux personnalités. La sienne, tout à fait normal, fonceuse mais réservée, forte mais timide, et l'autre, une vraie folle furieuse poussée par un instinct qui a tout d'animal. Cette dernière exacerbe les peurs de l'archère qui est terrorisée à l'idée de se retrouver seule depuis la disparition de ses parents. Tout un programme donc.
Ce dessin exprime très bien cette ambivalence et je l'adore tout autant pour ça que pour ma Kitty superbement représentée : sa face claire et sa face obscure. Ah ah ah, je ne suis qu'une grosse gamine :p

C'est là qu'on clique, si si ^^

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Et si par le plus grand des hasards vous voulez lire son histoire, je vous mets les liens du forum. T'ention, c'est long et pas toujours compréhensible pour ceux qui ne connaissent pas le jeu. Enfin pas les subtilités j'imagine, mais le reste, c'est très facile. Les charrs, les titans = méchants pas beaux : Kitty et ses amis = les gentils. En gros.

Tome I
Tome II
Tome III

Entre temps, j'ai fait quelques nouvelles, toujours sur GW, mais sur d'autres personnages de mon invention.
Nouvelles

Et la suite de l'histoire de Kitty, après celle faite en trois "tomes", pas encore terminée celle-ci.
Le félin et l'oiseau

Voilà voilà, vous imaginez mon état de joie ;) Bonne lecture si vous osez.

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11 février 2009

Auto-édition, le retour !

Après des semaines de désertification dûe à mes heures de jeux et un endormissement croissant quant à la publication de mes textes, je vous annonce cependant que je me remets à mon idée d'auto-édition pour donner un avant-gout quant à mes textes.

J'ai trouvé un autre site, bien plus sécurisé et moins cher car il se trouve sur Lille (et non plus aux USA). Par  conséquent, on n'a plus de frais de port hallucinants à payer, mais que le livre en tant que tel. (Et une minuscule commission pour moi. Mais sérieusement, c'est pas ça qui va me rendre riche)

Alors si vous avez envie de lire un truc totalement jeté, une œuvre de jeunesse faite avec amour et passion, jetez vous sur ce livre et surtout, dites-moi ce que vous en pensez !
Sachez cependant qu'il s'agit d'une première partie. En effet, cet organisme ne prend pas les ouvrages arrivés à une certaine limite, j'ai donc du faire une coupure que j'espère intelligente...et qui vous aidera à vouloir connaitre la suite !

Bien à vous et bonne lecture ^^ (Faut cliquer sur l'image hein)

Acheter Black Angel - La naissance

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13 janvier 2009

Lune Bleue - 44 -

Voilà voilà la suite ! En retard vi désolée...mais je suis possédée par le démon du jeu et du coup, j'oublie le reste ^^' Pour me faire pardonner, un gros bout de lecture, attention les yeux !

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Attention chat méchant !

_Tiens.

Il a ouvert son coffret et en a sorti une photo. J’ai tout de suite reconnu la jeune femme qui était dessus puisqu’il s’agissait de ma mère. Et j’étais là, assise sur ses genoux…mais je ne devais pas avoir plus de quatre ans.

_Alain, tu n’as pas besoin de…

_Regarde l’homme derrière s’il te plait.

Je n’ai pas caché ce soupir là en acceptant de faire ce qu’il me demandait. J’ai froncé les sourcils en reconnaissant Masquet. Il ne devait pas avoir plus d’une vingtaine d’année…et il avait encore ses cheveux.

_Ils étaient amis ?

_Oui.

J’ai secoué la tête.

_Je n’en ai aucun souvenir…

_Tu étais très jeune.

_Où a-t-elle été prise ?

_…à la Vallée…

Je l’ai regardé dans les yeux.

_Tu as grandi là-bas jusqu’à tes 11 ans. Avec les jumeaux.


Il m’a montré une autre photo, où j’étais plus grande, dix ans peut-être, en compagnie de deux gamins de mon âge que je n’ai eu aucun mal à reconnaître malgré l’effet de la croissance sur leur visage. Amina et le père Joseph. Et à côté de ce dernier, un autre garçon, un blondinet très mignon.

_Et lui c’est qui ?

_Lui c’est…personne d’intéressant.

J’ai haussé un sourcil.

_Tu mens très mal.

_Disons que ce n’est pas le principal pour le moment d’accord ? Ecoute-moi s’il te plait, c’est important.

Il a fouillé dans son coffret et en a sorti une petite poupée de chiffon très semblable à celle qui m’avait été offerte.

_Tu connais, n’est-ce pas ?

_Depuis peu oui…

_C’est la cache d’un sceau de protection particulièrement puissant pour ceux qui peuvent le comprendre.

_Je sais. Je l’ai entendu.

Il m’a regardé avec à la fois inquiétude et soulagement.

_C’est vrai ?

_Oui…juste avant l’explosion de la voiture. Elle m’a prévenu du danger. En espagnol.

Il a eu un petit sourire nerveux.

_Oui Maria est du genre à respecter les traditions jusqu’au bout…que t’a-t-elle dit ?

_ « Peligro Bruja »

_Hum…simple mais concis.

_Suffisamment clair pour m’empêcher de plonger sur la voiture de Chantal Lavoisy.


Il a acquiescé et m’a tendu la deuxième poupée de chiffon.

_Prends celle-ci. Je serai plus rassuré si tu l’avais avec toi.

_Mais…

_S’il te plait.

Il me l’a mise de force dans la main et a refermé mes doigts dessus, exactement comme Masquet. Je l’ai regardé et j’ai vu qu’il tremblait sans oser lever les yeux vers moi. J’ai voulu le toucher pour le rassurer mais il a repris son souffle comme s’il avait manqué d’air.

_Il faut que tu saches certaines choses concernant les MacPherson.

 _Oh non Al…

 _C’est important !

J’ai tressailli et il a de nouveau plongé ses mains dans ce coffret de bois pour en sortir un gros carnet.

_La communauté gitane de la Vallée et les MacPherson ont toujours été très proches. Cela remonte à très loin. A 1643 pour être précis.

J’ai haussé les sourcils et il a doucement acquiescé en devinant que je ne le croyais pas.

_Je sais, c’est difficile à imaginer, mais c’est la vérité.


Il m’a mis le gros carnet dans les mains et je l’ai trouvé beaucoup plus lourd que prévu, sans doute à cause de son énorme couverture de cuir dur.

_A cette époque, ton ancêtre, Alice de Vadoie, a porté secours à une bohémienne agressée par des soldats du roi qui voulaient s’en prendre à sa fille. Ils l’ont violé et laissé pour morte après lui avoir crevé les yeux.

_…charmant…ais-je grimacé en essayant de ne pas imaginer la scène, et c’est qui cette Alice de Vadoie ?

_La petite fille d’Irène MacPherson.

Je me suis massée la nuque, attentive mais ankylosée.

_La première génération française des MacPherson….

_Exact. Elle est devenue comtesse après avoir épousé un jeune soldat qu’elle a rencontré peu de temps après son arrivée. Elle lui a donné deux garçons qui sont eux-même devenus soldats sous le règne de Louis XIV.


J’ai feuilleté le carnet sans vraiment regarder ce qui se trouvait à l’intérieur : des croquis, des remarques, des histoires, des portraits…toute la vie de ma famille était résumé dans cet ouvrage. Il y avait de quoi donner le tournis.

_J’ignorais que nous avions du sang bleu.

_Ça a été le cas jusqu’à la Révolution où ils ont du fuir en Suisse pour éviter la guillotine.

J’ai refermé le livre, un peu perdue.

_Pourquoi tu me racontes tout ça maintenant ?

_Parce il faut que tu saches ce qui t’attend les prochains jours. Amina et toi, vous vous ressemblez énormément : vous êtes toutes deux les dernières femmes de votre famille avec la pression que cela suppose. Vous étiez très proches à l’époque, et je pense que c’est pour ça que Masquet a fait appel à elle pour te seconder dans cette affaire.

_Attends. Comment tu sais ça ? elle n’est même pas encore arrivée !

_J’ai les oreilles qui traînent, tu devrais le savoir. Masquet n’en a fait aucun cas, mais je le connais. Bien plus qu’il ne le croit.

A entendre le son de sa voix, c’était plus que de la jalousie. C’était de la haine.

(Ps : pardon pour cette mise en page merdique mais là, rien à faire....c'est vraiment emm****)

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06 janvier 2009

Lune Bleue - 43 -

Rha premier message après le nouvel an et voilà que mon ordi fait des siennes ! Je vous avais écrit un long message et voilà que je dois tout recommencer. Zut, vous aurez échappé à mon dernier coup de gueule, remerciez le dieu de l'informatique ;)

Voici donc comme d'habitude un nouveau morceau de Lune Bleue. Les tribulations de Diane sont loin d'être terminées, je ne sais pas si vous devez vous en réjouir. Pour l'instant, j'ai mis l'écriture en stand-by, d'abord pour me vider la tête et aussi parce que j'ai découvert Wow et que je n'aurai jamais du. Du coup, je passe plus de temps avec ma démoniste qu'avec mon clavier...c'est beau la vie de chômeuse. Enfin bref, je ne vais pas recommencer : poursuivez vos rêves, emmerdez les cons et embrassez vos proches ! Vous ne savez pas ce qui peut arriver demain :)

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_Si j’étais toi, je me dépêcherais de sortir de mon trou.

J’ai rangé mon portable et une silhouette est entrée dans la lumière du réverbère. Alain. Toujours l’air aussi misérable dans sa longue capeline, sa mallette de travail serrée à la main.

 _Il faut qu’on parle, tu ne crois pas ?

Il a acquiescé sans dire un mot et m’a suivi à travers le parking encore barricadé des scellés posés par la scientifique. Il a rejoint sa voiture et j’ai pris la place du passager, emmitouflée dans mon blouson, le dossier de l’affaire sur les genoux.

 _Où tu m’emmènes ?

 _Chez moi. Il y a certaines choses que je dois te montrer.

J’ai haussé un sourcil, perplexe. Venant d’un autre homme, j’aurai pu trouver ça malsain, mais il parlait bien d’autre chose. Et à voir son regard pendant qu’il conduisait, il était empreint à des émotions contradictoires. Comme s’il préparait son discours à l’avance…


Cela faisait longtemps que je n’étais pas passée chez lui. Pourtant, je possédais les clefs mais c’était son domaine…et je respectais sa vie privée comme lui respectait la mienne. Même s’il n’avait jamais vraiment apprécié les hommes qui avaient rapidement traversé mon appartement.

 _Fais comme chez toi, tu as l’habitude.

Il a rapidement fermé derrière lui et je me suis défait de mon blouson, toujours aussi impressionnée par la propreté qui régnait ici. C’était bien le contraire de chez moi. Il avait beau être un homme, il détestait le moindre grain de poussière. Et cela rendait son intérieur presque…aseptisé.

Il a disparu dans sa chambre en faisant du bruit et j’ai observé le décor, les mains dans les poches. J’ai eu une grimace quand j’ai découvert une photo de moi dans le tas de celles qu’il avait posé sur le buffet de son salon.


 _Rha je te l’ai déjà dit de la virer celle-là !…aie !

J’ai reçu un coup de jus quand j’ai tenté de la prendre afin de la retourner contre le mur.

 _Et moi je t’ai déjà dit de ne pas y toucher.

 _Tu as ensorcelé tes photos ?!

J’ai secoué ma main engourdie et il est réapparu dans la pièce, un gros coffret sous le bras.

 _Pour éviter aux fouineuses de les déplacer et les cacher derrière celles des autres.

 _Je déteste la tête que j’ai sur celle-là ! J’ai 20 ans à tout casser !

 _Et tu sors de l’école de police…j’aime beaucoup quand tu portes ton uniforme.

Ma grimace a été plus criante car il a pouffé de rire.

 _J’ai une sale tête d’ado…

 _Mais non tu es très bien. Viens assis-toi là s’il te plait.

Il s’est assis au bord de son canapé et a tapoté à ses côtés comme lorsque j’étais enfant. J’ai retenu un soupir mais je me suis exécutée, peu désireuse de me disputer avec lui pour le moment.


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01 janvier 2009

Allez....

BONNE ANNÉE A TOUS !

Qu'elle vous apporte tout ce dont vous désirez, amis, argent, famille, paix et surtout santé ^^

Bon, je vous fait pas un récap de ma vie, car vous allez pleurer mais j'espère bien continuer à écrire et à vous faire partager mes histoires.

Par contre, n'abusez pas de l'alcool hein, ou alors vous ne conduisez pas ! Non mais...;)

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28 décembre 2008

Lune Bleue - 42 -

La suite mesdames et messieurs, pour le premier morceau après Noël ^^ J'espère que vous avez été gatés, bande de veinard et que vous êtes prêts pour les fêtes du nouvel an, parce qu'on remet ça !

Allez bonne lecture à vous, amusez-vous bien ;)

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Masquet est intervenu à temps alors que j’étais sur le point de craquer, portée sur les nerfs. Ça faisait longtemps qu’il me courait dessus celui-là.

 _Je vais devoir agir si vous ne cessez pas votre petit jeu, capitaine.

 _Quel petit jeu ?!

 _Ne jouez pas les imbéciles avec moi, d’accord ? nous savons tous les deux quelle demande vous a fait le maire, mais ce n’est pas en fourrant votre nez partout que vous ferez avancer l’enquête.

 _Je ne fais que mon travail !

 _Non, votre travail est de surveiller les journalistes et les politiques pour éviter leur intrusion dans le travail des agents qui bossent avec vous. Vous n’êtes plus un homme de terrain. Vous ne l’avez jamais été.

J’ai haussé un sourcil, stupéfaite. Même moi je ne lui avais jamais sortie celle-là ! bien que je l’avais pensé plus d’une fois…

 _Je me charge de trouver un officier capable de travailler avec le lieutenant Montel sur l’affaire des prêtres. Vous, contentez-vous de faire ce que vous faites le mieux. Et saluez le maire de ma part. Il adore recevoir de mes nouvelles.


J’ai froncé du nez. Qui était réellement ce type ? il semblait tout connaître de tout le monde. Mais ce n’était pas un sorcier. Je pouvais le sentir. Quant à cet officier qui allait remplacer Flack le temps de cette affaire…j’avais déjà une idée de son identité.


 _Bon…

J’ai fermé le dernier rapport concernant l’affaire et je me suis étirée, fatiguée. Il faisait sombre dans cette chambre mais je ne pouvais pas allumer, au risque de me faire remarquer par les infirmières. Je me suis massée la nuque, ankylosée par cette journée passée à mon bureau à nettoyer des papiers et remettre à plat nos recherches.

L’étude du terrain où avait eu lieu l’échange du squelette n’avait rien donné…avec toute la pluie qui était tombée dessus, toutes les traces avaient disparu. Quant au van, il n’était pas encore remonté à la surface…

 « J’ai de moins en moins de piste…ces salauds sont définitivement doués… d’ici là que le tas d’os soit déjà de nouveau enterré quelque part…»

 _Humm…iane…

J’ai levé les yeux sur Flack qui dormait là, le visage traversé par un tube qui l’aidait à respirer sans effort.

 _Eh…

Il a grimacé en essayant d’ouvrir les yeux et je suis venue m’asseoir au bord de son lit pour lui prendre la main.

 _Doucement, tout va bien…tu es en sécurité…

Il a pris quelques secondes pour me cibler et a serré ses doigts entre les miens, tremblant.

 _…Viviane…

 _Elle est rentrée à la maison…il est près de 10 heures tu sais. Il a fallu que Lucas s’endorme pour qu’elle accepte de retourner chez vous. Mais ils vont bien tous les deux, ne t’en fais pas.

Il a faiblement souri, les yeux vitreux.

 _…qu’es…est passé ?

 _La voiture du docteur Lavoisy a explosé. D’après les blouses blanches, on a placé une bombe de manière à ce que ça saute dès qu’elle ouvre sa portière.

 _…et…la capuche ?

 _Il s’est enfui. Mais ne t’inquiète pas, je vais bien finir par le chopper celui-là. Eh !

Il a soudain voulu se redresser mais a grimacé de douleur en retombant contre le matelas.

 _Ne bouge pas idiot ! Tu tiens vraiment à aggraver tes blessures ?!

Je me suis levée pour redresser son oreiller et il m’a remercié d’un regard.

 _Tu veux boire quelque chose ?

 _…te plait…

Il avait la voix tellement enrouée que j’entendais un mot sur deux. Je lui ai donc servi un grand verre d’eau et je l’ai aidé à en boire une longue gorgée qui a semblé lui faire du bien.

 _Ça va mieux ?

 _..ui…

Il avait l’air malheureux sous cette couverture, vêtu de cette immonde chemise de nuit obligatoire.

Mais il était vivant et c’était bien le principal.


 _Il faut que tu te reposes d’accord ? partir dans ta famille, prendre les congés qu’il faut pour nous revenir en pleine forme.

 _…non…l’enquête…

 _Laisse-moi faire. Tu dois d’abord reprendre des forces.

 _Diane…

 _Je sais ce que tu vas me dire et non. Je ne t’abandonne pas.

Il a eu un sourire gêné avant de papillonner des paupières.

 _Je te tiens au courant mais le moment, il faut que tu dormes. Je vais appeler Viviane pour lui dire que tu as enfin ouvert les yeux, d’accord ?

Il a tenté de combattre Morphée mais il a bien vite perdu, totalement assommé. Il s’est alors rendormi avec la douceur d’un enfant, comme apaisé. J’ai remonté le drap sur sa poitrine, soulagée. C’est qu’il m’avait fait peur cet idiot !

J’ai hermétiquement fermé sa chambre pour être certaine qu’il ne soit pas ennuyé et je me suis de nouveau étirée en découvrant le couloir de l’hôpital quasiment désert. J’ai attrapé mon téléphone en sortant sur le perron du bâtiment et j’ai laissé un message à Viviane qui a failli fondre en larme en apprenant que son mari avait enfin repris connaissance. Je lui ai conseillé d’attendre l’heure des visites pour revenir, car là, il ne ferait sans doute que dormir.

J’ai raccroché en lui souhaitant la bonne nuit puis j’ai un soupir, agacée.


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23 décembre 2008

Lune Bleue - 41 -

Dernier morceau avant les fêtes de noël ! J'espère que tout est prêt chez vous, ici le sapin brille déjà ;) les cadeaux sont achetés (toujours à la dernière minute sinon ce n'est pas drôle) et on n'attend plus que le dîner du réveillon :p

Je vous laisse avec Diane et peu de réjouissance de son côté, désolée, je suis le cours de l'histoire.

JOYEUX NOËL à vous tous !

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_Vous avez du neuf ?

 _Ça prend forme, me répondit le chef de l’équipe à travers son masque de protection, comment va le sergent Flack ?

 _Il va s’en sortir avec du repos et quelques points de suture. Mais il a eu le droit de nous faire une belle frayeur.

 _Vous pouvez le dire ! Ça va nous prendre du temps, mais on devrait pouvoir vous donner des nouvelles assez rapidement sur le type de bombe utilisée. Et même peut-être sur son constructeur.

 _Les vidéos du parking ?

 _Le capitaine est venu les prendre tout à l’heure…y a quoi…10 minutes ?

J’ai du faire une drôle de figure car il a haussé un sourcil, perplexe.

 _Pourquoi, ça vous pose un problème ?

 _…non. Merci !

J’ai fait demi-tour sans attendre mais j’ai réalisé que c’était Flack qui avait les clefs de la voiture. J’ai juré en tapant du pied : ce salaud m’avait doublé !

 « Saleté de fils à maman ! »


 _Je vous emmène quelque part ?

Une vieille Ford s’est arrêtée à mes pieds, et Masquet a sorti la tête par la vitre de sa portière, un sourire de vainqueur sur le visage.

 _Vous allez au commissariat, je me trompe ?

J’ai levé les yeux et j’ai vu Alain qui m’observait de loin, solitaire sous sa blouse blanche. Il avait un regard triste qui m’a perturbé.

 _Le prochain bus est dans plus d’une demi-heure si vous préférez.

Je me suis pincée les lèvres, agacée et j’ai ouvert la porte à contre cœur pour monter sur le siège passager. Alain a fait demi-tour et est retourné dans son antre sans faire un geste de plus. J’ai eu un soupir en attrapant la ceinture de sécurité. C’était la première fois que je le voyais dans cet état. Ce type à côté de moi l’avait vraiment mis hors de lui. Si vite, si fort…

 _Tu ne me demandes pas ?

 _Hum ? Quoi donc ?

 _…pourquoi il me déteste par exemple ?

 _Ça ne me regarde pas.

 _Ah ! C’est ce que tu crois !

 _Eh.

Je l’ai fusillé à son tour. Il était bien désinvolte pour un homme que je n’avais vu auparavant !


 _On n’a pas élevé les cochons ensemble à ce que je sache. Alors le tutoiement, vous le gardez pour vous, ok ? Vous êtes là pour inspecter mon travail, alors ne vous attendez pas à ce que je fasse copain-copain avec vous. Et arrêtez de me regarder avec ce sourire idiot. Ça vous changera.

Je me suis appuyée contre la portière, maintenant très énervée. Il a eu comme un rire en s’engageant dans l’un des carrefours les plus dangereux de la ville mais n’a rien ajouté de plus. Soit il se payait ma tête, soit il me testait. Et étant donné ce qui allait suivre, ça n’allait pas me faciliter la tache.


 _Capitaine ?

J’ai brutalement ouvert la porte de la salle vidéo et j’ai retrouvé l’intéressé en train de visionner les bandes que j’attendais depuis plusieurs heures maintenant.

 _Ah vous voilà ! Comment va Flack ?

 _Il survivra. Mais merci d’être passé le voir, il a été très ému.

Il m’a observé une seconde puis est retourné sur l’écran pour le figer avec le bouton pause de la télécommande, sans plus se préoccuper de ma remarque acerbe.

 _Regardez plutôt ceci. C’est notre homme, n’est-ce pas ?

Je me suis approchée bien que je n’avais pas décoléré et j’ai retrouvé la silhouette de l’homme à la capuche sur cette bande en noir et blanc. Le capitaine a remis en route et j’ai vu mon agresseur suivre quelque chose du regard. Sans doute Flack et moi alors que nous nous précipitions sur le docteur Lavoisy pour la prévenir. Puis il a eu l’explosion. Il a attendu quelques secondes puis s’est enfui rapidement en se dirigeant vers le nord.

 _Nous avons retrouvé ses empreintes dans la terre humide de l’allée. Du 44. Des baskets de marque.


Il m’a tendu une photographie prise des empreintes en question refaites avec du plâtre.

 _Oui et alors ? vous attendez que je scrute toutes les traces de basket du monde pour retrouver son identité ?

 _Ne faites pas la fine bouche, me reprocha-t-il, nous accumulons les preuves contre lui.

 _Les preuves ? quelle preuve ? celle qu’il était présent au moment de l’explosion ? magnifique ! mais ça ne veut pas dire que c’est lui qui l’a provoqué ! Et tout avocat, même le plus débile, vous dira qu’un homme en sweat ressemble à des milliers d’autres, surtout si on ne voit pas son visage.

Il a éteint la télévision d’un geste agacé et m’a fait face avec un air réprobateur.


 _Lieutenant, je cherche tout comme vous à arrêter cet homme. Alors cessez de me considérer comme un ennemi.

 _Oh ? ais-je déclaré, piquée à vif, mince alors, j’ai été si peu discrète ?

 _Je vous demande pardon ?!

Je me suis contentée de le regarder et ses oreilles sont devenues de plus en plus rouges.

 _J’en ai assez de votre insolence ! Si vous n’étiez pas protégée de si haut, ça ferait longtemps que…

 _Que ? Allez-y, dites-le !

 _Bon je crois que ça suffit maintenant.


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