Et voilà le retour du roman à proprement parlé ;) en ce moment, j'ai tellement de projets lancés en écriture que j'en oublie les mises à jour du principal intéressé. Ça m'apprendra à ranger ma chambre de fond en comble et retrouver mes vieux cahiers d'écriture. La syntaxe est vraiment mauvaise, mais les idées....comme quoi j'en avais dans la caboche à 12 ans :D

Allez, je vous laisse avec Diane, elle râle encore dans mon dos...

Bonne lecture ^^

Happy_b_day_Ty_xD_by_AkaiSoul

 _Hum…y a des chances…tiens c’est pas par là ?

J’ai désigné un panneau qui donnait la direction des pompes funèbres Delco et co. A part que le haut dudit panneau avait été changé pour rajouter « pompe funèbres ».

_Vu le nom…combien tu paries que c’était un garage avant sa transformation ?


Flack a eu un sourire en coin en nous engageant sur le sentier de terre qui devait nous amener à l’endroit proprement dit. J’ai presque eu un rire en découvrant l’envers du décor. Un vieux bâtiment qui sentait encore l’huile et l’essence, à la peinture craquelée, mais à l’enseigne parfaitement refaite en attendant le reste du ravalement de façade.

_Tu confierais un proche à ces gens là ? grimaça mon ami en sortant de la voiture, tu sais qu’ils sont censé préparer les morts là-dedans ?

_Il paraît, me suis-je moquée dans un large sourire, attends de voir l’intérieur.

Nous avons traversé la cour encore en friche et avons rejoint le bâtiment central, sans doute les anciens bureaux du garage, maintenant remplis de cercueil en tout genre, de toutes les couleurs et de toutes les tailles.

_Matte-moi ça ! me suis-je aussitôt exclamée, hilare, des coussins molletonnés !

_Diane !

_Quoiii ? Je ne fais que regarder !

J’ai tâté l’intérieur avec curiosité, effarée par l’argent claqué dans ces boites qui ne servaient qu’une seule fois en général. En même temps, comme je refusais d’être incinérée, je n’avais pas réellement le choix…et ça me dégoûtait d’avance. Etre brûlée ou être mangée par les vers ?…je préférais ne pas y penser.


_Messieurs dames ?

Un homme est arrivé après quelques minutes, plutôt banal dans son genre, quoique pas encore prêt à porter ce costume de croque-mort.

_Vous venez pour un proche ?

_Pas exactement.

Nous avons montré nos cartes et il s’est aussitôt raidi. C’était fou le nombre de gens qui réagissait ainsi en apprenant notre profession.

_Vous avez bien envoyé une équipe pour récupérer le corps d’une certaine…Bernadette Leblanc, déclara Flack en vérifiant les données sur son calepin, hier à environ 11h57, à la morgue de l’hôpital central ?

_Euh attendez…il faut que je regarde dans mes registres.

Il a fait a fait demi-tour et a disparu derrière un large rideau d’un bleu foncé d’un petit pas pressé. J’en ai profité pour regarder les prix indiqués sur un beau cercueil de bois laqué, mais Flack a prestement remis la plaquette à sa place quand j’ai failli pousser un cri de surprise.

_J’ai raté ma vocation ! ais-je murmuré encore sous le choc, tu sais combien ils en demandent ?

_J’en ai une idée oui.

_T’as déjà fait des recherches avec Viviane ?!

_Il a fait bien fallu, a-t-il déclaré en haussant à peine le ton, je ne veux pas que Lucas ait à s’occuper de ce genre de chose s’il venait à nous arriver quelque chose.

_Hum…t’as pas tord.


L’homme en noir est revenu, un carnet en main, l’air visiblement contrarié.

_Quel nom avez-vous dit s’il vous plait ?

_Bernadette Leblanc.

Il a tourné les pages alors qu’il avait déjà le doigt bloqué au bon endroit, puis est reparti en arrière, soudain paniqué.

_J’ai peur que…quelle heure ?

_11h57.

_Je…je n’ai aucune trace de cette madame Leblanc. Vous êtes certain de ne pas faire d’erreur ?

_Certain oui. Qui avez-vous envoyé ?

_Deux nouveaux employés. Très compétents au demeurant. Ah bah tenez justement, les voilà.

Nous nous sommes retournés quand un camion noir est venu se garer non loin de notre voiture. Deux hommes d’âge moyen en sont descendus, vêtus d’un uniforme au sigle de la nouvelle société. Flack m’a fait signe : c’était bien eux sur la vidéo. Ils ne s’étaient même pas cachés lorsqu’ils étaient venus embarquer notre squelette.

_Vous, vous restez là ok ?

Le patron nous a regardé sans comprendre et nous avons fait demi-tour en toute innocence pour éviter d’effrayer les nouveaux arrivés..


Mais l’un des deux gars, dans la vingtaine environ, a vite commencé à nous regarder de travers en déchargeant un corps fraîchement arrivé.

_Ils nous ont repéré…

_Dégage !

Le deuxième type a sursauté mais a immédiatement fait volte-face en prenant les jambes à son cou.

_J’l’prends !

_Je me charge de l’autre !