Hum hum...oui bon...j'ai presque une semaine sans mise à jour, je sais, c'est pas courageux...Mais j'ai une excuse ! Je n'étais pas "là" ce week-end, loin de mon pc, loin de tout en fait. Question de souffler un peu et de penser à autre chose. Même mon co-auteur doit se demander si je ne suis pas morte...-_-'

Bref, tout ça pour dire que je me suis réveillée ce matin avec un flingue sous le nez. Diane n'était pas vraiment ravie à l'idée d'avoir été oubliée pendant presque 7 jours de suite...j'vous raconte pas la trouille ! c'est qu'elle est pas commode, même avec moi, la bougresse !

(Non je ne suis pas folle...mais à force de penser personnage, vivre personnage et rigoler personnage, et bah ils finissent par prendre le dessus...c'est pas si drôle d'être auteur)

J'espère qu'il reste du monde pour lire la suite tout de même ^^' bonne lecture à vous.

__Photo___by_Totosa

J’ai raccroché sans attendre, bien que cela me mettait mal à l’aise et j’ai fini de m’habiller avant de me passer un coup rapide dans les cheveux. J’ai attrapé mon arme, ma carte et mes papiers pour ensuite dévaler les escaliers de mon immeuble, le blouson par dessus le bras.

Flack patientait au parking, juste à côté de ma voiture, un gros beignet dans la main.

_Viviane ne t’avait pas mis au régime ?

_J’ai pas eu le wemps de prendre un wetit déjeuner, me répondit-il la bouche pleine, wu en veux un ?

_Hum…pourquoi pas tiens. Baba t’embrasse.

Je lui ai piqué un beignet au fond du sac et il a eu une mine amusée en me voyant le dévorer.

_Tu l’as encore envoyé sur les roses hein ? t’es vache, tu sais qu’elle t’adore !

_Mais je l’adore aussi ! Le côté babacool m’agace c’est tout. Et elle panique tellement pour un rien…tu m’étonnes après que je ne lui raconte pas 1/5e de mon boulot.

Il a levé les yeux au ciel et j’ai fait le tour de sa voiture pour prendre la place du passager. On avait du pain sur la planche.


_Raconte-moi plutôt la découverte du corps du père Nicolas, tu veux ? avec tout ça, je n’ai même pas eu le temps de lire ton rapport.

_C’est bien la peine que je le tape…bougonna-t-il avant de changer de vitesse, j’ai fait ce que tu m’as dit, je suis parti à la recherche du prêtre pour lui demander des comptes sur la découverte du caveau. Il m’a fallu plus de deux heures pour le retrouver dans cette maison de retraite plutôt bon chic bon genre. Et une bonne heure pour y arriver.

_A la maison de retraite ?

_Non à sa chambre.

J’ai haussé un sourcil alors que nous étions arrêtés à un feu rouge.

_Tu m’expliques ?

_Oui, a-t-il soupiré en me regardant du coin de l’œil, les bonnes femmes qui étaient chargées de s’occuper de lui…de vraies hyènes. Quand j’ai dit que je venais pour lui poser quelques questions, elles sont devenues folles et m’ont demandé de partir comme si j’avais la peste !

_Tu as bien précisé que tu étais de la police au moins ?

_A ton avis ? a-t-il ronchonné en changeant de vitesse, c’est à peine si elles se sont calmées.

_Et c’était quoi leur problème ?

Il a embranché sur le périphérique et je me suis instinctivement accrochée à la portière. Je détestais ce passage obligé pour quitter le centre ville.


_Le père Nicolas lui-même tiens ! Quand elles ont enfin voulu m’expliquer le pourquoi du comment, elles m’ont décrit un personnage tyrannique, narcissique, intolérant et touti quanti. Le genre de vieux qui se croyait tout permis. La haute autorité qu’il disait.

_« La haute autorité » ?

_C’est ce qu’elles m’ont dit. Il était du genre à les appeler à toutes les heures du jour ou de la nuit pour des broutilles, ou d’un seul coup, quand il lui prenait une lubie. Genre changer la couleur de sa chambre parce que celle qui était sur les murs ne lui plaisait plus…je t’assure, je n’invente rien !

J’ai fait une moue explicite, enfin rassurée d’être sortie du périph’.

_Le vieux râleur qui se croit au-dessus de tout, en définitif. Quand j’ai voulu me rendre dans sa chambre, il n’a évidemment pas répondu. Ce qui a intrigué les infirmières, car il était toujours levé à cette heure-là.

_Elles t’ont ouvert la porte ?

_Oui, et ont hurler de terreur quand elles ont découvert le père Nicolas ficelé sur la chaise avec les yeux en moins. J’ai aussitôt fait boucler la chambre et je t’ai appelé après avoir averti les blouses blanches.

J’ai acquiescé en regardant passer le paysage.


_C’est aussi simple que ça…pourquoi ? ça t’intrigue ?

Je me suis pincée les lèvres avant de reprendre la parole :

_Le tueur est entré comment ?

_Par la fenêtre. Une large baie vitrée qui donne sur le jardin intérieur. Cela aurait été impossible par la porte, étant donné les infirmières et le système de sécurité. Mais aucune trace d’effraction.

_Le père Nicolas aurait ouvert à son assassin ?

_C’est ce qui semble le plus logique oui. En même temps, il ne se sentait peut-être pas en danger.