Dans la gueule du loup...

Extrait de pensée ou de roman selon l'inspiration et le temps.

31 juillet 2008

Petite demande...

En ce moment, je suis en pleine introspection. En effet, j'ai retrouvé l'inspiration ^^ alors j'écris, j'écris, mais force est de constater que ce n'est plus un roman, mais un pavé. Ca n'a pas l'air en fait, mais plus de 200 pages word, une fois mis en interligne pour être envoyé aux éditeurs, cela dépasse bien souvent les 300 pages, et lorsque c'est mis sous format poche, là, ça peut arriver jusqu'au 800 ! et personne ne lit un roman de 800 pages.
Résultat, je sens que je vais devoir diviser cette histoire en deux tomes, chose qui ne m'est jamais arrivée et qui me déstabilise. Car lorsqu'on lit un roman policier, on s'attend à avoir le nom du criminel à la dernière page...et non pas dans un autre volume. Un roman fantastique à la limite, il existe beaucoup de saga, ça s'excuse...mais comment classer Lune Bleue ?

C'est pour ça que je me tourne vers vous pour avoir votre avis. Un petit sondage vite fait qui pourrait me donner une idée de comment vous voyez ce roman. Aucune obligation évidemment :)

Pour vous lecteur, vous considérez Lune Bleue comme....
 
un roman policier (flic, enquête, meurtres...)
un roman fantastique (sorcière, magie, autre créature dans un monde réaliste)
les deux à la fois
   



résultats »

Merci à vous ^^

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30 juillet 2008

Critiques - Film (2)

Donc comme prédit, après Batman, voici le deuxième film que j'ai eu la chance de voir avant la sortie officielle :

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Walllll-eeee !

Dernier né de Pixar (et de Disney, les enfl***), vous en avez sans doute déjà entendu parler, de part son succès aux USA et surtout si vous aimez les films d'animation, vous savez que Pixar est passé maître dans cet univers.
L'histoire du dernier robot sur une Terre abandonnée par les humains, dont l'unique occupation est de nettoyer cette dernière littéralement étouffée par des tonnes et des tonnes de détritus. Wall-e est seul, terriblement seul, et cherche des objets insolites pour rendre son quotidien moins difficile. Cela va du briquet, au soutien gorge en passant par le rubicube ^^

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Accompagné d'une blatte pour animal de compagnie, il travaille chaque jour ainsi, jusqu'à ce qu'un vaisseau vienne bouleverser son quotidien. Vaisseau dont descend une étrange robote : EVE. Magnifiquement carrossée à côté de lui le pauvre, il en tombe irrémédiablement amoureux.
Après une rencontre plutôt rocambolesque, la demoiselle se laisse amadouer et suit notre héros jusqu'à chez lui pour en apprendre un peu plus sur son monde. Mais bientôt, elle doit retourner d'où elle vient et là, Wall-e décide de la suivre contre vent et marée...ou contre les galaxies au choix.

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Leur rencontre est mouvementée, dans un monde que Wall-e ne connait pas, mais qui avec sa maladresse toute naïve, va totalement bouleversé sans le savoir. (Ni même s'en rendre compte)

Je ne peux en parler davantage car l'histoire mérite d'être vue sans en savoir plus ^^ sachez seulement que cela ne s'arrête pas à l'histoire d'amour entre Wall-e et Eve : il y a une deuxième couche plus profonde et plus moralisatrice que les enfants ne pourront peut-être pas comprendre, contrairement à leurs parents.

Comme d'habitude, Pixar a fait fort et a été capable de donner vie à deux machines qui ne parlent quasiment pas en dehors des cliquetis d'électronique. Wall-e et Eve sont terriblement explicites et émouvants. Enfin un peu de sentiment dans ce monde de brute ! Même les autres robots que vous ne manquerez pas de rencontrer ont une âme et un caractère prédestiné.

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Je mettrais donc :

En + : - L'animation impeccable.
      - L'histoire entre Wall-e et Eve qui évite la mièvrerie et montre de vrais sentiments.
          - L'humour omniprésent malgré un sujet plus grave qu'à première vue.

En - :  - La trame un brin moralisatrice.
          - Une certaine rapidité dans l'exécution de l'aventure qui ne laisse pas le temps d'en profiter.
          - Des facilités scénaristiques.

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Sachez que j'ai beaucoup aimé ce film, j'ai passé un très bon moment. Je le conseille donc à ceux qui aiment l'animation, les histoires romantiques (pour une fois) et les robots tiens. A voir aussi le petit film fait par Pixar juste avant le lancement. Le lapin d'un magicien qui veut à tout prix manger une carotte avant de monter en scène...je vous laisse découvrir. Hilarant ^^

Posté par miyaki2384 à 13:52 - Blabla - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 juillet 2008

Critiques - Film

Une fois n'est pas coutume, je vais parler de film. Malheureusement, je ne mets plus les pieds au cinéma depuis des lustres. Déjà le prix faramineux des places...8€, soit quasiment 50fr. (Je me souviens qu'à l'époque, 50fr la place, cela aurait été de la folie. Et bien n'empêche qu'on y est ! Ça coute une fortune alors que certains jours à certaines heures, on peut avoir les mêmes places à 5€. C''est le même film, la même salle et pourtant, on peut y aller moins cher ) ensuite, le choix moindre des films. Attention, je ne dis pas que le ciné est en déclin, loin de là. Seulement, je suis assez difficile, comme pour les livres, les mangas et les séries par exemple. Avec le temps, il est plus ch** de me faire plaisir ^^
Et malheureusement, je n'aime pas du tout les films à la française, sauf exception. Je trouve qu'on a un retard monstre niveau scénar et surtout réalisation. Quand on voit les réalisateurs et producteurs français se casser aux USA, on a vite compris pourquoi. Bon y a des histoires de fric etc, mais force est de constater que bien souvent, même les cinémas ne gardent pas longtemps les bonnes vieilles franchises, sauf peut-être celles du Splendid...et encore.

Bref ! passé ce coup de gueule (vous avez pas de pot, je suis de mauvaise humeur ^^') je vais parler de deux films que j'ai vu très récemment et en avant première. Oui madame.

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D'abord Batman, the dark knight
The film du moment !
J'ai eu beaucoup de chance, grâce à un ami, j'ai pu aller le voir plus de trois semaines avant tous les français ^^ Voyage jusqu'à Bruxelles, une heure et demi de route à deux voitures, arrivée à Kinépolis, un complexe de fou qui contient 27 salles ! Ecran de 25 mètres sur 12, vostfr, son DH, fauteuil hyper confortable. Le rêve de tout cinéphile !
Hop petit résumé facile piqué à Allo-ciné :

Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...

Ce film est la suite un an après la trame de Batman Begins

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(vous avez de la chance, il repasse sur la 2 ce soir) histoire qui raconte comment le fameux Bruce Wayne est devenu Batman et comment a-t-il pensé ses fameux gadgets (tel la fameuse Batmobile) tout en combattant un ennemi peu connu en général : l'Epouvantail. C'était déjà une bonne surprise il y a trois ans, un film de super héros bien tourné, pris au sérieux, et surtout fait par des gens qui connaissent la légende de Bruce Wayne. Christian Bale donnait le ton déjà par son physique de jeune premier tout en gardant le côté sombre typique du héros.

Une fois les bases posées, ils ont du pu écrire la suite avec sérieux : Le chevalier noir. Et à moins que vous vous soyez enfermés au trou du cul du monde (c'est possible, ce sont les vacances) vous n'êtes pas sans savoir que The dark knight bat tous les recors aux USA, quitte presque à rattraper la folie de Star Wars. Et il y a de quoi. Car sincèrement, qu'on aime ou pas les comic, ce film est une tuerie ! (oui ce n'est pas très objectif :p)

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On retrouve Bruce Wayne (Christian Bale) combattant le crime comme il peut, toujours dénigré par la police, mais soutenu par la population, ainsi que par le fameux commissaire Gordon (Gary Oldman) et le procureur, Harvey Dent (Aaron Ecklart)...et Rachel Dawes (Maggie Gyllenhaal) son amie d'enfance dont il est amoureux. (Bah pour une fois que Bruce est attaché à quelqu'un...)
Et soudain apparait LE grand ennemi de Batman, le Joker (Heath Ledger). Il n'y a pas de Batman sans le Joker et ce film parvient très bien à expliquer cette relation qui va désormais s'instaurer entre les deux personnages, éternels ennemis, mais indispensable pour la survie de l'un  et de l'autre.
D'un côté on a un Bruce Wayne qui essaye de se défaire de sa charge en passant le flambeau à Harvey Dent pour nettoyer Gotham et essayer de récupérer Rachel (car cette dernière forcément s'est trouvé un Jules en la personne du même Harvey) et de l'autre, le Joker qui se débarrasse de ses ennemis pour finir par Batman et mettre main basse sur la ville.

Vu comme ça, le scénar a l'air d'une banalité affligeante. Bah non c'est pas aussi simple désolée. Car le scénar est la première force de ce film. Tout est pensé au millimètre. Bien sûr, je ne peux vous en parler au risque de spoiler et vous bousiller la séance, mais croyez-moi, c'est une véritable guerre psychologique qui trame ce film. Tous les personnages ont été pensé dans la plus pure tradition, même le simple flic à son histoire. Et même Rachel qui reste pourtant la fille du film pour qui se disputent les deux mâles dominants. Fini la cruche de service, merci monsieur ! Enfin une fille intelligente qui essaye de s'en sortir et qui tient compte du contexte. Et qui ne crie pas pour rien, ouf...

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Ensuite la deuxième force de ce film, c'est la prestation des acteurs. Là, je suis restée scotchée à mon fauteuil. Car même si on n'aime pas les comic et les histoires de super héros, on peut tout de même remarquer le jeu des persos.
Et là, il y a de quoi. D'abord Christian Bale. Fidèle à lui-même, beau gosse (tant qu'à faire), jouant un Bruce Wayne encore jeune et qui croit à ses idées. Toujours aidé de son fidèle Alfred.

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Alfred joué de main de maitre par un Michael Caine tout en finesse et en doigté. Touche d'humour à la british, mais humilité et sincérité, le garde-fou sans qui Bruce ne serait rien et ne serait jamais devenu un tel personnage. Ils forment un couple détonant, c'est le cas de le dire.

Ensuite Gary Oldman pour le commissaire Gordon.

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Simple, parfois un peu brut de coffre, cet acteur n'a plus rien à prouver par delà ses nombreuses apparitions. Gordon est un personnage souvent oublié ou laissé de côté. Pourtant ici, il a un vrai rôle à jouer et on se rend compte de quelle importance il a pour Gotham et Batman. C'est son premier allié. C'est un flic intègre qui croit en l'humain, Gary Oldman apportant cette touche d'humanité et de charisme qui peut manquer au perso selon les interprétations que l'on en fait.

Puis Aaron Ecklart pour Harvey Dent.

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Grosse surprise pour ma part, car je ne connaissais pas du tout cet acteur. Beau gosse également, d'une psychologie profonde et très bien rendu, il y aurait tout un paragraphe à faire sur lui, mais cela risquerait de vous spoiler méchamment. Enfin si vous connaissez l'univers de Batman, son nom doit déjà vous dire quelque chose ;)

Et enfin Heath Ledger.

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Acteur malheureusement décédé juste après avoir tourné le film (vous le connaissez sans doute pour son rôle dans Chevalier ou Brokeback Moutain...) il joue là son meilleur rôle. Sans rire. Le Joker est totalement transformé. Fini la version cartoon. Voilà un vrai méchant comme on les aime, intelligent, fin, cynique, totalement dénoué de moral mais pas d'humour (on a éclaté plusieurs fois de rire alors que croyez-moi, le film ne prête pas vraiment à ça) c'est LA prestation du film. Quitte à aller le voir, aller le voir rien que pour lui, car il tue tout sur son passage (au sens propre et figuré d'ailleurs) c'est la grosse groooosse surprise ! ce que l'on voit dans les bandes annonces n'est rien par rapport à ce qu'il fait dans cette histoire. Seule déception, de part son décès, on se demande bien qui sera capable de le remplacer pour le 3.

Bref ! (si vous êtes arrivés jusqu'ici, je vous félicite :D) c'est the film que je vous conseille. Vous pouvez y aller même si vous ne connaissez rien à Batman, le plaisir ne sera pas fané pour autant. Vous en prendrez quand même plein les yeux :)

Au final je mettrai :

En + : le scénario
          le jeu des acteurs et la synergie entre les persos
          l'ambiance plus noire mais tout aussi travaillée de Gotham

En - :  euuuh...
          la mort d'Heath (quiiii va jouer le Joker pour le 3 du coup ?)
         une petite ellipse étrange de perso à la fin...je n'ai pas été la seule à le voir, mais ça, je pense  que seuls les fans le remarqueront ^^

Je précise au passage que toutes ces photos sont des photos officielles hein. Non je n'ai pas pris mon petit appareil pour vous faire plaisir, je suis maso mais pas à ce point :)

(Bon vu la longueur de la critique....ouiiii je ne sais pas faire court quand j'aime, je vous fais la deuxième critique pour demain hein, le temps que vous récupériez vos yeux)

PS : soyez gentils les gens, allez-vois là-bas si j'y suis : http://www.giantitp.com/forums/showthread.php?t=85968
ma meilleure amie fait la traduction française de ce webcomic et elle aurait bien besoin de soutien de petits français courageux. Faut cliquer sur l'enseigne pour voir les dessins. Ça facilite la compréhension ^^

Posté par miyaki2384 à 18:17 - Blabla - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juillet 2008

Lune Bleue - 11 -

La suite ^^ (Le temps que je trouve autre chose à vous montrer tout de même)
Ici petite maladresse de coupure. Oui je n'ai pas réfléchi...(qui a dit comme d'habitude ?!) vous vous retrouvez donc avec à la fois, la fin du chapitre III et le début du chapitre IV.
Je ne pense pas que cela nuera gravement à votre lecture mais je vais éviter de refaire la même bêtise. Une fin et début de chapitre ne produisent pas le même effet dans ce cas là.

Enfin, malgré ça,je vous souhaite bonne lecture ;)

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J’ai acquiescé sans répondre, manquant furieusement d’air. Il m’a rendu ma liberté et je me suis dépêchée de rejoindre la surface d’un pas tremblant. J’ai pris une longue bouffée d’oxygène, le cœur battant à toute allure. La raison devait reprendre le dessus sur cette peur incontrôlable…je devais reprendre mes esprits et me conduire en adulte responsable.
 _Le père Michel a du descendre à un moment ou à un autre, ais-je déclaré quand j’ai entendu Alain remonter les escaliers de pierre, il a découvert la supercherie…
 _…et on lui a arraché les yeux pour faire passer le message.
Il a posé une main sur mon épaule pour me rassurer de sa présence.
 _Ce n’était pas l’un des nôtres : il a sans doute pu voir ce qu’il y avait à l’intérieur sans risquer de mourir brûlé.
 _…il faut que tu m’obtiennes une identité. Je dois savoir qui c’est.
 _Pour être protégé de cette manière des sorcières, cela ne peut être qu’une seule personne…
 _Oui je sais…un Inquisiteur.

Chapitre IV

 _Je peux savoir ce qui vous a pris, de braquer cette église en plein milieu de la nuit ?! vous teniez à ce point à foutre le travail de la scientifique en l’air ?!
 _Je n’ai touché à rien, je ne suis pas une bleue ! Et s’ils avaient fait correctement leur boulot, je n’aurai pas été obligé d’y retourner !
 _Ils étaient en train de le faire quand vous êtes venues pour tout saccager !…violer une crypte on n’a pas idée !
J’ai fait une grimace explicite, assise dans le bureau du capitaine tandis que celui-ci tournait en rond tel un lion en cage, les oreilles rouges.
 _Il n’empêche que mon « intuition » était la bonne, ais-je fait remarquer avec une langue de serpent, et je leur ai mâché le travail ! ils devraient me remercier au lieu de me cracher dessus ! et le doc était avec moi de toute façon…
 _Oui et bien reparlons-en, de la présence du légiste ! Ça vous amuse souvent d’embarquer des civils avec vous sur des scènes de crime ? Vous voulez perdre votre carte, c’est ça ?!
Je n’ai pas répondu, la mâchoire serrée.

Il m’a longuement dévisagé, puis a cédé en soupirant violemment, l’air désabusé.
 _Vous devriez rentrer chez vous pour vous reposer. Cela fait trois nuits que vous ne cessez de courir, il est temps de souffler un peu.
 _Je soufflerai quand j’aurai chopé ce salaud, ais-je déclaré en me levant de ma chaise, d’ici là, soit vous me retirez l’enquête, soit vous me laissez faire mon boulot. Point barre.
Il m’a regardé avec un air réprobateur, agacé que je lui parle comme à un simple collègue.
 _…ne me tentez pas lieutenant…dépassez encore une fois les limites et je me ferai un plaisir de confier l’enquête à quelqu’un d’autre. 
J’ai eu un sourire cynique qui a semblé le désarçonner.
 _Alors je n’aurai plus qu’à compter les jours jusqu’à ce que vous veniez me rechercher. Car vous ne la résoudrez jamais sans moi.

J’ai quitté son bureau sans dire un mot de plus et j’ai claqué la porte derrière moi. Flack était arrivé entre temps et me regardait, debout avec sa veste sous le bras, comme s’il attendait des explications.
 _On n’avait pas dit que tu devais m’appeler si tu découvrais quelque chose ?
 _Désolée papa, le chien a mangé mes devoirs.
 _Ne te fiche pas de moi ! on est une équipe oui ou non ?!
J’ai fermé les yeux une seconde pour éviter d’exploser.
 _Tu as une famille, moi non. L’équation a été rapide. Et puis tu aurais fait quoi ? admirer les dégâts avant de rentrer chez toi ? Viviane aurait encore passé la soirée toute seule et tu te serais fait engueuler le lendemain. Je ne vois pas pourquoi tu râles.
Il m’a regardé comme si j’avais dit une énormité et je me suis laissée tomber sur ma chaise, la tête lourde. Un mal de crâne m’empêchait de réfléchir et le manque de sommeil me frappait les tempes. Cela me rendait plus irritable qu’à l’accoutumée.
 _C’est toi qui a écrit tout ça ?
 _Hum ?
J’ai ouvert un œil. Flack était debout devant le tableau blanc que j’avais couvert de marqueur pendant le reste de la nuit. J’avais soudain eu besoin de rassembler mes idées après le désastre de la crypte.
 _Oui…un point m’a semblé nécessaire.
 _Tu n’as pas eu tord…murmura-t-il en déchiffrant petit à petit, tu crois vraiment que les deux victimes sont liées ?
Je me suis longuement étirée, la bouche pâteuse et je me suis levée pour me dégourdir un peu les jambes.
 _Elles se sont croisées au moins une fois…et Mulosky a pris contact avec moi après avoir réalisé que sa croix avait belle et bien disparu.
 _Alors quoi ? l’assassin lui aurait volé sans qu’il s’en aperçoive et le tue après pour…?
 _…je ne sais pas, ais-je soupiré en lui désignant les deux flèches que j’avais dessiné, soit pour éviter qu’il me parle, soit à cause de ce caveau.
 _Ce caveau ?
Il m’a interrogé d’un sourcil redressé, perplexe.
 _C’est vrai, tu ne sais pas encore.
J’ai attrapé les photos prises par les blouses blanches et je lui ai tendu en me posant sur le coin de son bureau.

 _Des petits malins ont enterré quelqu’un dans la crypte de l’église. J’ai vérifié auprès du diocèse, aucun travaux n’a été commandé depuis des années. Encore moins un enterrement et un enfouissement de ce genre. Tout a été fait dans le plus grand secret.
 _Merde alors…murmura-t-il en détaillant les polaroids, et on sait qui c’est ?
 _Pas encore. Alain est dessus avec une collègue anthropologue…mais cela risque de prendre du temps pour obtenir son identité.
 _Quel rapport cela aurait-il avec Anna aussi ? elle est entrée dans cette église ?
 _Pas que je sache non…le seul qui pouvait nous renseigner à ce sujet est tout aussi mort…je vais me prendre un café, tu en veux un ?
 _Hum non merci j’ai encore mon petit déjeuner sur l’estomac…
Il est resté debout, les yeux rivés sur les photos, puis a essayé de faire le lien avec ce que j’avais écris sur le tableau. Pour ma part, j’ai traversé le hall pour rejoindre le distributeur, les neurones en fusion.


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24 juillet 2008

Lune Bleue - 10 -

La suite ^^ et un passage croustillant s'il en est. J'espère que cela vous plaira, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire de mon côté. Un peu d'action ;)

Bonne lecture.

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J’ai été prendre mon arme pendant qu’il prévenait la morgue de son absence et j’ai remarqué que le capitaine était toujours enfermé dans son bureau, le seul possédant mur et fenêtre.
 _Maman doit faire son bridge, me suis-je moquée en gagnant l’ascenseur.
 _Mauvaise langue. Tu sais qu’il te dévore du regard dès que tu as le dos tourné ?
J’ai eu un grand rire en entrant dans la cabine.
 _Rappelle-moi de ne jamais me retourner alors.
Alain a levé les yeux au ciel en enfilant sa fameuse écharpe violette autour de son cou. Ce genre d’accoutrement le vieillissait outrageusement, mais il aimait avoir chaud. Il me faisait penser à un lutin de noël. Un peu grand certes, mais lutin quand même.

 _Je comprends pourquoi Flack court toujours après toi, tu es pire qu’une pile électrique !
 _Comme si tu n’étais pas au courant. Je n’ai pas changé en 10 ans.
Je me suis garée pour une troisième fois devant cette fichue église et j’ai fermé hermétiquement mon véhicule pour éviter les vols. Alain a levé le nez et m’a suivi en direction des marches avec inquiétude.
 _Où était le pentagramme ?
 _Juste à tes pieds, à quelques centimètres près.
 _Hum…éloigne-toi s’il te plait.
Je me suis exécutée en reculant de deux marches et il a ouvert une main au-dessus de la pierre. Les traits à la craie sont peu à peu réapparus mais le dessin n’a pas été restitué en entier.
  _J’aimerai bien savoir faire ça…c’est très pratique.
Il a eu une mine explicite en refermant sa main.
 _Nous ne sommes pas de la même branche, tu le sais. Et personnellement, je suis mieux à ma place qu’à la tienne. J’aime être un homme, si je peux me permettre cette remarque.
J’ai eu un large sourire moqueur puis je suis revenue à sa hauteur pour mieux inspecter ce dessin à moitié effacé.
 _Il a été fait de la main droite…grossière erreur…
 _C’est sans doute ce qui a sauvé ta nuque.
J’ai levé un œil vers lui avant de revenir sur les traces de craie. Elles ont peu à peu commencé à disparaître mais j’ai eu le temps de remarquer que celui qui l’avait dessiné n’avait pas l’habitude de le faire.

 _C’est peut-être une sorcière non initiée qui a fait ça, me déclara Alain alors que je me redressais.
 _D’accord mais pourquoi justement devant cette église ?
 _…hum…je l’ignore.
J’ai coupé les scellés et je suis entrée en allumant ma lampe torche. Il m’a suivi de quelques pas jusqu’à ce que je vérifie chaque recoin pour nous assurer que nous étions seuls. Puis il a allumé un spot laissé par la scientifique. Tout s’est vivement éclairé, ce qui a déjà soulagé mes yeux. J’ai rangé ma lampe mais j’ai gardé mon arme à portée de main, juste au cas où.
 _Bon…si tu veux cacher quelque chose dans une église, tu irais où ?
Alain a eu un sourire du style « tu plaisantes j’espère » puis a commencé à déambuler ici ou là, vigilant. Je suis allée voir du côté de la sacristie mais les blouses banches avaient scellés la pièce. Ils n’avaient sans doute pas fini de la passer au peigne fin, alors j’ai fait demi-tour et j’ai regardé autour de moi.

Cette église n’était pas différente des autres. Des vitraux protégés par des barreaux, une longue nef soutenue par de lourde colonnes, des chaises de pénitent en deux longues rangées, un autel de marbre surplombé par une mosaïque dont on avait du mal à dessiner le sujet tant la lumière refusait de monter jusqu’en haut.
 « Sans doute le Christ en majesté » ais-je pensé en montant les deux marches qui menaient au chœur, Alain, tu trouves quelque chose ?
 _Non rien.
J’ai eu un soupir en m’appuyant sous l’autel et j’ai remarqué que je marchais sur une plaque commémorative.
 « Ci-git monseig…ur E. de la Butte, éveq…38 à 16… »
J’ai froncé du nez, curieuse.
 _Tu crois qu’il y a une crypte au sous-sol ?
Alain est réapparu après être entré dans une chapelle, les sourcils froncés.
 _Il y a une tombe là.
 _Alors il y a forcément une quelque part. Le tout va être de trouver l’entrée.
 _Ça ne devrait pas être long…
J’ai repris ma lampe torche pour fouiller cet endroit plongé dans la pénombre, le spot étant de l’autre côté, et nous avons fouillé les recoins jusqu’à trouver une grille fermement serrée contre un mur.

 _Humf ! Solide !
Alain a secoué une main douloureuse après avoir essayé de tirer sur la chaîne et j’ai jeté un coup d’œil de l’autre côté. Il y avait bien un courant d’air qui remontait de là-dessous.
 _Je crois que ça va être à ton tour de reculer.
 _Ah ! Attends.
Il s’est dépêché de remonter les trois marches et j’ai balayé l’air d’une main agile. La grille s’est fracassée contre le mur dans un bruit assourdissant.
 _Très discret, bravo.
 _La chaîne était plus résistante que prévu.
 _Tu as encore du mal avec ta force oui.
 _Je n’ai plus 17 ans Alain, ais-je bougonné alors qu’il allumait une autre torche, je sais me contrôler.
Il a eu un rire moqueur en se baissant pour éviter de se fracasser le crâne contre la voûte de pierre et je l’ai suivi en gardant une main sur mon arme. Le cadenas qui bloquait la chaîne était très récent.
 _Quelqu’un est venu ici il y a peu, souffla mon ami d’une voix basse pour éviter que tout ne résonne.
Pour preuve, il me désigna la poussière qui manquait à certains endroits de la pierre. Puis nous sommes arrivés dans la cave à proprement parlée.

 _Sshhh…
 _Diane ?
J’ai serré les dents, la nuque soudain traversée par des centaines de pic.
 _Ne bouge plus. Cet endroit est protégé.
Il a froncé les sourcils et a fait volte-face avec sa lampe torche. Il existait deux caveaux, un dans la pierre, visiblement assez ancien pour être celui de l’évêque, et un autre, dans le marbre, beaucoup plus récent.
 _Quelqu’un a utilisé cette crypte pour y enterrer un corps en secret…
 _N’avance pas !
Je l’ai violemment attrapé par la veste et je l’ai tiré vers moi quand un mur de flamme a violemment jailli du sol pour protéger le caveau.
 _Merde !
Nous sommes tombés en arrière, surpris par la brutalité du feu. La peur m’a aussitôt envahi et je suis restée à moitié affalée sur le sol poussiéreux, à fixer ce mur avec effroi. C’était comme ce jour…la voiture…maman…
 _Diane ! Relève-toi !
Alain m’a brutalement secoué et m’a tiré par le bras pour me forcer à me redresser.
 _Il y a deux symboles du feu sur les murs ! Efface-les !
 _Tu ne peux pas le faire ?!
 _Je suis un homme tu te rappelles ? je ne peux pas les atteindre d’aussi loin !
Il m’a serré le bras alors que je tremblais comme une feuille. Cette barrière de feu rendait l’air étouffant, et les deux soleil inscrits sur chaque mur disparaissaient presque sous sa violence.
J’ai dégluti, la gorge sèche. J’ai lancé ma main en direction du premier symbole à gauche. Je l’ai barré d’une griffe dans la pierre et les flammes ont perdu en intensité.
 _C’est bien ! L’autre maintenant !
J’ai refais le même geste pour le côté droit et le feu s’est immédiatement éteint, comme si j’avais tourné le bouton de la gazinière. Les deux soleils avaient perdu leur sens magique au moment même que j’avais interrompu les traits qui les constituaient.
 _Ça va…ça va…tu t’en es bien sortie…
Alain m’a serré contre lui en sentant la panique qui m’envahissait. Il m’a même bercé un long moment en me caressant les cheveux.

Décidément, c’était plus fort que moi. Le feu me terrorisait même si je me concentrais de toute mes forces pour passer au-dessus de lui.
 _Quelque que soit la personne qui a dessiné ces symboles, elle voulait à tout prix éviter que l’on découvre ce caveau.
Je me suis lentement éloignée de lui, encore pétrifiée.
 _Il faut appeler la cavalerie. Je vais avoir besoin de quelques collègues pour avoir le droit de jeter un coup d’œil au cadavre.
 _Et comment on va leur expliquer pour le feu et les soleils ?
 _Diane…
Il m’a doucement pris le visage entre les mains avec ce regard attendri que seul un père pouvait avoir et m’a forcé à le regarder.
 _On ne va rien leur dire. Tu es venue ici parce que tu as suivi ton instinct et tu as découvert quelque chose. Laissons les scientifiques tirer leur conclusion ; ils prendront tout ça pour une sorte de rituel effectué par un fanatique, ou quelqu’un qui voulait protéger le corps…ce qui est la vérité après tout. Tu n’as rien à craindre, d’accord ?

Voilà voilà

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22 juillet 2008

Lune Bleue - 9 -

Bon bah...toute gênée que je suis maintenant....(ça m'apprendra à gueuler tiens...ahum) je vous propose la suite, un morceau que j'apprécie particulièrement. Sachez par ailleurs que j'ai écrit la 200e page hier...donc en gros, vous n'êtes pas couchés :p (si tenté que je poste les 200 pages aussi, on peut toujours rêver : un éditeur qui passe par là par exemple *sifflote)

Allez, bonne lecture à vous, en espérant que cela vous plaise ^^ (un morceau un peu long, désolée, car je ne me voyais pas couper avant. Rassurez-vous, c'est surtout du dialogue)

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Il a pris place face à l’écran et s’est enfoncé dans le fauteuil, soudain assommé par le manque de sommeil. J’ai attrapé la télécommande, nerveuse, et j’ai mis le film en route.
 _Tu as l’heure ?
 _Euh…18h47.
 _Non idiot, me suis-je moquée en actionnant l’avance rapide, l’heure à laquelle je t’ai réveillé la nuit dernière ?
 _Ah une heure du matin et des poussières.
 _Ok.
Je suis resté appuyée sur un genou, concentrée. Flack a caché un bâillement tandis que je suivais l’entrée et sortie des quelques habitués venus prier en secret.
 _Tu devrais rentrer chez toi.
 _Non c’est bon.
Il a combattu la fermeture de ses paupières en croisant les bras pour se tonifier un peu.
 _Flack, va retrouver Viviane, tu ne tiendras pas. Et puis si j’étais toi, je ne passerai pas une nuit de plus en dehors du domicile conjugal.
 _Tu t’inquiètes pour mon mariage toi maintenant ?
Je l’ai regardé de biais et il a souri en se massant une épaule.

 _T’as peut-être raison… mais ça ne me dit rien de te laisser seule avec cet enregistrement.
 _Pourquoi, tu crois qu’on va faire des choses immorales ? je ne suis pas une fille facile tu sais, même avec un premier cd.
Il a secoué la tête en levant les yeux au ciel.
 _Grosse maligne
_Je sais, je m’entraîne tous les jours.
Il s’est remis debout et a vérifié sa montre avant de me regarder penchée ainsi devant l’écran.
 _C’est bon papa, je te promets de faire attention, ais-je plaisanté en modifiant ma voix, rentre chez toi et embrasse Lucas. Il a bien le droit de voir son père avant d’aller dormir.
 _….d’accord…mais tu m’appelles si tu as du neuf, compris ?
 _Oui oui compris. Allez, dégage.
Je lui ai jeté sa veste et il a lourdement soupiré en quittant la pièce. Il m’a regardé une dernière fois à travers la vitre et a disparu sans plus de cérémonie, visiblement préoccupé.

Je suis restée seule dans la pièce et j’ai pris mes aises pour être tranquille.
 « Je te tiens mon salaud…allez montre-toi… »
Je suis arrivée à peu près à l’heure donnée par Flack et je suis passée à allure normale, les yeux balayant l’écran au moindre pixel.
 _Ah !
Minuit quarante et une. La moto que j’avais remarqué sur place est arrivée et un homme en capuche en est descendu.
 « Bordel si j’avais su…je lui aurai crevé les pneus à ce connard »
Il est entré dans l’église aussitôt après et plus rien n’a bougé pendant les trois quart d’heure suivant.
 « D’après Flack je l’ai réveillé à une heure du matin…ça veut dire que le père m’a appelé quoi…cinq minutes avant ça ? donc le gars à la capuche était là quand Mulosky a composé mon numéro…peut-être que c’est ce qui l’a effrayé et l’a poussé à l’étrangler »
Je suis restée peu convaincue par mes propres réflexions. Ma voiture s’est dessinée sur l’écran et a tout de suite attiré mon attention. Je conduisais un peu vite car mes pneus étaient presque montés sur le trottoir sans même que je m’en rende compte.
 « Il est resté plus d’une demi-heure seul dans ce bâtiment après avoir énuclée Pierre Mulosky. Pourquoi ? »
Flack est arrivé sept minutes après moi et douze minutes plus tard, l’homme à la capuche est ressorti pour démarrer en trombe avec sa moto et disparaître au coin de la rue. Deux minutes encore après, Flack apparaissait. Il s’est élancé en direction du coffre de sa voiture puis a fait demi-tour, ainsi armé de son extincteur. Pendant ce temps, je priais pour ne pas mourir brûlée vive.

J’ai figé l’image, à la fois pensive et perplexe. Soit ce gaillard m’attendait, soit il cherchait quelque chose de précis.
 Toc toc
 « Diane ? je peux entrer ? »
 _Bien sûr.
Alain a passé une tête puis a souri en présentant deux plateaux japonais emplis de sushi jusqu’à ras-bord.
 _Je me suis dis que tu avais peut-être faim.
 _Oh oh quelle bonne idée ! Tu sais me prendre par les sentiments toi !
 _Des années d’expérience, se moqua-t-il en tirant une chaise pour prendre place, c’est quoi le film ?
 _Vidéo surveillance de l’église. Mais je n’ai rien appris de plus de ce que je savais déjà. Et toi le boulot à la morgue ?
Il a ouvert son plateau tandis que je séparais mes baguettes, affamée.
 _Comme d’habitude. Mes patients sont du genre silencieux, alors je passe le temps comme je peux. Jazz, rock, blues…musique orientale.
J’ai eu un sourire en avalant mon premier sushi. Alain m’a observé un petit moment puis a commencé son dîner en hésitant sur sa première bouchée.
 _Sinon, ton affaire, ça avance ?
J’ai bu une gorgée avant de soupirer.
 _Oui et non…j’avance d’un pas pour en reculer de deux. A chaque fois que j’ai une piste, elle finit en coup de vent. Et je n’arrive pas à comprendre ce que cherchait ce type.
J’ai repris la télécommande pour engager une marche arrière et m’arrêter pile sur cette silhouette qui sortait de l’église en sautant par-dessus les marches. Alain a avalé une crevette et s’est approché de l’écran en plissant des paupières.
 _A voir le saut, je dirai que ce gars est un sportif…entre 20 ou 30 ans…et il a du souffrir d’une blessure à l’épaule gauche.
 _Tu vois tout ça à travers la vidéo ?
Il s’est redressé et m’a fait une démonstration en levant un bras.
 _Quand il l’écarte pour stabiliser son équilibre, le gauche n’est pas en équation avec le droit. Comme s’il ne pouvait pas le lever plus, sans doute bloqué par son articulation. Soit on lui a déboîté l’épaule, soit elle a été écrasé à un moment ou à un autre de son existence.
 _D’accord, mais il existe des centaines d’hommes comme lui.
 _Je te dis juste ce que je peux voir, c’est tout.
J’ai eu un sourire désolé et il est revenu s’asseoir en face de moi. Il a ouvert un petit pot de sauce et a plongé une crevette dedans avec des yeux pétillants d’appétit.

 _Alain dis-moi…je peux te poser une question ?
 _Bien sûr.
J’ai un peu hésité en triturant un beignet de poisson avec le bout de mes baguettes.
 _Comment tu as réagi quand tu as découvert…que tu étais différent ?
 _Hum ? pourquoi tu me demandes ça maintenant ?
 _Je ne sais pas je…j’essaye de comprendre ce qu’un jeune sorcier peut ressentir à 20 ans.
Il a levé les yeux, la bouche pleine.
 _Wes 20 wans datent de vingt ans justement, dit-il en déglutissant au fur et à mesure, ça remonte loin. Tu penses que ce type en est un ?
 _Je me le demande…si le père Michel n’était pas l’Inquisiteur, alors qui a dessiné ce pentagramme inversé sur le perron de l’église ?
Il s’est figé, les sourcils froncés.
 _Un pentagramme inversé ? tu ne m’en as pas parlé !
 _Je le fais là.
Il a baissé ses baguettes, maintenant agacé.
 _Tu n’es pas entrée dans l’église en sachant ça j’espère ?
 _Bien sûr que si. Je n’avais pas le choix, je le soupçonnais d’être l’assassin.
 _Diane ! Cela aurait pu te tuer !
 _Mais non, ce n’était pas assez puissant ! Ça m’a juste…paralysé la nuque.
 _Oh c’est pas vrai…
Il s’est brutalement levé en se passant une main sur la bouche. J’ai eu un soupir en sentant le savon arrivé.

 _Si j’ai promis à Baba de garder un œil sur toi, ce n’est pas pour rien ! Tu as des responsabilités !
 _Des responsabilités ? lesquelles ?
 _Celle de rester en vie déjà ! Tu es la dernière des Mac Pherson ! Tu tiens vraiment que le savoir de toute ta famille disparaisse avec toi ?!
J’ai haussé les sourcils, choquée.
 _Parce que c’est la seule chose à laquelle tu penses en me voyant ?!
 _Bien sûr que non ! je…je veux juste te faire comprendre que de rouler des mécaniques ne te protégera pas de ce genre de malade ! il contrôle le feu je te signale !
 _Non, il utilise du sel amplifié. J’ai glissé dessus et c’est ça qui m’a brûlé la main.
Il a froncé les sourcils, les poings sur les hanches.
 _Du sel amplifié ? peu de gens savent s’en servir…
 _Sans être initié oui. Mais toi et moi, nous connaissons le stratagème et ce type aussi. Il a soufflé une incantation pour l’embraser, c’est grâce à ça que j’ai pu me protéger à temps.
 _Une incantation…de quelle genre ?
 _Silencieuse.
Il s’est redressé, maintenant perplexe.

 _Tu n’as pas utilisé tes facultés devant lui j’espère ?
 _Non tu penses. Flack était juste derrière. Pourquoi, tu penses à quelque chose de précis ?
 _…cela pourrait être un adepte. Un adepte doué qui n’a sans doute jamais rencontré une vraie sorcière pour agir aussi sottement.
 _J’y ai déjà pensé. Mais ça n’a pas de sens par rapport à Anna. C’était l’une des nôtres, même si elle n’était pas encore au courant…et tu vois l’Inquisition tuer un prêtre ?
Il s’est rassis en fixant l’écran par dessus mon épaule.
 _Tu n’as pas tord…il y a quelque chose de pas logique entre ces deux meurtres.
 _Mulosky a du voir quelque chose qu’il ne fallait pas pour qu’on lui arrache les yeux. Tu l’as dit toi-même, ce type est un adepte de la mise en scène. Ce que j’ai du mal à comprendre, c’est pourquoi il est resté plus d’une demi-heure après avoir commis son acte.
 _Il t’attendait peut-être.
 _Dans ce cas, il a été très maladroit car je suis restée sept minutes seule avec lui, à en croire le timing de la vidéo. Il aurait eu tout le temps de m’attaquer, surtout dans cette église plongée dans le noir.
 _Hum…ça n’a aucun sens.

J’ai fini mon plateau de sushi puis j’ai laissé mes baguettes dessus, décidée. Il m’a regardé attraper mon blouson avec scepticisme.
 _Qu’est-ce que tu fais ?
 _Je vais aller faire un tour, ce laps de temps m’intrigue trop ! Merci pour le dîner, c’était délicieux.
 _Eh…eh non pas question ! je viens avec toi !
J’ai éteint l’écran en récupérant le disque de l’enregistrement.
 _Tu es médecin légiste Alain, pas flic assermenté. Tu n’es pas affilié au travail sur le terrain.
 _J’ose espérer que tu plaisantes ? J’ai 15 ans de métier, tu ne m’empêcheras pas de t’accompagner. Et puis j’imagine que tu y vas officieusement. Comme d’habitude.
J’ai eu un sourire amusé en le dépassant pour quitter la salle, une fois le plateau jeté à la poubelle.
 _Tu me connais trop.
 _Certains jours, j’ai des doutes.

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18 juillet 2008

Lune Bleue - 8 -

Encore un morceau de mon roman :) Etant donné que je n'ai aucun commentaire, j'ignore si je vais continuer de le poster. Je ne fais pas ça non plus pour avoir des louanges, mais surtout pour avoir des critiques, des points de vue, des remarques...et comme je n'en ai aucun(e), je ne sais pas trop quoi en penser.
Après, peut-être que ça plait ou pas du tout, mais comment savoir ? peut-être vous qui passez ici penser lire un truc tranquille sans vous prendre la tête - ce que j'espère - mais sachez que c'est aussi du boulot derrière. Et sans retour, c'est parfois dur de continuer...on se demande un peu à quoi ça sert, à part se faire plaisir personnellement.

Voilà, suite du chapitre. Bonne lecture à vous.

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J’ai gardé mes mains au fond de mes poches quand Flack est venu me rejoindre dans sa voiture. Mes paumes me démangeaient et ce n’était pas bon signe. Je devais à tout prix me calmer.
 _Tu as de la chance, la mère ne t’en veut pas.
 _Ciel, je vais mieux m’endormir ce soir.
 _Ne te fiche pas de moi c’est sérieux ! Tu as traumatisé cette pauvre femme !
Je me suis rongée l’ongle du pouce, peu réceptive à ses reproches.
 _Ramène-moi à l’église avant de rentrer au bureau, j’aimerai aller récupérer ma voiture.
 _Qu’est-ce que tu as derrière la tête encore ?
 _Rien, juste récupérer ma voiture.
Il a bruyamment soupiré et a conduit sans ajouter un mot. J’ai eu la chance que mon véhicule n’ait pas attiré la convoitise des habitants du quartier. J’ai même retrouvé les enjoliveurs à leur place.
 _Diane.
 _Quoi ?
Flack s’est dessiné devant moi, les mains sur les hanches, quelque peu gêné par la situation.
 _Tu peux me dire pourquoi tu es aussi agressive avec les gens d’église ? c’est quoi ton problème ?
 _Je pensais que tu ne voulais pas savoir.
 _Et bien maintenant si. Tu as été particulièrement dure avec la mère supérieure, à la limite de l’insolence. Alors si je veux continuer à bosser avec toi sur cette histoire, j’ai doit en connaître la raison. Tu remarqueras que je ne te pose jamais de question sur ta vie privée. Je te respecte et je sais que tu me retournes ce sentiment. Mais là, j’ai du mal à te suivre.

Je me suis redressée alors que je venais d’ouvrir ma portière.
 _Tu es ouverte pour tout sauf pour ça et…j’avoue que cela commence à me déranger.
Je l’ai regardé, multipliant toutes les pensées contradictoires, puis j’ai eu un soupir en refermant doucement la porte.
 _…l’Eglise a pourchassé les gens de ma famille pendant des années…ça a détruit ma grand-mère, forcé ma mère à déménager…j’ai beau faire ce qu’il faut pour accepter, je suis désolée, je n’y arrive pas.
 _Mais…
Il a secoué la tête, complètement perdu.
 _Enfin l’Eglise ne poursuit plus personne depuis des siècles ! Au contraire, elle…
 _Elle quoi ? Elle protège ? ne me fais pas rire.
 _Diane, tu as sans doute de bonnes raisons mais…
 _Tu crois en ce que tu veux, je m’en fiche. Maintenant, si tu veux parler avec les sœurs ou je ne sais quel curé, tu le feras tout seul. Cela nous évitera ce genre de conversation !

Je suis assise devant mon volant et j’ai fermé la portière d’un geste sec. Il a balayé l’air d’une main énervée avant d’aller rejoindre sa voiture garée juste derrière la mienne. J’ai serré le manche de la boite de vitesse, le souffle rauque et j’ai démarré en trombe, portée par la colère. Il a eu du mal à me suivre jusqu’au prochain feu.

J’ai du prendre du temps pour me calmer. J’ai levé une main vers un vieux paquet de chewing-gum oublié à côté de mon siège. J’en ai attrapé un au vol et l’ai déballé de sa protection avant de jeter cette dernière dans un cendrier qui ne servait quasiment qu’à ça.

Je n’aimais pas me disputer avec Flack. C’était l’une des rares personnes en qui je pouvais avoir entièrement confiance…en dehors de mes origines bien sûr. Nous ne travaillions ensembles que depuis deux ans mais cela avait rapidement collé. Je n’avais pas envie de changer de partenaire pour cette simple divergence de point de vue.
 _Ah vous voilà. Vous vous êtes perdus en cours de route ?
J’ai eu la surprise de découvrir le capitaine assis sur un coin de mon bureau, le rapport balistique dans les mains.
 _Et vous, vous avez perdu votre boussole ?
Il a eu un large sourire en se redressant, conscient que le voir là assis sur mes affaires ne me mettait pas en joie. Flack est arrivé par la suite et m’a vu en train de lire le rapport fait par les scientifiques.
 _Un 6.35 qui a grièvement blessé un commerçant de la Vallée en janvier 2003. Deux individus l’ont attaqué au moment de la fermeture et l’ont cloué dans un fauteuil roulant pour le restant de ses jours. Plusieurs suspects ont été arrêté, mais sans résultat.
 _Donc notre homme serait l’un des deux braqueurs ?
J’ai fait une mine explicite en tendant le rapport à mon collègue.
 _Pourquoi ne s’est-il pas servi de cette arme pour neutraliser le père Michel ? au lieu de l’étrangler ?…après tout, le curé avait une belle carrure, il a sans doute du se débattre.
J’ai levé les yeux vers le capitaine qui continuait de regarder par-dessus de mon épaule pour voir ce que je faisais.
 _Il l’a fait quand on regarde le capharnaüm qui régnait dans la sacristie. Les tiroirs ont même été fouillé…
J’ai attrapé une photo prise de la scène de crime. Je pouvais très bien imaginer Molensky assis sur cette chaise en train d’essayer de repousser son assaillant malgré le manque d’air. Puis ses bras qui sont brusquement retombés et l’autre qui a cessé de serrer de toutes ses forces…

« Et dire que pendant tout ce temps, j’étais à l’autre bout du fil… »
 _Diane, à quoi tu penses ?
Flack a décidé de me parler comme si ne rien était, les sourcils froncés.
 _Le capitaine a raison ais-je murmuré en reprenant mes esprits…pourquoi ne pas avoir utilisé cette arme pour le tuer ?
 _Et bien…peut-être qu’il préfère avoir un contact rapproché avec ses victimes.
 _Ou peut-être qu’il ne la possédait pas encore avant d’entrer dans la pièce.
Je lui ai montré la photo qui lui désigna les tiroirs ouverts.
 _Le père Michel ?
 _Un ancien braqueur…reconverti depuis seulement trois ans…qu’est-ce qu’il a fait depuis sa sortie de prison selon toi ?
 _Il était suivi par la mère Véronique. Tu crois qu’elle n’aurait rien remarqué ?
Je lui ai lancé un regard explicite en reposant la photo.
 _La Vallée se trouve à l’autre bout du pays, elle ne l’a pas suivi jusque là-bas à ce que je sache.
 _Mais pourquoi garder une arme cinq ans après l’avoir utilisé ?
 _Je ne sais pas…un sentiment de nostalgie peut-être ?
Le capitaine m’a regardé de travers en essayant de suivre mon raisonnement.
 _Essayez plutôt de voir si Pierre Mulosky était bien à la Vallée en janvier 2003 et prenez contact avec les agents qui ont traité cette affaire. Suivez également l’arme, on ne sait jamais, si notre homme s’en ressert dans les jours à venir.
 _Je ne pense pas qu’il fera une erreur aussi grossière…mais on ne sait jamais, ais-je rajouté pour éviter de froisser les susceptibilités.

Flack a eu un petit sourire avant de voir qu’un de nos collègue nous cherchait de vue, un paquet en main.

 _Ah vous êtes là ! Tenez, c’est pour vous, me dit-il de manière pressée, une copie des enregistrements de la caméra de sécurité de l’église.
 _La caméra de sécurité ? il y en avait une ? où ça ?
 _Derrière une gargouille.
 _Vous rigolez ?
 _Non c’est le prêtre précédant votre victime qui a demandé ce dispositif. L’église était sans cesse tagguée par des petits rigolos, alors une patrouille l’a installé pour le rassurer. Ça a permis plusieurs arrestations par la suite.
J’ai attrapé le CD sur lequel était compilé les trois derniers jours d’enregistrement, vivement intéressée.
 _Ça, ça peut nous faire avancer. Merci !
 _Pas de quoi.
J’ai quitté ma chaise, soudain excitée et j’ai traversé le hall de la brigade pour me rendre dans une salle de visionnage.
 _Ne m’attends pas hein, j’adore ça.
Flack m’a rejoint et a fermé derrière lui, inquiet.
 _Tu crois que l’on pourra voir son visage ?
 _Si c’était le cas, je crois que les blouses blanches nous l’aurait déjà dit. Mais je ne compte pas là-dessus, il faisait beaucoup trop sombre autour de l’église. Un seul réverbère pour toute la rue…
 _Alors quoi ?
 _Je veux savoir combien de temps ce salaud est resté dans l’église avant notre arrivée.

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15 juillet 2008

Quizz

Pour une fois, je me suis essayée à un truc que beaucoup d'entre vous doivent connaitre : les test de personnalité. Mais attention, je n'ai pas choisi n'importe lesquels. Quand même...
Alors les résultats...j'avoue que je ne sais pas trop quoi en penser :D ça craint un minimum quand même.



Quizz rapide : Quel héros de film es-tu ?

Tu es :
Indiana Jones : 77%
Tu aimes l'aventure, et détestes le quotidien.
Batman / Bruce Wayne : 77%
Néo (Matrix) : 74%
Yoda (Star Wars) : 74%
Eric Draven (The Crow) : 74%
Hannibal Lecter : 73%
Schrek : 71%
Forrest Gump : 70%
Maximus (Gladiator) : 70%
James Bond : 69%
Tony Montana (Scarface) : 63%
Jim Levenstein (American Pie) : 62%

Oui je suis une fille mais n'empêche, je voulais savoir ^^ Et ça me plait on va dire, étant donné que j'adore l'archéologie et que si j'avais eu le courage, c'est là-dedans que je serai en train de bosser. Me suis arrêtée à bac +4 en Histoire....tant pis.
Suivi de Bruce Wayne et Neo....on voit le style :D

      

Quizz rapide : Quelle héroïne de série télé es-tu ?

Tu es :
Loïs Lane (Loïs et Clarck) : 75%                                             
Dana Scully (X-Files) : 71%
Fran Fine (Une nounou d'enfer) : 68%
Ally mc Beal : 68%
Gabrielle Solis (Desperate Housewives) : 66%
xena (Xena la guerrière) : 64%
Carrie Bradshaw (Sex & the city) : 64%
Sue Helen (Dallas) : 54%

Bon...à la limite ^^ Journaliste indépendante et forte tête.
Moins le côté naif tout de même.
Si mon mec était un super héros, j'espère pouvoir faire la différence...
Ne serait-ce qu'avec les collants ;D


Quelle super héroine es-tu ? :

Tu es Supergirl

Supergirl
80%
Batman
70%
Hulk
70%
Superman
65%
Green Lantern
55%
The Flash
55%
Robin
50%
Wonder Woman
40%
Iron Man
40%
Catwoman
40%
Spider-Man
35%
Fine, musclée et féminine.
Tu es honnête et contre toutes formes d’injustices.

Ça, j'aime ! Bon pas le côté superbuildé avec une poitrine en 95D !
Et pour ceux qui me connaissent...le côté féminin, il repassera ^^

Mais à la limite, je préfère ça à Hulk. Et je retombe sur Batman en deuxième choix...
Décidément, l'homme chauve souris me colle à la peau...le fric en moins.


Quel super vilain es-tu ?


You are Lex Luthor

Lex Luthor
58%
Poison Ivy
57%
Venom
54%
Dark Phoenix
53%
Magneto
53%
Apocalypse
52%
Riddler
52%
The Joker
49%
Kingpin
45%
Juggernaut
44%
Dr. Doom
42%
Mystique
40%
Two-Face
36%
Mr. Freeze
34%
Green Goblin
32%
Catwoman
28%
A brilliant businessman on a quest for world domination and the self-proclaimed greatest criminal mind of our time!

Surprise j'avoue...j'aime pas trop Lex luthor en général...
Je ne vois pas trop le rapprochement.
Poison Ivy, plus déjà. Le côté vénéneux en moins :p

Posté par miyaki2384 à 22:05 - Blabla - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juillet 2008

Lune Bleue - 7 -

La suite de mon roman après ces quelques jours plus calmes à travers une toute petite nouvelle ^^ Je m'efforce à faire des coupures plus petites, j'espère que vous n'y perdrez pas au change.

Bonne lecture à vous ^^

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Suite du chapitre III

"J’ai haussé les épaules, mauvaise joueuse. Alain s’est contenté de sourire et de repousser le corps de Mulosky au fond de son casier réfrigéré d’un geste habitué. Nous l’avons laissé travailler et avons regagné la surface d’un pas rapide pour rejoindre la voiture. J’ai regardé vainement autour de moi en imaginant madame Malova apparaître quelque part pour venir discuter, mais elle était déjà loin et je m’accrochais stupidement à cette idée de lui faire comprendre à quel point sa fille pouvait souffrir. Mais elle l’avait sans doute compris sans mon intervention musclée.
 _C’est là ?
 _Hum ? oui juste derrière le mur.
Flack m’a réveillé alors qu’il cherchait le fameux couvent du prieuré sans réaliser qu’il était dissimulé derrière les remparts. Il a garé la voiture non loin de là et je suis allée tirer la sonnette, maintenant habituée à sa vétusté. La sœur portière est revenue, maintenant que le temps était aux éclaircies et a eu un drôle de regard en me devinant de l’autre côté du rempart.
 _Encore vous ?
 _Eh oui encore moi. Voici mon collègue, le sergent Flack. Nous aimerions parler à la mère supérieure s’il vous plait.
Flack a subi un regard en biais mais la porte s’est tout de même ouverte et elle nous a laissé passer malgré son envie à peine cachée de nous laisser sur le trottoir. Elle nous a montré le chemin jusqu’aux escaliers qui menaient au bureau de la mère Véronique et j’ai soigneusement évité de regarder la statue de la Vierge, soudain très attirée par le jardin.

 _Lieutenant Montel ? encore des soucis ?
Flack s’est redressé tel un militaire devant cette femme voilée qui m’a interrogé d’un regard inquiet. Elle l’a salué d’un petit sourire mutin avant de revenir vers moi, sérieuse.
 _Nous avons quelques questions à vous poser ma mère. Surtout concernant un certain Pierre Mulosky. Je crois comprendre que vous le connaissez depuis un petit moment.
Elle s’est arrêtée au pied des escaliers, le visage blanc. Flack a suivi le moindre de ses geste, cachant difficilement son malaise, et elle a soupiré en se pinçant les lèvres.
 _Oui évidemment…vous l’avez découvert.
 _Vous nous auriez épargné beaucoup de travail en nous disant la vérité dès le départ, vous savez ?
 _C’est lui qui m’a demandé de ne rien vous dire. Il était effrayé à l’idée que vous le soupçonniez de cette horreur.
Elle a ouvert un bras pour nous inviter à la suivre à travers les jardins en question, enfin éclairés par quelques rayons du soleil.
 _Le père Michel avait commis beaucoup d’erreur dans sa jeunesse, mais il avait prouvé sa foi en prenant la robe.
 _Avait ? vous savez donc qu’il est décédé ?
Elle s’est arrêtée un instant puis nous a fait face, l’air troublée.
 _Une connaissance habitant dans le quartier de son église m’a appelé dès que la police est arrivée. Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre.
 _Il a été tué pendant que j’étais au téléphone avec lui ma mère, et sans rentrer dans les détails, il a souffert.
Elle s’est passée une main sur le front et a quitté les arcades pour aller s’asseoir sur un banc de pierre, le teint blanc. Flack a commencé à s’inquiéter et s’est posé à ses côtés, prudent. Je leur ai fait face et elle a pris une longue inspiration pour calmer les tremblements qui traversaient ses mains.

 _Je l’ai rencontré en prison pendant l’une de les visites, il y a 7 ans de cela. J’ai découvert un homme brisé par son passé violent et qui cherchait désespérément un moyen de se reconstruire. Je l’ai aidé lorsqu’il est sorti et il a lui même pris la décision de rejoindre notre famille. Et quoique vous puissiez penser, j’ai cru en lui.
Cette dernière remarque était pour moi car elle a levé les yeux dans ma direction. Je n’ai pas répondu, les mains au fond des poches.
 _Je l’ai prévenu de votre visite afin d’éviter qu’il ne fasse une bêtise en votre présence.
 _Une bêtise ?
 _Il était du genre à paniquer dès qu’il croisait un uniforme. J’avais beau le rassurer en lui disant qu’il était un homme libre…mais 15 ans de prison, ça marque un individu, quel qu’il soit.
 _Il vous a dit quelque chose lors de ce coup de fil ? concernant la victime par exemple ?
 _La jeune fille ? il m’a assuré de ne lui avoir parlé que pour lui rendre un papier qui avait glissé de son livre. Elle l’a simplement remercié puis est partie rejoindre sœur Eléonore sans jamais se retourner.                
_Pourquoi nous avoir dit le contraire dans ce cas ? il nous a assuré ne l’avoir jamais croisé.
_La peur sans doute.
_Ma mère, si nous avions été mis au courant pour son identité, nous aurions peut-être pu empêcher son meurtre ! Il s’est rendu compte de la disparition de sa croix lors de notre visite et a tenté de me prévenir ! Qu’est-ce qu’il a pu voir ce jour là pour mériter qu’on lui arrache les yeux ?!
 _Diane !

Flack s’est violemment redressé et m’a fait face, le regard noir.
 _Je ne dis que la vérité.
 _Il y a d’autres manières de le faire !
 _Cet homme est mort parce qu’elle a « oublié » de nous dévoiler des informations importantes le concernant ! Excuse-moi de ne pas prendre des baguettes avec elle !
 _Je le savais que je devais venir avec toi ! C’est plus fort que toi hein ? il faut à tout prix que tu mettes tout sur le dos de…

Brrrrr ! brrrrr !

Nous nous sommes écartés quand son portable s’est mis à vibrer comme un vieux chat en train de ronronner.
 _Excusez-moi.
Il m’a envoyé un autre regard explicite avant de s’éloigner pour aller décrocher au calme. J’ai fait quelques pas, la mâchoire serrée. La mère Véronique m’a longuement observé, calmement assise sur son banc de pierre. J’ai détesté ce regard de pitié et j’ai regardé ailleurs, les tripes à l’envers.
 _J’ignore qui sont les personnes de notre ordre qui vous ont fait souffrir Lieutenant, mais je peux assurer que je ne suis pas de leur engeance. Je cherchais juste à protéger le père Michel.
J’ai reniflé une fois et me suis tournée de son côté. Elle semblait misérable voûtée ainsi, les doigts serrés autour du tissu de sa robe.
 _Nous avons été maladroits…mais jamais…jamais je n’ai souhaité sa mort ! malgré ses erreurs, c’était un homme bon !
 _Un homme bon qui a tué un policier lors d’un braquage !
 _Ce n’était pas lui ! mais l’autre individu qui l’accompagnait.
 _Il a tout de même pris 15 ans !
 _Pour avoir refusé de donner son nom au président de la cour ! C’était…c’était un homme loyal envers toute chose !
 _Même envers un meurtrier ?
Elle a baissé les yeux en se mordant la lèvre inférieure.
 _La foi n’efface pas les pêchés du monde ma mère…loin de là. Ils n’ont pas plus d’excuse que les autres. En tout cas, pas au nom de votre dieu qui a causé bien plus de mort que n’importe qui avant et après lui.
Elle a brutalement redressé la tête mais n’a pas eu le temps de me répondre car Flack est revenu, le visage renfermé.

 _C’était le labo. Selon eux, l’arme utilisée hier soir par notre meurtrier a déjà servi. Pour un braquage, il y a 5 ans de cela.
 _Vraiment ?
J’ai regardé une dernière fois la mère avant de faire demi-tour.
 _Allons voir ce que ça donne. On apprendra rien de plus en restant ici.
 _Diane !
 _Tu as 5 minutes.
Je l’ai laissé seul avec la sœur et j’ai quitté le jardin pour me diriger vers la sortie, les nerfs à fleur de peau. Non malgré tous ces siècles écoulés et les changements de mœurs, je ne pouvais toujours pas leur pardonner. C’était plus fort que moi."

Voilà ^^

Posté par miyaki2384 à 13:32 - Lune Bleue - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juillet 2008

Nouvelle - Nos ancêtres les hommes

Ayé dernière partie de cette nouvelle :) oui vous pouvez souffler de soulagement à présent.

Bonne fin de lecture.

untitled_by_harukanoten

Nos ancêtres les hommes - 5e partie

J’ai baissé les yeux, mal à l’aise. Il a eu un autre soupir et a essoré son bonnet de main d’une main sèche.
 _Cette piscine appartient à mon père. Tu peux venir quand tu veux. Il te suffira de passer par la porte de derrière.
 _A…Attends !
Il s’est arrêté alors qu’il contournait lentement le bassin, encore dégoulinant.
 _Pourquoi…es-tu venu m’aider ?
Il a haussé les sourcils puis s’est doucement mis à rire.
 _Cherche bien.
 _Mais…quoi ? Qu’est-ce que je dois chercher ?
Je l’ai entendu rire un peu moins fort en quittant la salle et je suis restée seule, trempée dans mes vêtements de civile. Comment est-ce que j’allais pouvoir rentrer à la maison ?

 _Tu as vu l’heure ?! Je peux savoir où tu étais passée ?!
 _C’est bon, je suis là maintenant…
 _Arrête de me parler comme à un imbécile ! tu as vu dans quel état tu es ? d’où est-ce que tu viens ?!
 _Georges arrête de crier. C’est moi qui lui ai autorisé à sortir.
 _Que…pourquoi ?!
J’ai fermé derrière moi et j’ai posé mon sac sous le porte-manteau. Mes parents se disputaient déjà lorsque je me suis glissée dans la salle de bain. Je me suis vite changée, grelottante. L’eau de la piscine n’était pas spécialement chaude.

Quand je me suis regardée dans la glace, je n’avais rien vu de particulier. J’étais comme d’habitude. Mais lorsque je me suis passée de l’eau sur le visage, j’ai vu mes pupilles s’élargir brusquement.
 _Wha…
J’ai écarté les doigts. Les palmes étaient revenues. Dès que je touchais de l’eau…je me métamorphosais…
 « Elle n’a que 16 ans ! Tu imagines un peu ce qui se serait passé s’il lui était arrivé quelque chose ?! »
 « Ce n’est plus une enfant Georges ! Cesse un peu de la materner à tout va ! »
 « Tu ne te rends pas compte ! J’étais fou à son âge ! Moi aussi je voulais aller sur Terre. Et la preuve, ça n’est jamais arrivé !
»
 _…ce n’est pas comme si tu avais essayé.
 _Que !
Mon père a fait volte-face, les oreilles rouges. Je tenais le verre d’eau que j’utilisais d’habitude pour me brosser les dents.
 _Tu ne seras pas surprise d’apprendre que tu es privée de sortie jusqu’à nouvel ordre, siffla-t-il en contenant mal sa colère, et tu rentreras juste après les cours pour faire tes devoirs. Pendant un mois.
 _Non.
 _Comment ça non ?!
 _Non comme ça.
Je lui ai balancé l’eau au visage. Ma mère a poussé un cri d’exclamation et s’est levée de sa chaise. Mon père a titubé et s’est aussitôt essuyé avec frénésie. Mais c’était trop tard. Ses yeux avaient changés.

 _Vous m’avez menti…pendant tout ce temps…
 _Liana, attends…ce n’est pas ce que tu crois !
 _Je suis un monstre ! Vous avez fait de moi un monstre !
 _Non, nous avons tenté de te protéger !
J’ai serré les poings, mauvaise. Ma mère a soupiré, une main sur le front.
 _Ça devait arriver…
 _Vous êtes quoi au juste ? qu’est-ce que je suis ?!
 _…une sirène…
Je me suis figée. Mon père s’est passé un mouchoir sur le visage et ses yeux sont redevenus noisettes. Il m’a dévisagé dans un long soupir.
 _Nous sommes…les descendants d’un peuple que les humains ont surnommé les sirènes. Mi-homme, mi-poisson. C’était comme ça jusqu’à ce que…jusqu’à ce qu’ils nous repoussent dans nos derniers retranchements. Nous sommes venus ici en espérant un jour retourner sous l’eau.

J’ai fixé ma mère. Elle s’est pincée les lèvres sans oser me regarder, les yeux rouges.
 _Nous espérions…non…j’espérais …que tu vives comme toutes les autres adolescentes de ton âge et que tu ne saches jamais d’où nous venions.
 _Comment espérais-tu me cacher une chose pareille ?!
 _Je ne sais pas ! Je…je voulais y croire, c’est tout !
J’ai dégluti, la gorge sèche. Il m’a semblé bien petit d’un seul coup. Et beaucoup moins effrayant.
 _J’aime nager…j’adore ça. Et j’aime les poissons.
 _Je sais…comme nous.
 _Pourquoi ne pas essayer de trouver un endroit où aller et…
 _Ça ne sert à rien.
 _A rien ?
J’ai ouvert les mains en quête d’explication mais mon père a fait demi-tour d’un pas sec.

 _La Terre n’est plus viable pour nous. Les océans, les mers, les fleuves…il faudrait des siècles pour qu’ils redeviennent comme avant. Ne te fais pas d’illusion Liana. Tu ne te feras que du mal.
Il est entré dans leur chambre et s’est enfermé à l’intérieur sans ajouter un seul mot. Ma mère a eu un long soupir et s’est levée pour me prendre par les épaules.
 _Laisse-lui un peu de temps…
 _Mais j’ai le droit de savoir !
 _Bien sûr …ton père fait ce qu’il peut, cependant…il n’arrive pas à oublier. Tu lui ressembles beaucoup. C’est pour ça qu’il a peur.
 _Je ne veux pas devenir comme lui.
 _Je sais bien. Pourquoi crois-tu que je t’ai laissé partir là-bas ?
J’ai baissé les yeux. Elle m’a un peu secoué puis est allée voir comment mon père se portait. Je suis retournée dans la salle de bain pour finir de me brosser les dents.
 « Une sirène… »
J’ai regardé l’eau filer dans le siphon et je me suis sentie soudain très fatiguée. J’ai repensé à Samuel…comment avait-il tenu pendant toutes ces années ? nager tout seul n’était jamais vraiment plaisant. C’était sans doute pour ça qu’il avait tenu à m’aider. Trouver une amie pour comprendre ce qu’il était…

 _…salut.
 _…salut…
Le lendemain, il est venu me voir en plein milieu du couloir, devant tous les autres élèves du lycée. Je fermais à peine mon casier qu’il m’a tendu une carte plastifiée.
 _Qu’est-ce que c’est ?
 _Un abonnement annuel à la piscine. Comme ça, tu pourras venir autant de fois que tu veux.
 _Oh…merci…
 _Pas de quoi.
Il a fait demi-tour, les mains dans les poches de son sweat bleu.
 _J’ai parlé à mes parents hier soir !
Il s’est arrêté et m’a regardé.
 _Ils…enfin…mon père a eu du mal mais…je crois qu’il va venir avec moi…à la piscine.
 _C’est cool.
 _Tu voudrais venir ?
Il a haussé un sourcil et j’ai cru bon me reprendre, fixée par plusieurs regards intrigués.
 _Si je viens nager…tu…
Il m’a franchement fait face mais je me suis sentie rougir à cause des murmures qui commençaient à naître autour de nous.

 _Je…je voulais juste te remercier.
J’ai fermé mon casier d’un geste sec et je l’ai doublé en tenant mon sac contre moi, gênée. Il m’a subitement attrapé par le bras et j’ai titubé sous la force de son geste. Il m’a rattrapé et a souri quand j’ai du devenir rouge comme une pivoine.
 _J’accepte si tu viens te faire une toile avec moi après les longueurs.
 _Quoi ?…
Je l’ai regardé et il a souri d’autant plus devant ma surprise.
 _Je t’intéresse seulement parce que je suis comme toi…ais-je murmuré en m’écartant de lui.
 _Non.
Il m’a tenu la main et m’a empêché de partir.
 _Je suis entré dans le club de natation pour une seule raison. Et quand tu l’as quitté, j’ai cherché à comprendre. Combien avais-je de chance que tu aimes l’eau autant que moi ? quasiment aucune ! Alors maintenant que je sais…ne t’attend pas à ce que je te laisse partir comme ça.
J’ai dégluti, mal à l’aise.
 _Il te suffit de dire oui tu sais ?
 _Mais…je ne sais pas. Ça ne fait que 24 heures que je connais la vérité…
 _Et toute une vie pour apprendre. J’irai sur Terre un jour…j’aimerai que tu viennes avec moi.
J’ai écarquillé les yeux.
 _Nager avec les poissons dans l’océan Indien…comme dans nos rêves. Ça ne te plairait pas ?
J’ai acquiescé sans oser répondre. Il s’est contenté de me serrer la main et de m’entraîner jusqu’en classe où tout le monde nous a regardé sans dire quoique ce soit.

Cette main-là…je l’ai toujours dans la mienne aujourd’hui, alors que je regarde ces poissons, ces soles et ces coraux vivrent sous mes yeux. L’eau est si claire et si chaude, bercée par les rayons d’un soleil rougeoyant…je nage et voyage en suivant le courant qui m’entraîne toujours plus loin…loin de la terre des hommes…

Posté par miyaki2384 à 11:47 - Texte - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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