31 août 2008
Lune Bleue - 19 -
Me revoilà après deux jours de vacances bien méritées ! Programme : visite du château de Fontainebleau et de ses jardins, puis un détour à Chartres avant de revenir à la maison. Alors certes pour certains, c'est le programme de la mort, mais en tant qu'historienne, j'ai toujours aimé les châteaux et tout ce qui s'y rapporte. J'aime beaucoup moins la période de l'empire mais bon...
Super beau temps (même trop parfois...passez 30 min à un péage bouché sous 36 degrés, et on verra après si vous aimez toujours autant le soleil)
Et un petit accident à Chartres qui a failli me prendre un orteil : flaque de sang, ongle cassé, que du bonheur. Heureusement, c'est réparable, même si c'est moche.
En tout cas, cela m'a inspiré pour beaucoup d'autres choses, peut-être vais-je enfin me remettre à écrire, qui sait ?
En attendant, je vous laisse avec la suite de Lune Bleue, amusez-vous bien :)
Fontenay a tapé du poing sur la table et j’ai haussé un sourcil, un peu perdue dans ses réflexions. Ce gars réfléchissait avec l’allure d’un escargot.
_Pas logique ? comment ça ?
_Il ne m’aurait jamais vendu ! ce type, il était trop croyant pour ça. Un vrai cul de bénitier ! vous voyez, il est même devenu curé !
Amina m’a franchement regardé puis est revenue vers lui, sérieuse.
_Vous êtes du genre nerveux, n’est-ce pas ? à frapper avant de réfléchir…si vous aviez appris que Mulosky vous avait balancé malgré ses principes, qu’auriez-vous fait ?
Fontenay s’est rongé l’ongle du pouce avant de se pencher brusquement sur la table pour se rapprocher d’elle au maximum. Les gardiens de sécurité ont tressailli, mais je leur ai fait signe de ne pas bouger.
_Si j’étais libre, j’aurai été lui botter le train et il aurait compris sa douleur ! mais le coup des yeux, là désolé, c’est pas mon style. Faut être cinglé pour faire un truc pareil !
J’ai gardé ma mine renfrognée en récupérant les photographies et je suis passée à autre chose.
_Vous disiez qu’il était très croyant…
_Ouais. Toujours en train de prier. Il m’a dit une fois que sa mère voulait le faire moine mais que son père l’emmenait toujours avec lui en ballade avec ses potes pour boire des coups. Il a appris à piquer chez les vieilles à cause de lui, pour lui trouver du fric. Du coup c’est resté.
_Moyen subtile pour se trouver une excuse…il y a un endroit particulier où il aimait se retrouver pour prier ?
Fontenay a regardé Amina comme si j’avais dit une énorme connerie mais elle a acquiescé pour lui dire de me répondre malgré tout.
_Euh ouais…j’ai été le repêcher plusieurs fois à la Catherine.
_La Catherine ?
_La Santa Catherina, l’église principale de la ville, précisa rapidement Amina quand je me suis tournée vers elle.
_Vous pouvez m’y emmener ?
_…si vous y tenez.
_Très bien.
J’ai fermé ma sacoche et elle a reculé sa chaise pour pouvoir se lever.
_On va se revoir nous deux.
Fontenay n’a pas répondu mais nous a regardé quitter la salle avec les gardiens de sécurité. J’ai patiemment attendu de passer chaque porte et une fois dehors, j’ai vérifié mon portable. Mais ni Alain ni Flack avaient tenté de me joindre.
_Vous pouvez m’expliquer pourquoi vous tenez tant à savoir où votre victime est allée prier ?
J’ai levé la tête quand Amina m’a rejoint après avoir discuté quelques minutes avec le directeur, visiblement préoccupée.
_Mulosky était très croyant mais il attend d’avoir 45 ans passé pour se convertir définitivement ? après une vie d’escroc et de voleur ?
_En quoi est-ce si étonnant ?
Je l’ai regardé alors qu’elle contournait la voiture pour reprendre le volant.
_Appelez ça une intuition. Mon collègue s’y fait très bien.
Elle a fait une mine explicite avant de sourire jusqu’aux oreilles.
_Ce n’est pas une sinécure de travailler avec vous ! j’imagine qu’il du apprendre à faire des concessions.
J’ai eu un rire amusé en me glissant à l’intérieur. Elle n’avait pas tord.
Chapitre V
_La voilà…Notre Dame de la Miséricorde, connue aussi sous la Santa Catherina.
Les pigeons se sont envolés à notre arrivée et j’ai levé le nez pour voir jusqu’au sommet des flèches. Finement taillée, cette église anciennement cathédrale était très belle, en pierre brune, peu différente de toutes les autres existantes, mais charmante. J’ai passé la petite porte comme tous les visiteurs et j’ai découvert une très belle rosace dans les tons violets, entourée des statues des saints et des tableaux représentants sans doute les derniers instants du Christ.
Amina s’est signée et m’a accompagné sans faire de bruit. Elle s’est mise à m’observer de près, comme si elle voulait enregistrer la moindre de mes réactions. Mais je n’ai pas réellement réagi, car j’avais visité des centaines d’églises avant celle-là. Alors elle m’a guidé près de l’autel et m’a fait arrêter devant la grande statue qui trônait là : une Vierge aux sept douleurs particulièrement réaliste, les yeux levés vers le ciel alors qu’une épée lui transperçait le cœur, les mains ouvertes, presque tremblantes.
_Très impressionnant…
_Notre Mater Dolorosa. Elle est très appréciée par chez nous.
A en juger par les centaines de
bougies consumées tout autour d’elle, je voulais bien le croire.
_Ah le père Joseph ! Excusez-moi.
_Hum ? ah oui bien sûr.
Amina s’est dirigée d’un pas rapide vers un homme habillé en civil, à peine différent des touristes et pénitents qui envahissaient la nerf. Résolument moderne, ce prêtre là ne portait qu’une simple croix sur sa chemise pour déclarer son identité à ceux qui baissaient assez les yeux pour la remarquer. Cela me changeait du père Michel, alias Pierre Mulosky, et de sa soutane en bonne et due forme.
J’ai fait quelques pas pour m’éloigner de la Vierge et de ses yeux implorants, gardant tout de même un regard sur ces deux personnages qui semblaient bien se connaître. Si j’étais parano, je pourrais croire qu’ils étaient en train de parler de moi.
Mais j’ai continué de déambuler en imaginant Mulosky entre ces murs. Quelqu’un de pieux comme lui ne pouvait être qu’inspiré par cette bâtisse. Etrange qu’il soit remonté par chez moi au lieu de rester ici.
28 août 2008
Lune Bleue - 18 - + auto promo
Désolée pour ces mises à jour plus longues, j'avoue que je ne sais pas quoi vous mettre de plus que Lune Bleue pour le moment. Je cherche d'autres textes, d'autres choses à vous montrer, mais à part des choses pas finies, ça fait un peu brouillon.
Donc désolée pour ceux qui veulent voir autre chose pour le moment, vous aurez encore droit à un morceau en compagnie de Diane ;)
Par contre j'ai une nouvelle ! : j'ai utilisé le site Lulu.com pour auto-produire mon premier roman "Black Angel". Si cela vous intéresse, même pour en lire quelques pages, je vous donne le lien : http://www.lulu.com/content/3801768. Désolée oui c'est payant si vous voulez en avoir un exemplaire en main propre. Ce n'est pas voulu, mais étant donné qu'il fait près de 460 pages, ça utilise du papier.
Je vais en recevoir un la semaine prochaine, j'espère que le rendu fait aussi bien que ce que l'on voit sur la page web. La couverture n'est pas de moi, c'est vrai que ça fait bizarre, mais bon, pour une première fois...à moins de trouver quelqu'un pour m'en faire une, ça restera de l'artisanal pour le moment :)
Allez, bonne lecture à vous.
_Monsieur Lambroy, voici le lieutenant Montel dont je vous ai parlé hier.
_…une femme tiens donc…
J’ai froncé les sourcils à sa remarque piquée de ver. Il ne s’est pas gêné pour me dévisager sans aucune discrétion. Du grand art.
_Contente pour vous, vous avez le sens de l’observation. Maintenant, est-ce que je peux voir Albert Fontenay ?
_J’ai bien peur que non.
Amina a aussitôt tressailli.
_Je vous demande pardon ?
Lambroy s’est levé de son fauteuil de cuir, les deux mains appuyées sur son bureau.
_Parce qu’il s’est battu hier avec un camarade de cellule. Il est à présent en isolation.
_Et bien faites-le sortir.
_Ce
n’est pas dans mes habitudes mademoiselle.
Je me suis approchée assez près pour me pencher sans être indécente.
_Ce sera lieutenant pour vous, monsieur Lambroy. Et vous allez me faire plaisir de sortir Fontenay de là, c’est un témoin important pour une affaire de meurtre.
Il a plissé des paupières pour soutenir mon regard et résister autant que possible à l’idée de baisser les yeux vers mon chemisier.
_J’ai un règlement très strict à suivre « lieutenant ».
_Très bien !
Je me suis redressée et j’ai
attrapé la sacoche que j’avais emmené avec moi. Je l’ai ouverte devant lui, à
son grand agacement et j’ai sorti deux photos.
_Alors ça…c’est Anna Malova. 22 ans. Torturée pendant trois jours sans répit, finie avec une grosse décharge de 50.000 volts. Charmant n’est-ce pas ?
Il a vivement reculé la tête tandis qu’Amina se penchait pour découvrir la scène.
_Et lui…c’est Pierre Mulosky. Alias le père Michel. Ami de braquage d’Albert Fontenay. D’où ma venue ici aujourd’hui….vous en voulez d’autre ? Non parce que là, on ne voit pas bien qu’on lui a arraché les yeux, si ?
_C…c’est bon ! je le fait sortir de sa cellule mais rangez-moi ces horreurs !
Il a repoussé les photos avec dégoût puis a décroché son téléphone pour avertir les gardiens de notre venue. Amina m’a regardé avec étonnement puis a caché un large sourire derrière une main. Un geôlier est apparu après quelques minutes afin de nous mener à la salle prévue pour les rencontres du parloir. Nous l’avons suivi sans dire un mot.
Nous avons passé plusieurs portes
de sécurité malgré les sifflements et remarques désobligeantes des prisonniers
lâchés derrière les barreaux tel des grands singes en chaleur, et une grande
salle s’est dessinée devant nous. Au centre, une large table derrière laquelle
attendait Albert Fontenay, encore menotté à cause de ses frasques de la veille.
La première chose que l’on apprend en entrant dans la police, c’est de ne surtout jamais se fier aux apparences, car une grand-mère, un gamin, une mère enceinte jusqu’aux yeux pouvaient être tout aussi coupables qu’un multirécidiviste...
Mais Albert Fontenay lui, avait bien la tête de l’emploi. Grand, carré, patibulaire, le crâne presque chauve en dehors de ces cheveux gris qui tombaient de chaque côté de sa tête, il nous a vu arriver avec un regard vivement intéressé.
_Des drôles de dame ! Mignonnes en plus !
Il s’est laissé tomber contre le dossier de la chaise, les mains jointes devant lui. Amina est passée en premier et a fait tomber le dossier de l’affaire « Chez Alim » juste devant son nez.
_Vous vous en souvenez ? il y a cinq ans, une épicerie ouverte à heure tardive.
_J’avais un alibi.
_Il vient de vous balancer.
Elle s’est assise face à lui et il a tiré la photo de Pierre Mulosky vers lui.
_Ce salopard ! C’est lui qui a eu l’idée en plus !
Amina m’a envoyé un coup d’œil explicite. Je suis restée debout avec ma sacoche sous le bras et Albert a eu un regard entre nous, pensant sans doute que nous manigancions en silence.
_Il avait besoin de fric pour payer ses dettes cet abruti ! je lui ai ramené les armes, mais il n’a rien trouvé de mieux que de tirer sur le proprio ! eh j’y suis pour rien ok ? j’ai juste pris le fric et je me suis tiré, point barre !
_Mulosky, vous l’avez revu depuis ?
_Pas depuis que je suis en taule…et tant mieux ! Parce que je vais lui faire la peau à ce salaud !
_Pas besoin.
J’ai décidé d’intervenir en lui présentant le portrait de feu le père Michel. Et la même, faite dans la sacristie après son assassinat.
_Oh sa mère !
Fontenay a regardé les photos et a levé les yeux vers moi, soudain paniqué.
_J’y suis pour rien ! Je ne savais même pas qu’il était encore en vie ce type !
_Une petite vengeance personnelle, c’est toujours possible non ?
Il a secoué les mains en
repoussant les photos loin vers Amina.
_J’admets qu’il me les gonflait bien par moment, mais c’était pas à un mauvais gars. Après le coup de l’épicerie, on a partagé le fric et on s’est plus jamais revu ! j’vous l’jure !
_Vous parliez pourtant de lui faire la peau il y a deux minutes.
_C’est…c’est
à cause de vous là, vous m’avez dit qu’il m’avez donné ! et puis en même
temps, c’est pas logique !
25 août 2008
Chronique
Ça fait un petit moment que je n'ai pas parlé de mes différentes lectures, alors je vous présente deux nouvelles BD qui font parties de ma collection.
Tout d'abord Silane 


de Lecossois au dessin ainsi que Buendia et Chanoinat au scénario.
Thomas Silane est ce qu'on appelle un journaliste qui n'a pas froid aux yeux. Les gros coups, les trucs glauques, les affaires de fric qui sent mauvais, c'est pour lui. Il ne craint ni les répercussions de ses articles ni les coups durs, rien ne compte plus pour lui que la vérité.
Un jour, il reçoit un paquet contenant un appareil photo au design plutôt étrange. Chose plus étrange encore, cet appareil a la capacité assez spéciale de donner des Polaroïds avec une image très différente que celles prises par Silane. Il montre des choses cachées aux yeux des hommes, comme des reflets ou des actions du passé. Armé de son nouveau joujou, bien qu'il en ignore l'expéditeur secret, Silane va alors tenter de découvrir la vérité sur une affaire de jeunes filles disparues.
Bien qu'il y ait une touche de fantastique grâce à cet appareil photo, la trame de Silane reste très actuelle et très réaliste. L'affaire du père noël tueur pour le tome 2 et 3 est digne d'un bon thriller avec tout ce que cela peut comporter : meurtre, trahison, mensonge et actions finement distillées. C'est un scénario policier bien pensé à l'humour noir assez présent.
Alors que l'on penserait en lisant le tome 1 que l'appareil photo tiendrait un rôle prépondérant, les auteurs ont su surprendre par la suite en n'en faisant qu'un outil permettant à Silane de débusquer les faux semblants. Cependant, il reste une note qui accroche le lecteur : le passé du journaliste et de sa petite sœur, tous deux de grands propriétaires terrains dont les parents ont mystérieusement disparu du jour au lendemain alors qu'ils n'étaient que des enfants. Une histoire que Silane tentera peut-être de résoudre grâce à son dernier cadeau dans le tome 4 : 
sortie le 15 septembre. A tous ceux qui aiment les séries noires avec une toute petite touche de fantastique furieusement crédible, certes porté par un journaliste mais qui a droit à une vision différente des choses de part son dernier joujou. A lire pour les amateurs du genre.
Ensuite dans un registre un peu différent, Tiffany.

de Herval au dessin et Yan au scénario.
Tiffany est une jeune femme de notre temps, libre, intelligente, belle et fine lame. Professeur d'escrime pour gagner sa vie, elle cache un secret qui a de quoi faire des envieux. En effet, descendante des d'Arc - oui comme la fameuse Jeanne d'Arc - Tiffany a la faculté de lire dans les pensées des gens. Ou plutôt d'entendre les pensées de ceux qu'elle peut croiser sans réellement le vouloir. Cela lui apporte quelques désagréments, mais la jeune femme a grandi avec cette faculté et s'en accommode avec amusement.
Rien ou presque ne la prédisposait donc à devenir enquêtrice, mais son frère, détective à ses heures pour payer ses dettes, est tué par une voiture alors qu'il venait d'accepter une enquête pour les nouveaux locataires du château des d'Arc. Tiffany décide donc de reprendre la suite pour apprendre la vérité sur cet accident qui apparaitra rapidement comme n'en étant pas un.
Frais, léger, d'un dessin simple mais tranchant, on s'amuse tout en lisant une histoire policière sincère sans être exceptionnelle. Le premier tome pose les bases, le deuxième tome décrit un peu plus précisément les capacités de Tiffany avec ses relations familiales, sans oublier son équipe de détective qui passe plus de temps à se chamailler qu'à enquêter. Je conseille cette série à ceux qui aiment les scénarios bien pensés et légers, qui s'amusent des situations rocambolesques. Ils sont humains, ils sont vrais, ça change des trames noires et sinistres.
[Ah et pour ceux qui se demanderaient comment Tiffany peut descendre des D'arc alors que la pucelle a été brulé vive et comme le dit son surnom, n'a jamais eu d'enfant, vous saurez qu'elle avait un frère, Pierre, qui lui, a eu une belle descendance. Prouvé historiquement ;)]
20 août 2008
Lune Bleue - 17 -
Alors je n'ai pas encore de réponse pour mon entretien, mais ce n'est pas pour autant que je vous oublie. Pour noter, j'en suis à la fin du chapitre IV et l'histoire de Diane ne fait que commencer ;)
Surtout n'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez, bien que ce ne soit que le début, j'ai peur pour la suite ^^' je me suis peut-être trop emballée.
Enfin bonne lecture à vous, amusez-vous bien :p
Je suis restée un moment seule devant mon écran, à fixer ces symboles solaires gravés dans la pierre avec de la peinture rouge. Cela pouvait sembler n’être que de simples soleils dessinés de manière presque enfantines pour ceux qui ne s’intéressaient pas à l’ésotérisme, mais une fois ensorcelés par une incantation spécifique, ils étaient aussi dangereux qu’un lance-flamme. C’était simple en somme. Heureusement qu’avec le temps et l’instinct de survie, nous avions développé une sorte de 6e sens pour se préserver de cette magie agressive. C’était douloureux mais efficace.
Je me suis couchée quasiment aussitôt après avoir laissé un message bien précis sur le portable de Flack et j’ai éteint la lumière. Je me suis emmitouflée dans les couvertures, la tête lourde.
J’ai du m’effondrer comme une
vieille larve, car lorsque mon téléphone s’est mis bruyamment à sonner, j’ai
fait un bond dans mon lit comme si on venait de me balancer l’oreiller dans la
figure.
_…merde…
J’ai tendu une main et me suis
cachée la tête sous l’oreille avant que mon portable n’apparaisse entre mes
doigts.
_…mallô ?
« Allô
Diane ? c’est Amina ! »
_…il
est déjà 8 heures ?
« Eh
beh j’en ai peur oui. J’arrive en bas de votre hôtel là, nous avons rendez-vous
dans une bonne heure avec le directeur de la prison, vous pensez être
prête ? »
J’ai eu un soupir un peu trop
sonore sans doute car elle a doucement ri à l’autre bout du téléphone.
_…si
j’arrive à me sortir de là…vous m’attendez en bas ?
« Pas
de souci. Evitez de vous rendormir quand même, hein ? »
_Je
vais essayer…
J’ai raccroché et me suis
écroulée le nez dans le matelas. J’avais l’impression d’être aussi fatiguée que
la veille, et l’envie de rester là me tentait bien. Mais Amina m’attendait déjà
sûrement au rez-de-chaussée, alors j’ai du prendre sur moi pour me lever et
attraper mes affaires de rechange. Je me suis passée de l’eau sur le visage
afin d’être certaine d’être bien réveillée et je suis descendue. Amina a souri
jusqu’aux oreilles en me voyant cacher un bâillement maladroit.
_Ça
fait combien de temps que vous êtes sur cette affaire ?
_…4
ou 5 jours…mais j’ai l’impression que ça fait déjà le double.
_Je
connais ça. Ça du genre à vous bouffer tout cru avant même que l’on s’en rende
compte. Vous devriez penser à vous ménager…
_Ce
n’est pas vraiment mon genre…
_J’avais
cru comprendre, se moqua-t-elle gentiment en bipant sa voiture pour ouvrir les
portes, ce n’est pas la première fois que vous venez à la Vallée, non ?
_Hum ?
Je me suis glissée à l’intérieur,
toujours aussi intriguée par cette poupée de chiffon qui tanguait sous la
fermeture des portes, et Amina m’a regardé de travers, soudain perplexe.
_Non
je ne suis jamais venue, pourquoi ?
_Ah
je…je ne sais pas, j’étais persuadée du contraire…
J’ai attaché ma ceinture et je
l’ai vu faire une moue explicite, comme si elle ne s’attendait pas à cette
réponse.
_Peut-être
quand j’étais enfant alors, ais-je déclaré pour soulager cette ambiance soudain
lourde, j’ai beaucoup déménagé pour suivre ma mère…
_Vraiment ?
ça doit expliquer…
_Expliquer
… ?
Elle est sortie de ses pensées et
a forcé un sourire en embrayant une marche arrière pour laisser passer un
camion de livraison.
_Rien,
je pensais tout haut.
J’ai haussé un sourcil mais je me
suis instinctivement accrochée à la portière, secouée par sa conduite plus que
nerveuse. Ma réponse n’a pas semblé la satisfaire car elle est restée le
sourcils froncés pendant tout le reste du voyage. Pour ma part, j’ai noté dans
un coin de ma tête de me renseigner un peu plus sur elle.
_Là…nous
y sommes.
Elle s’est garée à grand renfort
de braquage et de changement de vitesse pour se stabiliser entre un camion de
transport et une twingo. J’ai remercié je ne sais pas qui d’être encore en vie
et j’ai attendu qu’elle lâche le volant pour sortir de là, juste au cas où.
J’ai levé le nez vers le bâtiment de béton derrière lequel se tenait la prison. C’était sinistre au possible.
Nous avons présenté nos cartes au
gardien de la porte et l’un de ses collègues nous a guidé jusqu’au bureau du
directeur. Nous avons évité de passer devant les cellules et avons trouvé le maître
des lieux assis derrière son bureau. Un grand maigre en costume cravate qui m’a
inconsciemment fait penser à un croque-mort. Ou alors c’était le manque de
sommeil qui commençait à jouer sur mes neurones.
17 août 2008
3615 my life
Alors pour ceux et celles d'entre vous qui se poseraient la question (on ne sait jamais) oui mon entretien à Paris s'est très bien passé :) beaucoup mieux que je ne l'aurai imaginé d'ailleurs. Pour vous re-situer le truc, c'est pour un poste d'accueil au jardin des plantes...rien de super folichon donc.
Sauf que je n'avais jamais mis les pieds au Jardin des Plantes et ça s'est vu dès mon arrivée au métro Austerliz (ou la gare si vous préférez) qui se trouve juste à côté. Du moins sur le plan que j'avais vu sur leur site avant de partir. Car une fois dehors, surprise, j'arrive sur un pont. Un grand pont piéton, c'est cool. Mais dans quelle direction se trouve le jardin au juste ?
Vous voyez la provinciale du nord qui cherche sa route, toujours très intelligemment car évidemment je ne pars pas dans le bon sens ! niarf...c'est lorsque je vois la direction gare de Lyon que "ah bah mince, j'me suis trompée"'
J'ai largement le temps de trouver avant mon rendez-vous alors je fais demi-tour en gardant une certaine contenance de touriste et je repars gentiment sur mes pas en essayant de repérer un quelconque panneau indicateur. Heureusement pour moi, il fait beau.
Je reviens à mon point de départ et pars donc dans l'autre direction. Et là miracle, un immense carrefour avec en panneau touristique "jardin des plantes"
En gros, il se trouve à quoi...? 300 mètres de la gare ? oui je me suis sentie très conne à ce moment-là en traversant la route.
Très beau jardin au demeurant. Je le conseille à ceux qui ne connaissent pas et qui comptent un jour se déplacer jusqu'à la capitale. Personnellement, j'y suis entrée avec un nœud au ventre, car je comptais plutôt trouver l'endroit où j'avais rendez-vous à 17h afin de me repérer et d'ensuite prendre le temps de visiter.
En fait, j'ai visité en cherchant ce point d'accueil qui était...devinez où ? juste derrière moi lorsque je suis entrée par les grilles principales. Mais comme une cruche, j'étais trop avancée pour le voir.
J'ai donc fait le tour en marchant tranquillement - car j'avais tout de même plus d'une heure et demi d'avance - et j'ai traversé les jardins tout en admirant les bâtiments où se cachent le musée et les expositions payantes. J'ai pris place sur un banc une fois le bâtiment "accueil" visible et j'ai tenté de faire des grilles de sudoku pour faire passer le temps. (oui je fais du sudoku ^^' je suis archi nulle en math mas comme ce truc là, c'est de la logique pure et dure, je m'éclate en finissant les grilles)
Bref en soi, l'entretien s'est très bien passé. Je pensais en avoir pour une petite heure, plus d'une heure trente après, j'y étais encore, tant mon interlocutrice était lancée dans ses explications ! J'en suis sortie soulagée mais de bonne humeur. Je ne sais évidemment pas ce que cela va donner car je ne suis pas la seule sur la liste, mais les impressions étaient bonnes.
Comme je n'aurai la réponse qu'autour du 20 aout, j'ai décidé de rentrer chez moi en attendant. Certes, j'aime bien Paris, mais je squatte chez ma meilleure amie et comme c'est une jeune mariée, c'est un peu délicat. Déjà que les pauvres vivent dans un appartement à peine assez grand pour eux deux, alors imaginez avec une squatteuse en plus sur le canapé...sans compter les prix de la capitale, pas génial pour sortir quand on n'a pas un sous.
Mais j'ai profité de ces quelques jours pour rentrer des guildeux avec qui je joue quasiment tous les soirs sur Guild Wars, et cela a été une très bonne soirée, à recommencer si jamais je dois revenir en ville ^^ bien que cela fasse étrange de voir les gens derrière qui se cachent des avatars, c'est une expérience à vivre au moins une fois.
Bon pour une fois, oui je vous ai raconté ma vie. Je sais, c'est moins palpitant que celle de mes persos, désolée ^^' mais je me suis dit que cela pouvait peut-être être intéressant. Du moins pour les gens que j'ai rencontré :p
15 août 2008
Lune Bleue - 16 -
Aujourd'hui vous vous en fichez sans doute, mais c'est l'anniversaire de ma moman. Elle ne lit pas ce blog, sinon elle saurait que je lui souhaite tous pleins d'autres anniv' et que je lui fais de gros bisous *mode neu neu off*
Je vous interdis de vous moquer hein ? une mère, on en a qu'une et quand on est aussi proche de la sienne, faut la choyer.
Bref, vous n'êtes pas ici pour ça (...du moins j'espère pour vous ^^) voici la deuxième note normalement made in paris avec la suite de Lune Bleue. Bonne lecture à vous !
(Ah je précise que même si je ne suis pas chez moi, cela ne m'empêchera pas de lire vos commentaires et bien sûr d'y répondre si nécessaire. Alors ne vous privez pas pour moi ;)
PS1 : c'est un morceau un peu long cette fois, car une coupure précipitée aurait gênée la lecture d'une conversation importante.
PS2 : je m'excuse d'avance si la mise en page laisse à désirer, je n'ai pas l'occasion de prévisualiser le message pour l'éditer à loisir. Ou alors je suis décidément une grosse quiche en informatique...
« La vallée ici la Vallée. Merci de n’avoir rien oublié dans le train »
J’ai violemment repris mes esprits quand le train est arrivé à destination. J’avais dormi quelques heures mais je me sentais encore chiffonnée en descendant sur le quai.
J’ai passé mon sac autour de l’épaule et je me suis dirigée vers la sortie de la gare après avoir admiré les sculptures qui ornaient les poutres métalliques du toit vitré.
_Lieutenant Montel ?
Une voix s’est faite entendre dès que je me suis arrêtée à l’extérieur, frappé par un vent encore plus froid que par chez moi. Une belle femme au teint mat m’attendait près d’une voiture banalisée. Elle s’est redressée et est venue à ma rencontre avec le sourire.
_Je vous ai reconnu d’après la photo de votre dossier. Vous avez fait bonne route ?
_Ennuyeuse à mourir. Lieutenant Valorez ?
_Amina, me dit-elle en me tendant une main chaleureuse, venez, je vous ai réservé une chambre non loin d’ici.
Je me suis installée sur le siège passager en laissant mon sac à l’arrière et je me suis arrêtée sur une petite poupée de chiffon qui pendait du rétroviseur central.
_Ma grand-mère a peur des mauvais esprits, me lança Amina avec un large sourire, vous ne craignez pas les fantômes j’espère ?
_Je n’en ai jamais rencontré, ais-je répondu sur le même ton, vous êtes de quel coin, sans indiscrétion ?
_D’Andalousie. Mais ma famille a émigré il y a trois générations déjà.
Elle a mis le moteur en route et nous a fait traverser la place centrale avec une vitesse assez impressionnante. A côté Flack était un escargot.
_Par contre, pour votre visite à Fontenay, il ne sera libre que demain. Le nouveau directeur est très pointilleux sur les horaires de visite. Et il n’apprécie pas vraiment les policiers. Il paraît que les prisonniers sont très nerveux après notre passage.
_…qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre. Vous l’avez déjà rencontré ?
_Fontenay ? reprit-elle pour être sûre de ne pas dire de bêtise, à l’époque du braquage oui. Je venais à peine de quitter l’uniforme et mon supérieur n’aimait pas me laisser en présence de ce genre de type. Faut dire que ce n’est pas un petit gabarit. Mulosky était plus agréable dans son genre. Mais je ne l’ai vu que quelques minutes à vrai dire, je ne pourrai pas vraiment vous renseigner à son sujet
_Ce n’est rien, l’ais-je rassuré en la voyant chercher une place pour se garer, là il y en a une.
_Ah, merci.
Elle a commencé un créneau et je me suis demandé où elle avait passé son permis quand j’ai vu le trottoir se rapprocher d’un peu trop près. J’ai presque eu un soupir de soulagement lorsqu’elle a retiré ses clefs du tableau de bord et j’ai posé pied au sol avant de regarder tout autour de moi pour me faire une idée de l’endroit.
Amina m’a attendu près d’une petite porte qui cachait en fait un hôtel sans étoile et m’a présenté à l’homme de l’accueil pour que ce dernier me donne la clef magnétique.
_Ce n’est pas très grand mais ça devrait suffire pour une nuit. Je viens vous chercher pour 8 heures demain matin, ça vous va ?
_Très bien oui merci.
_Dormez bien dans ce cas. Oh si vous cherchez un restaurant, il y en a un très bon juste au coin de la rue. Demandez Tonio, il vous servira pour moi !
_Merci du conseil. Bonne soirée à vous aussi.
Elle m’a laissé sans plus attendre et j’ai rejoins l’étage pour trouver la chambre minuscule qui s’offrait à moi. Au moins, elle était propre et les draps sagement pliés au bout du lit.
J’ai jeté mon sac dessus et j’ai soigneusement fermé derrière moi, toujours un peu parano quand je ne dormais pas dans mon appartement. J’ai jeté un coup d’œil dans la toute petite salle de bain et me suis demandé comment une personne obèse pouvait entrer là-dedans sans se retrouver coincée. Mais j’ai décidé de prendre une douche pour me détendre un peu et j’ai attrapé des vêtements de rechange. Je n’étais jamais à l’aise lorsque je me trouvais quelque part où je ne connaissais personne. Cela me rappelait toujours ces déménagements incessants où je devais à chaque fois changer d’école, quitter mes camarades, me refaire au quartier pour ensuite l’oublier et passer à autre chose…cela laissait des marques et même si j’avais appris par là à m’adapter assez rapidement, je n’appréciais pas ça pour autant.
« Eh princesse, content de te voir en un seul morceau »
Une bonne heure plus tard, je me suis assise dans mon lit après avoir fermé le volet et allumé la petite lampe de chevet. Le visage d’Alain s’est dessiné sur l’écran de l’ordinateur portable que je laissais d’habitude chez moi. J’ai recadré la webcam accrochée sur le dessus et il a souri en voyant mon image trembler.
« Alors c’est comment la Vallée ? »
_Je ne suis pas encore sortie, ch’uis trop vannée pour ça. J’ai à peine été me chercher un sandwich.
J’en ai d’ailleurs arraché un bout et il a continué à sourire, encore vêtu de sa blouse de légiste.
_Ça donne quoi le caveau alors ? ta collègue est encore là ?
« Non elle est allée rejoindre son fiancé. Mais tiens j’ai quelques photos à t’envoyer. Ça reste entre nous hein ? »
_A qui veux-tu que je les montre franchement ?…ouh c’est moche en plus.
J’ai cliqué sur les liens d’envoi et j’ai découvert un crâne à la mâchoire à moitié ouverte, et le squelette protégé par les guenilles de ce qui devaient autrefois être une soutane.
Il m’a envoyé des photos plus précises, comme celles des mains où certaines phalanges portaient encore de gros bijoux, et il a fait une tête explicite à la surprise qui m’a envahi alors.
_C’est pas contradictoire ça ? des bijoux pour un prêtre ?
« Si. Et tu vois la bague violette là ? »
_On aurait du mal à la manquer…
« D’après ma collègue, c’est un anneau que l’on offre à un cardinal lors de sa nomination »
_A un cardinal ? me suis-je exclamée, mais c’est qui ce type au juste ? le pape ?
« Là est le problème, car on n’a rien pour l’identifier. Rien à part sa bible »
Pour preuve, il m’a envoyé la photo prise lors de la découverte ; c’est à dire les deux mains squelettiques croisées sur un gros livre à la couverture de cuir, et la photo suivante, la Bible seule sur laquelle se distinguait très bien ce I majuscule enchâssé dans une croix du Christ.
Un frisson m’a aussitôt parcouru malgré le fait que je mangeais un autre morceau de mon jambe fromage.
« C’est donc bien ce que tu sais…souffla Alain avant de changer de sujet, et malgré ça Flack a décidé de partir à la recherche du père Nicolas. D’après ce que j’ai compris, c’est le prêtre qui s’occupait de l’église avant votre deuxième victime »
_Oui. Selon l’architecte qui s’est occupé des travaux après un orage qui a affecté la toiture, le père Nicolas a toujours refusé que quiconque entre dans la crypte. On peut être tenté de croire qu’il savait très bien ce qu’il s’y trouvait.
« Tu as pensé qu’il faisait peut-être aussi parti de l’Inquisition ? au même titre que ce squelette d’ailleurs »
_Bien sûr. Mais Flack n’est pas un sorcier, il n’a aucune crainte à avoir. Le connaissant, il va lui demander s’il était au courant et point barre. Surtout que le curé doit avoir de l’âge…
Alain a fait une moue explicite sur l’écran alors que je finissais mon sandwich.
« Tu oublies qu’avec son intervention, ils vont savoir que le caveau a été découvert. Et ton nom va forcément être cité dans la conversation »
Je me suis essuyé les mains sur la serviette en papier offerte avec le dîner, pensive.
_Je vais l’appeler pour lui demander d’être discret. Tu aurais des photos des symboles solaires retrouvés sur les murs s’il te plait ?
« Normalement oui, attends »
Je l’ai vu froncer les sourcils, plongé dans ses dossiers, puis des liens sont apparus dans notre fenêtre de discussion. J’ai cliqué dessus et j’ai découvert ces étranges soleils retrouvés dans la crypte de l’église. Les traces que j’avais faite étaient suffisamment récentes pour qu’on ne puisse pas les manquer.
« Diane, tu as bien fait, arrête de te torturer. Tu nous as protégé… tu n’avais pas le choix »
_Je sais…mais j’ai pas envie de déménager encore une fois à cause de ça…
Il a eu un faible sourire, parfaitement conscient de ce qui me titillait.
« Je vais te laisser pour ce soir, tu as besoin de dormir. N’oublie pas de prévenir Flack pour sa rencontre avec le curé, d’accord ? »
_Pas de souci. Tiens-moi au courant si vous découvrez quelque chose sur le mort. Il nous faut absolument son identité, tu le sais.
« Oui oui évidemment. Allez, va te coucher, tu as vraiment une tête à faire peur »
_Merci, ais-je bougonné pour la forme avant de le voir sourire.
« Dépêche-toi de rentrer surtout, je n’aime pas te savoir seule dans une situation pareille »
J’ai préféré ne pas répondre et il m’a faiblement souri avant que je ne coupe notre conversation.
13 août 2008
Lune Bleue - 15 -
Si vous lisez ces mots aujourd'hui, c'est que je suis déjà dans le train en partance pour Paris, la peur au ventre. Oui je suis une grande stressée de la vie...alors qu'à 15 ans, je me souviens, j'étais une véritable peace and love, aujourd'hui quasiment 10 ans plus, la donne a changé !...merci la fac...
A voir si la nervosité ne va pas me faire bafouiller ou au contraire, me faire paraitre trop sûre de moi à l'entretien. Rha j'ai trop besoin de ce boulot ! Pour le moral, pour le fric, pour ma mère, pour moi...même si ce n'est que trois semaines, ce serait déjà ça de pris ! Je stresse rien qu'à vous écrire ça, ça craint...
Bref ahum...(relis ses conneries) pour le blog, j'ai préparé deux notes à l'avance. Celle-ci (oui s'il vous plait) et celle de Vendredi, car ignorant totalement ce qui va se passer, je joue la prudence. De toute façon, j'aurai sans doute assez le temps pour vous dire ce qui va se passer par la suite. Vous n'êtes pas encore débarrassés de moi ;)
Bonne lecture, je vous laisse avec Diane en attendant ^^
_Vous rendre à la Vallée ? Pourquoi faire ?
_Interroger l’ancien partenaire de Mulosky. Je pense qu’il pourrait me renseigner sur le personnage et sur ce qui l’a poussé à devenir prêtre.
_…et nous aider à élucider son meurtre ?
_C’est ce que j’espère oui.
Le capitaine m’a longuement dévisagé. Je savais qu’il pesait le pour et le contre mais qu’il cherchait aussi à savoir ce que j’avais derrière la tête.
_C’est l’affaire de combien de jour ?
_Un ou deux, tout au plus.
_Hum…
Il a contourné son bureau et a soupiré avec force avant d’attraper son téléphone.
_Je vais voir pour votre transfert. Mais pour deux jours, pas plus !
J’ai fait demi-tour sans demander mon reste et j’ai rejoint Flack qui attendait nerveusement la décision finale, debout devant le tableau blanc.
_Et moi, je vais faire quoi pendant ce temps-là ?
_Tu continues l’enquête, évidemment. Le labo est loin d’avoir fini son boulot, tu vas peut-être apprendre des choses. Et nos gars interrogent encore les voisins du père Michel…tiens, vérifie si Mulosky avait des camarades de son ancienne vie ici. Peut-être qu’il a cherché à reprendre contact.
_Tu crois à une vengeance maintenant ?
_Je cherche Flack. Je suis comme toi. Je veux comprendre.
Il a fait une mine explicite mais n’a pas réellement protesté. J’ai pris mon arme, ma carte et j’ai fait demi-tour pour rentrer chez moi et préparer ma petite excursion.
_Tu m’appelles si tu trouves quelque chose ?
J’ai levé les yeux vers mon collègue et j’ai compris qu’il était inquiet. Ce n’était pas la première fois que nous nous séparions pour une enquête, mais cette dernière était particulière pour moi. Et ça, il l’avait bien compris.
_Promis… Embrasse Lucas pour moi !
J’ai éteint mon ordinateur et j’ai quitté la brigade d’un pas excité. J’étais comme une gamine qui avait hâte d’ouvrir son cadeau de Noël. C’était bête bien sûr. Mais ce sentiment ne m’a pas quitté jusqu’à ce que j’attrape le prochain train pour la Vallée, un sandwich en main pour simple déjeuner.
« Diane ? Flack m’a appelé. Tu as quitté la ville ? »
_Juste pour deux jours Alain, je devrais être rentrée demain soir.
« Le caveau ne t’intéresse plus ? »
_Si bien sûr. Mais j’explore d’autres pistes….pourquoi, tu as du neuf ?
Le wagon était quasiment désert. Assise près de la fenêtre, j’ai profité du confort du TGV sans réellement respecter l’interdiction de téléphoner. Le paysage défilait à toute allure mais j’en avais pour plusieurs heures. J’avais le temps de réfléchir à la situation.
« Et bien, ma collègue anthropologue est très méticuleuse, nous n’avons donc pas réellement avancé. Mais je peux déjà te dire que c’est bien un prêtre »
_Un prêtre comme nous le pensions ?
« Il avait une bible bloquée sous les mains, tagguée d’un I enchâssé dans une croix. Aucun doute là-dessus »
_Je vois…autre chose ? tu sais quand est-ce qu’il a été mis là-dedans ?
« Pas encore, les examens vont prendre du temps. Il est très bien conservé. Cependant, je dirai au moins 20 ans…à quelques années près »
_1988…ça semble concorder. Il avait d’autres « barrières » autour de lui ?
J’ai levé le nez pour voir un petit vieux qui me dévisageait sans discrétion et j’ai changé d’oreille, gênée.
« J’ai laissé ma collègue ouvrir pour moi, mais oui, il en avait une autre. Un pentagramme comme celui que nous avons vu sur le perron de l’église, mais fait par un gaucher. Datant sans doute du moment de l’ensevelissement »
J’ai eu un soupir en repoussant mes cheveux d’une main fatiguée. J’ai vu mon reflet désabusé dans la vitre et j’ai préféré me retourner, mal à l’aise.
_Tu sais ce que ça veut dire, n’est-ce pas ?
« Qu’une cellule de l’Inquisition s’est récemment installée en ville ? oui »
_Vingt ans après la précédente, ais-je soufflé avec appréhension…si je pouvais trouver comment ils ont deviné qu’Anna était l’une des nôtres…ses facultés n’étaient même pas en amorce, sa mère a toujours refusé de lui apprendre à s’en servir…
« Ils auraient trouvé un moyen de nous découvrir ? »
Je me suis pincée les lèvres alors que le train était en train de ralentir.
_J’aimerai dire que non mais…écoute, essaye de faire passer le message à autant de cousin que possible, mais sans provoquer la panique. L’inquisition ne doit pas se douter que nous sommes au courant de sa présence en ville.
« Ça risque d’être difficile »
_Je sais…ah le contrôleur arrive. Je te rappelle à mon arrivée.
« D’accord. Fais attention à toi »
J’ai raccroché avant de me faire pincer et j’ai tendu mon billet en toute innocence. Le vieux pervers m’a lancé un regard noir et a rouvert son journal d’un geste sec en marmonnant quelque chose dans ses moustaches. J’ai rangé mon portable à contre-cœur et je me suis enfoncée dans le dossier du fauteuil pour regarder le paysage disparaître aussi vite qu’il était apparu.
J’étais effrayée, je devais bien le dire. Plus j’avançais dans cette affaire, plus la magie semblait prendre le dessus sur ma vie professionnelle. Et je n’avais pas l’habitude. Cela me rappelait trop de souvenirs passés et plus j’étais bloquée par la réalité, plus je me sentais frustrée. Comment expliquer ce que je savais à mes collègues sans leur apporter des preuves logiques et rationnelles ?
10 août 2008
Lune Bleue - 14 -
Deux nouvelles aujourd'hui ! déjà, la première qui me met en joie - même si du coup, je n'en ai pas dormi de la nuit - : j'ai enfin dégoté un entretien pour un boulot ! ^^ alors rien d'extraordinaire hein, je peux tout à fait revenir avec rien dans les poches, mais bon...c'est déjà une belle opportunité en soit quand on est au chômage depuis un an.
Deuxième nouvelle par conséquent, c'est que j'ignore si je vais pouvoir poster à partir du mercredi 13 aout jusqu'à...je ne sais pas quand. J'aurai un accès à internet, mais rien n'est moins sûr car je suis dans le flou totalement concernant l'attente de ces employés. Donc ça risque d'être un peu le boxon. Car l'air de rien, je suis obligée de me déplacer sur Paris pour une durée indéterminée et à moins de trimballer mon disque dur externe avec moi...enfin bref, je verrai bien une fois sur place !
Un petit morceau de Lune Bleue pour vous mettre en jambe. Bonne lecture à vous ;)
Je me suis redressée et j’ai
tendu une main à Flack pour qu’il se remette droit.
TID TUD TID ! TID TUD TID !
_Mince.
Excuse-moi.
J’ai fouillé ma poche pour
retrouver mon portable mais ce n’était pas Alain. Plutôt un numéro inconnu.
_Allô
oui ?
« Lieutenant
Montel ? lieutenant Valorez de la Vallée. J’ai cru comprendre que vous
vouliez me parler du braquage de « Chez Alim » »
_Ah
oui en effet ! Je vous avais laissé un message ce matin.
« Cette
nuit plutôt je dirais, se moqua gentiment cette voix féminine qui cachait
un accent très léger, que voulez-vous savoir ? »
Le cousin de Viviane est revenu
avec un double du dossier. J’ai fait signe à mon collègue et ce dernier a
acquiescé pour l’occuper le temps que je finisse ma conversation.
_A
vrai dire, c’est un peu compliqué. Vous n’avez jamais retrouvé l’arme et les
individus qui ont braqué ce magasin, je me trompe ?
« Malheureusement
non. Pourquoi ? »
_Parce
que l’arme a récemment fait feu sur mon partenaire. Un 6.35.
« Vous
voulez dire qu’on s’en est de nouveau servi pour tirer sur un
policier ? »
_Rassurez-vous,
il va très bien, ais-je déclaré en regardant Flack qui m’a interrogé d’un
regard perplexe, par contre pour notre affaire, j’aurai besoin de vous poser
une question.
« Dites
toujours »
_Vous
avez arrêté plusieurs suspects à l’époque. Est-ce qu’un certain Pierre Mulosky
en faisait parti ?
J’ai entendu le bruit de frappe
sur un clavier, signe qu’elle devait sans doute chercher quelque part dans ses
dossiers.
« En
effet oui. Mais il avait un alibi »
J’ai froncé les sourcils en
changeant d’oreille.
_De
quel genre ?
« Un
certain Albert Fontenay se trouvait avec lui ce soir-là et le patron du bar où
ils ont passé la nuit a bien affirmé qu’ils n’étaient pas sortis de chez lui
avant qu’ils ne les mettent dehors »
_Je
vois…et cet Albert Fontenay, il est toujours en vie ?
« Oh
oui, il patiente dans une cellule à une dizaine de kilomètres d’ici. Arrêté
pour tentative de meurtre sur sa femme et sur l’amant de cette dernière. Il
n’est pas prêt de sortir »
Je me suis mordue la lèvre,
agacée. Cela ne m’arrangeait pas du tout.
« Lieutenant
Montel ? toujours là ? »
_Oui
oui pardon.
« Si
vous me disiez ce que vous voulez, je pourrais peut-être vous aider »
J’ai fait quelques pas pour me
dégourdir les jambes pendant que Flack prenait congé pour nous. J’ai salué le
François d’un petit signe avant de reprendre la conversation devant
l’ascenseur.
_A
vrai dire, je ne sais pas encore ce que je cherche. Nous pensons que Mulosky
cachait cette arme pour une raison obscure et qu’elle lui a été volé par son
assassin…
« Il
aurait donc bien braqué cette épicerie…je vais devoir me renseigner auprès de
Fontenay. Il pourra peut-être me dire la vérité, maintenant qu’il n’a plus rien
à perdre »
_Cela
vous dérangerait si j’assistais à la scène ?
Flack a bloqué la porte de la
cabine, conscient que le signal du téléphone ne suivrait pas à l’intérieur et
m’a regardé de travers.
« Ma
foi non, déclara le lieutenant Valorez avec surprise, si vous en avez
besoin pour votre enquête… »
_Je
vais en parler à mon capitaine, ais-je répondu malgré les signes impatients de
mon collègue, et je vous re-contacte. Cela devrait aller vite.
« Comme
vous voulez, vous savez où me trouver »
Je l’ai remercié rapidement avant
de raccrocher et la porte de l’ascenseur s’est refermée derrière moi. Flack a
écrasé le bouton du rez-de-chaussée sans me lâcher du regard.
_Tu
m’expliques ? tu veux te la jouer solo maintenant ?
_Non
mon gars, je suis pragmatique. Je continue l’enquête mais par un autre biais.
_Tu
suis l’arme ?
_Mulosky
ne l’a sans doute pas gardé pour rien, comme tu l’as toi-même remarqué. Et il a
menti à la mère Véronique en braquant une épicerie après sa sortie de prison.
_Mais
il a tout de même embrassé la robe !
_Il
était condamné, qu’avait-il à perdre ?
L’ascenseur s’est rouvert dans le
hall du bâtiment mais Flack s’est arrêté devant sa portière de voiture,
maintenant inquiet.
_Tu
cherches autre chose n’est-ce pas ?
_Qu’est-ce
qui te fait dire ça ?
Nous nous sommes fait face alors
que j’allais prendre la place du passager, séparés par la voiture elle-même.
_Je
ne sais pas. Une intuition.
J’ai haussé un sourcil, piquée à
vif, mais il a disparu à l’intérieur sans rien ajouter de plus. J’ai préféré ne
pas chercher plus loin afin d’éviter une dispute en règle et nous avons repris
la route en silence.
08 août 2008
Heure de détente
Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler de jeux. Rien de bien folichon en fait, je cède à la mode des petits jeux en flash qui naissent sur le net, qui sont très simples d'utilisation et qui ne prennent pas un temps fou pour monter un personnage ^^
D'abord viens te faire mordre par mon loup-garou, il a faim et aime bien la chair humaine ah ah !
Ici
Puis viens te faire adouber par mon chevalier pour défendre le bien ou le mal. C'est une femme, mais chevalière, ça passe mal vu le contexte.
Là
Tu peux jouer au petit sorcier en passant par ici
Personnellement, ce n'est pas mon préféré, car il se joue différemment mais si vous vous sentez une âme d'Harry Potter... ;)
Et finalement, deviens mon élève, jeune padawan ! Je t'apprendrais l'art du combat avec la technique du coup de pied aux fesses, tu verras, c'est radical ! 
06 août 2008
Critiques - Film (3)
Après Batman the Dark Knight et Wall-e, voici le nouveau film que je viens de voir (je sors à peine de la séance), la Momie, l'empereur Dragon.
Alors pour parler de ce film, je dois d'abord vous parler des deux précédentes histoires sous le copyright de la Momie. Tout d'abord en 1999 (déjà !) sort la Momie (oui titre très original) 
avec Brenda Fraser, Rachel Weisz, John Hannah etc...
Résumé piqué sur Allo ciné :
Longtemps avant la naissance du Christ, pour avoir osé défier le
pharaon en lui ravissant sa jeune maîtresse, le grand prêtre de Thèbes,
Imhotep, est momifié vivant et enseveli dans une crypte secrète
d'Hamunaptra, la cité des morts. Du fond de son sarcophage, le grand
prêtre jure de se venger du genre humain. En 1923, un aventurier
américain, Rick O'Connell, découvre fortuitement les ruines
d'Hamunaptra que des générations d'égyptologues recherchaient en vain.
Il met dans le secret une jeune égyptologue et son frère et tous trois
partent à la recherche du trésor des pharaons.
Scénario simple en vérité. Mais pourtant gros succès au box office, à la surprise même des acteurs. Tiré des vieux films à sensations des années 30, dont le célèbre "the Mummy", on y retrouve un aventurier à la Indiana Jones, une belle intello et son frère maladroit, à la poursuite d'une momie d'un grand prêtre égyptien revenu à la vie pour l'amour de sa vie, la femme de Pharaon. Humour, action, effets spéciaux, recherche sur les momies, c'est un film amusant et captivant. Certes, cela n'évite pas les caricatures, les erreurs historiques à faire grincer les dents, mais cela se prend comme ça et ça fait plaisir. Ce film n'a jamais été produit pour devenir une référence, mais une bonne histoire que l'on peut regarder au coin du feu.


Trois ans plus tard, victime de son succès, sort Le retour de la Momie (2001)
On prend les mêmes et on recommence : Brendan Fraser, Rachel Weisz, Freddie Boath...
Résumé piqué sur Allo ciné :
"En 1935, Rick O'Connell et sa femme Evelyn mènent une vie paisible à Londres avec Alex, leur fils talentueux.
Mais
une nouvelle catastrophe se prépare dans les profondeurs du désert
saharien. Six mille ans avant notre ère, le roi Scorpion, fit un pacte
avec le dieu Anubis, qu'il trahit. Damné pour l'éternité, il est sur le
point de sortir des limbes et de lever l'armée d'Anubis pour dévaster
la planète.
Une secte mystérieuse et avide de pouvoir menée par le
diabolique Lock Nah et la séduisante Meela, ramènent à la vie la seule
créature capable de faire face au roi Scorpion : le grand prêtre
Imhotep, condamné depuis trois mille ans à errer comme un mort-vivant
pour avoir séduit la favorite du Pharaon. Sa momie est entreposée dans
une salle secrète du British Museum.
Ardeth Bay, chef militaire des Medja, implore O'Connell d'empêcher ce forfait aux conséquences désastreuses."
Alors petite déception pour ma part. Certes, la recette marche toujours : humour, action, sentiments...on regarde de nouveau un bon film d'aventure et ça se sent. Malheureusement, ce qui se sent aussi, c'est comment le film a été bâclé sur la fin : effets spéciaux beaucoup moins réussis, scénario casse gueule, facilités prises à bras le corps...cela laisse un goût amer lorsqu'on pense ce qui aurait pu être fait si les moyens n'avaient pas fondus comme neige au soleil. Grande fan d'Anubis, je n'en ai pas vu la truffe...et The Rock (le roi Scorpion) a beau faire ce qu'il peut, heureusement, il n'a quasiment aucun dialogue, car à part, les muscles, il n'a rien de spectaculaire. Point positif pour moi, on y parle de réincarnation. Même si, même chose, c'est balayé d'un revers de la main une fois qu'on n'a pas plus besoin. Ce film ne se prenant toujours pas au sérieux malgré le succès du 1, ça se regarde tout de même, un paquet de pop corn à la main.


S'en suit alors aujourd'hui (en 2008...si si) le troisième volet de la saga. Chose à noter, cette fois-ci, cela ne se passe plus en Egypte, mais en Chine ! Choix judicieux mais dangereux, car dieu sait qu'il y a de quoi choisir dans les légendes de ce bon vieux pays.
Cela donne la Momie, l'empereur Dragon. (Et non, pas la Momie 3)
Toujours les mêmes, sauf Rachel Weisz qui a décidé de laisser sa place à Maria Bello pour jouer le rôle d'Evelyne O'Connell.
Résumé piqué sur Allo ciné (Oui je triche ouhhh je sais !)
"Le troisième épisode de la saga La Momie nous transporte
cette fois en Asie pour une nouvelle aventure qui verra Rick O'Connell
et les siens livrer un combat sans merci à l'Empereur Dragon. Des
catacombes de la Chine antique aux sommets de l'Himalaya, l'explorateur
intrépide, son jeune fils Alex, sa femme Evelyn et son beau-frère
Jonathan affronteront la Momie ressuscitée du plus cruel conquérant de
Chine.
Victimes d'une sorcière maléfique, l'Empereur Dragon et ses
5000 soldats ont été relégués pour l'éternité dans les limbes.
L'immense armée de terre cuite reposera ainsi durant 2000 ans, oubliée
de tous, jusqu'à ce qu'Alex commette l'erreur de réveiller son chef.
Pour éviter une vague de méfaits, Rick devra appeler à la rescousse les
seules personnes plus habiles que lui à combattre les morts-vivants :
sa propre famille..."
Le film que je viens de voir donc.
Déjà, quand j'ai appris qu'un troisième était en route, j'étais contente. Un bon film qui fait plaisir, avec de l'humour, de l'Histoire...mais une déception m'a frappé en plein visage quand j'ai appris que Rachel Weisz ne ferait plus partie de l'aventure.
Vi j'ai découvert l'actrice lors de la momie 1 et j'ai tout de suite adoré son jeu. Apprendre qu'elle ne serait pas là pour le 3 m'a fait décider que je n'irai pas le voir, de peur d'être trop déçue par sa remplaçante. Et puis finalement, j'ai changé d'avis en regardant la bande d'annonce (on ne sait jamais après tout...mais je reste méfiante)
J'ai l'occasion de le voir la veille de sa sortie, j'en profite donc et rejoins la salle. Déjà les 10 premières minutes du film posent le contexte de l'empereur Dragon. 10 minutes magnifiques ! niveau histoire, reconstitution historique et jeu des acteurs. Personnellement, le sous-titre du chinois ne me dérange pas. Au contraire, cela force à l'immersion.
Les 10 minutes passées, on retrouve les O'Connell en espion vétéran de la deuxième guerre (oui cela se passe entre 1946 et 47) lassés de leur vie pépère alors qu'ils rêvent tous les deux d'adrénaline. Leur fils Alex (le garnement dont on suit l'histoire dans le 2) a bien grandi et est devenu aussi indépendant que son père et aussi intelligent que sa mère. Pour preuve, le gamin a découvert la tombe de l'empereur Dragon (bah oui sinon y a pas d'histoire)
On retrouve les ficelles du premier, action à tout péter dans une chine colorée, beaucoup d'humour, voir un peu trop, effets spéciaux assez impressionnants, le film passe à grande vitesse tant on n'a pas le temps de s'ennuyer.
Alors bien sûr, les ficelles ont grossi. En 7 ans, on a eu le temps de voir d'autres films de ce genre : le côté romantique passe parfois un peu mal pour les gars qui cherchent que l'action pure et dure, l'humour est un peu lourd et l'histoire tire sur les monstres de légende chinois. Si vous n'aimez pas la Chine, laissez tomber car vous allez trouver certaines choses extravagantes.
Mais force est de constater qu'on aime ça. Comme toujours, les réalisateurs ne veulent pas faire de ce film une référence mais un bon film que l'on peut apprécier sans se tordre la tête dans tous les sens. L'humour est totalement assumé, ils se sont éclatés sur le scénario et sur les scènes romantiques ^^
Une chose qui m'a agréablement surprise, c'est la performance d'acteur et d'actrice de Jet li (l'empereur Dragon) et Michelle Yeoh (Zi yang) Ces deux-là n'ont plus rien à prouver évidemment, cependant, on sent qu'ils ont pris ce film comme un jeu malgré leur professionnalisme flagrant.


Avec ces deux stars (internationales) du cinéma asiatique, vous vous doutez bien que les combats en art martiaux sont obligatoires et forcément splendides. Rien n'est laissé au hasard, ils connaissent leur boulot et ils le font bien. Personnellement, j'aime beaucoup ces deux acteurs, cela a été une réelle surprise de les retrouver sur le même film. Ils ont bien remplacé Rachel Weisz, même si malgré la belle petite performance de sa remplaçante, elle restera ma préférée pour le rôle d'Evelyne. 


Au final, je mettrai donc :
En + : un bon scénario sans prise de tête
des acteurs bien dans leurs peaux (surtout Jet Li et Michelle Yeoh)
de l'humour et des créatures mythologiques
En - : des lourdeurs
des facilités dans la manière de traiter l'histoire
l'absence de Rachel Weisz (vi ça m'ennuie encore)
