Dans la gueule du loup...

Extrait de pensée ou de roman selon l'inspiration et le temps.

28 novembre 2008

36-15 My Life

Alors alors alors...le résultat de ce 27 novembre...

(Attention très long morceau)

A dire vrai, j'ai du annuler une sortie entre amis pour pas grand chose. Ça a été 48 heures de folie pour...un panier de consolation. Attention, un beau panier, avec 4 livres, un carnet à buvard, deux beaux stylos et trois trucs qui essayent d'y ressembler, un fond de teint au ton framboise (O-o) une clef MP3, un paquet de biscuit à champagne (miam) et une montre (qui vit un an en gros). Le truc super facile à trimballer de gare en gare sous les yeux envieux des gens qui voudraient bien me le piquer. Car oui tout était emballé en paquet cadeau alors forcément..

Début de la journée, disons plutôt de l'après-midi autour de 15h, je vais à la gare avec un petit sac car je dois être hébergée chez quelqu'un pour la nuit. Changement de gare du nord à la gare de l'est etc...j'arrive à Reims à l'heure. Et là, la galère commence. On m'a donné un plan pour que je puisse rejoindre un arrêt de bus à pied pour ensuite parvenir jusqu'à la faculté, la Coquille comme on l'appelle, à cause de sa forme en coquille Saint Jacques (et ce n'est pas une blague)...
Sauf que Reims est une ville en travaux ! Et des travaux partout ! De la sortie de la gare, en passant par le parvis de la cathédrale jusqu'à la faculté où je devais me rendre. Déjà là, je le sens mal. De plus, je souffre alors d'une migraine carabinée. Car les gens de la SNCF ont peur que l'on meurt de froid et il fait une chaleur de gueux dans leurs trains ! Et dehors en ce moment, il pèle ! Et comme je suis très sensible aux changements de température, je ne vous raconte pas ma tête...

Donc bon...je retourne le plan et je pars sur la route en me disant que j'ai quand même 3/4 d'heure d'avance. (Oui je ne supporte pas être en retard) mais sur ces petits plans merveilleux, il manque la moitié des noms des rues. Et quand les travaux vous empêchent de suivre le plan et beh...vous faites comme vous pouvez. J'ai demandé la route à une dame très gentille qui m'a même offert des marrons chauds (on ne voit pas ça tous les jours) et je me suis presque retrouvée à mon arrêt de bus face...à la cathédrale ! Ça aurait beaucoup plus simple de commencer par là mais bon....

Mais là je dois trouver l'arrêt qui prend le bus H. Et il y a toutes les lettres de l'alphabet quasiment dispersés autour de la cathédrale ! Sans oublier que l'heure tourne, il est déjà 18h40 et j'ai rendez-vous à 19h...en gros, c'est un peu la panique. Je rentre dans un bar tabac et je demande ma route. Je tombe sur un homme adorable qui m'indique l'arrêt qui se trouve à 300 mètres même pas. Et voilà le H qui me passe devant !
Vous voyez une dératée qui court après ? et bien c'est moi >-<
Je monte dedans et je m'effondre devant une vieille dame qui voit mon billet de 5€ s'envoler dans le wagon. V'là qu'elle me parle de sa petite fille qui a eu le même tour etc etc. et je n'étais pas vraiment disposée à l'écouter, les nerfs déjà bien entamés. Mais elle s'est révélée très gentille et m'a même aidé lorsque la fac s'est dessinée dans mon dos. Voilà que je saute sur le bouton 'arrêt demandé' mais le bus passe devant sans s'arrêter. Maman au s'cours !
Mais nan, pas de panique. Avec les travaux, l'arrêt H est sans cesse reculé jusqu'au bout de la rue. Ouf.

Je sors de là et je cherche l'école de commerce où doit se dérouler l'assemblée. Elle est censée se trouver juste en face de la coquille. Mais je ne vois rien du tout, il est nuit noir ! Je demande à une étudiante qui a du me prendre pour une demeurée et qui me pointe un tas de béton que j'ai pris pour un bâtiment administratif...juste derrière moi ah ah...(les nerfs les nerfs...)
Je fonce, il est 19h tout pile, je ne serai pas en retard, youhou !
Je montre mon invitation (qui n'a rien d'exceptionnelle, je le verrai par la suite) et je rentre dans une amphi bourrée de monde. Des étudiants de l'école de Reims, en veux-tu en voilà. Avec cette foule, j'ai cru être retournée à la fac en cours d'archéo.

Un peu perdue, je prends une place au hasard et je m'écroule, soulagée de ne pas être en retard. Dix minutes passent dans un brouhaha plutôt joyeux, j'en profite pour regarder autour de moi...et il semblerait que je sois la seule fille à ne connaitre personne. Le malaise s'installe.
Les invités arrivent, dont Patrick Poivre d'Arvor, le parrain de l'association "Délivre-moi" qui a organisé le concours. Applaudissement, remerciements d'usage bla bla bla, et voilà qu'on se lance dans trois quarts d'heure de question-réponse avec le journaliste que j'ai trouvé - de mon point de vue de spectatrice - très ouvert et sympathique.
Et enfin la cérémonie ! La bonne blague ! Elle a duré 10 minutes en tout et pour tout ! Car en vérité, les gagnants étaient déjà désignés depuis longtemps et ils le savaient ! Le dessinateur était à Pékin, en voyage pour faire une BD, et nous a envoyé une vidéo pour nous remercier. Plutôt sympa. Aucune trace des nominés, je commence sérieusement à me demander ce que je fous là.
Arrive le gagnant de la catégorie Roman. Et là tout s'effondre. Non pas à cause de ma défaite apprise dès que j'ai mis les pieds dans cette salle, mais quand l'éditeur et les jurés ont expliqué pourquoi et comment ils ont fait ce choix...j'ai compris que c'était perdu d'avance, et ce, bien avant cette cérémonie.

En effet, le gagnant a écrit un livre expliquant la vie du frère de Rimbaud à la première personne. Or Reims est la région - à peu près - où a grandi le poète. Ensuite, l'éditeur nous avoue adorer l'écriture des années 20, ce qui peut correspondre à ce genre du roman...PPDA adore Rimbaud - c'est son auteur favori - et par dessus tout...le gagnant est un ancien élève de l'école de Reims qui a organisé ce concours !
Quand on voit ça...soit on s'effondre, soit on rigole. Il est clair qu'avec mon roman fantastique qui parle d'agent, de démon, d'avocat et de cours de justice, je n'avais pas l'ombre d'une chance.

Et voilà la cérémonie est terminée. Maintenant, la foule se précipite au buffet installé dans la pièce voisine. Le temps que je suive le mouvement, le buffet est déjà assailli ! Je n'ai même pas pu avoir ma coupe de champagne, et j'ai à peine pu manger un gâteau.
Maintenant, je ne sais pas quoi faire. Je fais tapisserie pendant que tous les autres discutent entre eux ... la fille plantée seule près du piano et bien...c'est encore moi -_-' Personne ne vient me voir, je ne sais pas ce que je fous-là, mes nerfs me mettent dans un sale état. Sérieusement, je me fais rembourser et je rentre ! Tant pis si je dois prendre le train à 1h du matin, il faut que je quitte cette salle ! J'appelle chez moi et je demande à ma mère de vérifier les horaires de train pour le retour. Malheureusement, le dernier est déjà passé.

Résultat : je suis coincée à Reims, je ne sais pas où je vais passer la nuit, je ne sais même pas si je vais être remboursée...je ne vous raconte pas mon état. Certes, vous devez penser que j'abuse de me mettre en rogne pour ça, mais je ne supporte pas ne pas savoir ce qui va m'arriver et surtout faire un voyage pareil pour finir par faire tapisserie ! Quand je pense qu'en même temps, mes amis se marrent autour d'un verre et que je poireaute en voyant la salle se vider...je fais la fermeture carrément.
Là, je repère un gars qui a l'air dans ma situation : complètement paumé, les yeux rivés sur son portable qu'il n'arrête pas de pianoter. Après moult hésitations, j'engage la conversation et bingo ! lui aussi est un nominé et il ne sait pas du tout ce qu'on a l'intention de faire de nous. La salle se vide complètement, on se voit déjà dormir sous les ponts quand un gars arrive, celui qui tenait le micro pendant la cérémonie.
"C'est vous les deux nominés ?" "bah un peu oui" bla bla bla...c'est là qu'on apprend que nous avons été noté selon des grilles que malheureusement, nous ne verrons jamais. C'est bien dommage car cela m'aurait aidé pour savoir ce qui n'allait pas.

Et c'est là que nous rencontrons les filles de l'association qui s'exclament toutes surprises qu'elles avaient eu peur que nous soyons partis. Elles n'ont pas arrêté de nous remercier d'être venus et nous ont présenté les paniers dont je vous ai parlé au début. Puis cerise sur le gâteau, pour l'hébergement, nous avons droit à une nuit dans un hôtel 3 étoiles !
Là, je tombe des nues. Mais je suis vraiment soulagée. Il nous reste à prendre le bus pour rejoindre le centre de Reims et je pourrai enfin dormir. Là on descend la rue et on attend près de l'arrêt ...30 minutes dans des températures négatives, la bouteille de Coca que l'on m'a généreusement donné était glacée. Du coup, avec le décalage, on retrouve les organisatrices qui doivent prendre le même car. Elles nous conduisent quasiment au pied de l'hôtel qui malgré ses 3 étoiles, ne brille pas de milles feux. Ce qui flatte, c'était la taille de la salle de bain qui fait au moins trois fois celle de mon appartement. Et la taille du lit. Mais bon, j'étais seule alors...-_-'
J'appelle ma mère pour la rassurer et je me couche. Car il était déjà plus de 23h30. En réfléchissant, je dois me lever tôt pour refaire toute la route inverse et donc changer trois fois de train pour pouvoir rentrer chez moi. Je décide donc de me lever pour 8h grand max. (ce qui pour moi est, depuis le début de mon chômage, un exploit ^^')

Mais hôtel trois étoiles ne veut pas forcément dire bonne isolation. Et bon chauffage. J'ai passé la nuit frigorifiée sous quelques draps pas encore prévus pour l'hiver et j'ai entendu les voisins prendre allégrement leur bain à 7h40 du matin. L'hôtel ne prenant pas les tickets restaurants pour que je puisse me payer le petit déjeuner, j'ai rejoint la gare à 8h dans un froid glacé.
Bref, trois changements de gare, je n'arrête pas de me faire remarquer avec mon panier, mais je n'ai qu'une seule hâte : rentrer chez moi, souffler un peu, me réchauffer et ouvrir les paquets.

Finalement, je n'ai déjà plus rien de cette sortie. Heureusement, j'ai été remboursée. Mais bon, en tout état de cause, j'aurai vivement préféré aller à Paris comme c'était prévu au départ pour retrouver mes camarades et boire un verre en leur compagnie. Je suis vannée et demain, je dois me relever tôt pour aller signer un contrat...un beau week-end de gâché.
Et pour ceux qui me diraient "Oui mais bon tu as été choisie et nominée, c'est déjà pas mal" ils sont reçus une vingtaine de manuscrit à tout casser. Alors franchement...ma nomination, je m'assoies dessus.

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24 novembre 2008

Lune Bleue - 37 -

Que c'est plaisant d'avoir fini une histoire ^^ ça permet enfin de se changer les idées et de voir le travail accompli. Au jour d'aujourd'hui, je suis relativement fière de cet univers que j'ai construit de mes petites mimines. Bon de point de vue de professionnel, je suis certaine qu'il y a encore beaucoup de travail à faire dessus, que mon écriture laisse parfois à désirer etc...mais pour le moment, j'ai décidé de ne pas faire attention à ces considérations qui pourraient finir par me démoraliser. Oui je suis championne pour me foutre le bourdon toute seule, c'est un don -_-'

Sinon le 27 approche lentement...dans trois jours en fait. Je suis persuadée d'être la 10e nominée sur 10, alors je me console en me disant que mon roman a tout de même été choisi parmi tous les envoyés (car je ne pense pas qu'on était que 10 auteurs non publiés qui ont tenté leur chance par ce concours...enfin...j'espère >-< !)

Avec tout ça, je me suis déjà inventée un nouvel univers. Bon cette fois-ci, j'ai fait court, je voulais surtout inventer un nouveau personnage, le monde autour d'elle a donc été brossé en à peine 30 pages :p une sorte de nouvelle ou d'une introduction à quelque chose de plus profond. Quand j'aurai le courage...Je n'ai pas abandonné Diane pour autant, je sens qu'il y a encore beaucoup de chose à faire avec elle et ses proches. Ces deux romans n'ont brossé que la surface de toute la saga que je voulais faire au début. A moi de trouver l'inspiration ;)

Allez, je vous laisse avec la fin du chapitre 6 de Lune Bleue. Action en perspective !

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_Flack…le docteur Lavoisy !

 _Que… merde !

Nous avons eu le même réflexe. Nous avons fait volte-face pour vite la rattraper alors qu’elle continuait d’avancer innocemment vers sa voiture. C’était elle qui possédait tous les renseignements sur le squelette disparu. Elle en savait donc plus que nous tous sur le fameux corps qui semblait attirer autant de convoitise !

 _Docteur Lavoisy !

Flack m’a doublé alors que nous courions sur le bitume trempé, plus rapide, quand soudain, j’ai entendu cette petite voix au fond de mon esprit :

« Peligro, bruja ! »

 « Que ? »

J’ai pillé net en tiquant sur le mot « Bruja »[1]. J’ai instinctivement fouillé dans les poches de mon blouson et j’ai attrapé cette petite poupée de chiffon qui semblait presque me brûler la main. Elle me prévenait d’un danger.


 « Bip bip »

J’ai entendu le déclic des clefs quand le docteur Lavoisy a voulu provoquer l’ouverture des portières et j’ai eu comme un éclair. Une sorte de flash de génie qui m’a fait comprendre ce qui allait se passer.

 _FLACK ! A terre !

J’ai ouvert la main pour attraper Chantal Lavoisy quand sa voiture a littéralement explosé ! Flack a été projeté au sol. J’ai été rejeté en arrière sous la puissance du feu et Lavoisy a volé avec moi, attirée par ma télékinésie. Nous nous sommes toutes les deux effondrées durement sur le goudron alors que les parties enflammées de la voiture s’échouaient tout autour de nous.

J’ai secoué la tête, complètement sonnée, et j’ai vu le monde tourner autour de moi, dans un sifflement aigu qui me paralysait les oreilles et troublait mon équilibre.

 _…Docteur ?

J’ai tâté le sol à genoux, et je l’ai vu bouger non loin de là, gémissante de douleur mais vivante. Des crépitements prouvant que la voiture était toujours en feu ont résonné dans mon esprit et j’ai tenté de me redresser, me rattrapant à peine du bout des doigts.

 _Mademoiselle, ne bougez pas !

Deux infirmiers m’ont foncé dessus pour m’empêcher de bouger alors que j’étais encore brumeuse mais je les ai repoussé en cherchant Flack du regard. Je l’ai trouvé gisant à moins d’un mètre, du sang perlant de ses oreilles, les yeux désespérément clos.

 _FLACK !

Je me suis précipitée vers lui, titubante et j’ai manqué de tomber sur un genou, totalement perturbée à cause de ce sifflement strident.


 _Flack ! Ouvre les yeux merde !

J’ai posé deux doigts sur son pouls et j’ai eu un soupir de soulagement : il respirait encore. Mais j’ai vu une énorme tache de sang sur sa chemise trempée par la pluie battante. Il avait reçu un morceau de la voiture dans le ventre sous la force de l’explosion.

 _Bordel, qu’est-ce que vous attendez pour venir le soigner ?! ais-je hurlé aux alentours pour alerter les soigneurs, Flack, tiens-le coup s’il te plait ! Pense à Lucas !

Il n’a évidemment pas réagi, inconscient. J’ai senti la panique m’envahir quand les infirmiers m’ont demandé de reculer pour prendre ses battements de cœur et vérifier ses pupilles.

 _On l’emmène !

Toute une équipe s’est présentée sur le parking, prête à s’occuper de tous les blessés et a commencé à le préparer pour un brancard, en lui écrasant un masque sur le nez pour l’aider à respiration et en pressant sa blessure afin d’éviter l’hémorragie.

 _Diane !!

Une voix s’est faite entendre mais le sifflement m’a empêché de la reconnaître. De toute façon, je suivais les moindres gestes des infirmiers qui s’occupaient de Flack, totalement hypnotisée par ce sang qui continuait de couler de son ventre.


 _Diane ! Regarde-moi !

Deux mains m’ont attrapé par le cou sans violence et un visage s’est dessiné devant moi. Alain.

 _Dis-moi si ça va !

J’ai grimacé de douleur et je suis tombée contre son torse, les jambes tremblantes.

 _C’est bon, c’est bon, je te tiens.

 _…Chantal…

 _Ils s’en occupent, elle est déjà à l’intérieur. Viens, je t’emmène.

Il a passé un bras sous mes jambes et m’a soulevé du sol pour m’emmener à l’abri. Je me suis agrippée à son cou comme une enfant mais j’ai regardé Flack partir au pas de charge, inconscient sur le brancard porté par deux hommes expérimentés.

 « Peligro Bruja… »


[1] Bruja : sorcière en espagnol. Peligro Bruja : « danger sorcière ! »


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20 novembre 2008

Lune Bleue - 36 -

- FINI !
Ayé, j'ai fini Lune Rouge ! Et donc cette histoire ;)
Bon bien sûr, il me reste des choses à fignoler, beaucoup de corrections à faire, lire, relire et re-re-lire pour enlever le plus de faute possible, mais bon, le plus gros est fait !
Juste pour dire, j'ai écrit en tout et pour tout 795 pages divisées en deux tomes. J'ai donc modifié la coupure pour que les deux tomes fassent environ 400 pages chacun, mais vu comme ça, je doute qu'ils trouvent preneur sous cette forme là.
Il va aussi me falloir des lecteurs pour cette deuxième partie, pour que je sache si elle tient la route ou si je suis encore totalement partie en vrille. (ce qui ne m'étonnerait pas, d'ailleurs) après tout, j'ai tellement mis d'idées là-dedans que les regrouper tout en faisant fonctionner la logique m'a grillé quelques neurones. J'espère éviter la même chose à mes lecteurs ;)

Donc voilà pour la bonne nouvelle !

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Il s’est arrêté au milieu du hall et je me suis retournée.

 _Crois-tu vraiment qu’un homme seul aurait pu organiser tout ça ?

 _Tu…depuis quand tu penses une chose pareille sans m’en parler ?!

 _Depuis que je crois que le père Nicolas et le père Michel étaient étroitement liés. Et que le meurtre d’Anna est ce lien que Mulosky a tenté de briser en reconnaissant ses tords. En mettant sa croix autour du cou de la gamine.

Il m’a regardé de travers avant de me rejoindre sur le perron. Il pleuvinait, encore.

 _Alors tu crois que…Mulosky a vraiment tué Anna ? Pourquoi ?

 _Parce que le père Nicolas lui a demandé. Une sorte de preuve de loyauté pour des croyants retournés à l’âge de pierre. Le vieux se flagellait et traitait les femmes comme des moins que rien. Et il y a ce caveau. Caveau si précieux qu’on est prêt à tuer tous ceux qui s’en approchent, de prêt ou de loin.

 _Diane, pourquoi tu ne me dis pas ce que tu sais vraiment ?

Je me suis arrêtée près de la voiture et je lui ai faiblement souri.


 _Je ne suis encore sûre de rien. Et tu sais à quel point le capitaine est friand d’explications à tire-larigot.

Il a eu un soupir explicite mais il a évité de me poser des questions, comprenant parfaitement que je ne pouvais y répondre. Il s’est contenté de prendre le volant en me toisant d’un coup d’œil discret.

 _J’espère qu’un jour tu me diras ce que tu te pèses.

J’ai évité de le regarder, accoudée à la portière. Le silence pesant n’a été entrecoupé que par les liaisons radios faites avec le standard.

 _Quel temps de merde.

Il a enclenché les essuie-glace alors que la pluie se faisait plus violente. Il a trouvé une place au parking de l’hôpital assez proche de l’entrée et j’ai rejeté ma ceinture, pressée de retrouver Alain et lui dire ce que nous avions trouvé. Bien sûr, tout dépendait des recherches que nous venions de lancer, mais je ne désespérais pas. Ils allaient bien finir par faire une erreur.


 _Tiens docteur Lavoisy ? vous partez ?

Nous avons croisé l’anthropologue qui fouillait frénétiquement son sac. Elle a du lever le nez pour me reconnaître.

 _Tiens lieutenant Montel ! Non non je vais juste chercher quelques affaires dans mon coffre de voiture. Si je retrouve mes clefs…fichu sac, je l’ai vraiment pris trop grand !

Flack a eu un sourire en la voyant nous dépasser d’un pas rapide. J’ai eu un soupir amusé, puis me suis avancée des doubles portes vitrées pour provoquer leur ouverture. Flack m’a alors brusquement attrapé par le bras.

 _Diane.

 _Aie ! Quoi ?

 _Regarde.

Il m’a désigné un reflet dans la vitrine et j’ai froncé les sourcils. J’ai mis quelques secondes à comprendre ce qu’il voulait me montrer et j’ai deviné une silhouette qui se tenait juste derrière notre voiture. Debout dans la rangée d’herbe, les mains dans les poches de son sweat, le visage caché au fond de sa capuche.

 _Nom de dieu…

 _Tu crois que c’est lui ?

 _…oh oui…c’est lui.

 _Qu’est-ce qu’il fout là ? il vient surveiller la morgue ?

J’ai froncé les sourcils alors que la pluie était en train de troubler le reflet de ce type sur la vitrine. Le squelette était déjà entre ses mains, alors pourquoi se tenait-il là, en train de nous regarder ?

 

Posté par miyaki2384 à 20:26 - Lune Bleue - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 novembre 2008

Lune Bleue - 35 -

J'ai quasiment fini Lune Rouge ! Le plus gros est fait, je n'ai plus que la toute dernière partie à faire. J'avoue que j'hésite à la mettre tout à la fin, mais bon...ça m'a semblé sympa sur le coup. Je verrai bien avec mes lecteurs ;)
Pour le blog, j'attends de pouvoir changer sa mise en page avant de me prononcer. Ça ne serait pas juste pour ceux qui suivent ^^"'

La suite de l'histoire, bonne lecture à vous.

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Il nous a regardé comme s’il voulait des détails, mais il a de nouveau baissé les yeux quand il a compris qu’il n’en aurait pas.

 _J’attendais Slow parce qu’il aime bien prier là-bas.

 _Slow ?

 _…mon pote qui était avec moi tout à l’heure.

J’ai presque eu un rire à l’énonciation de ce surnom tout aussi bête que « Jock » et Flack lui a fait signe de poursuivre. Il a continué en secouant toujours plus son genou.

 _Ce gars est arrivé et m’a demandé si je voulais gagner de l’argent. Je l’ai regardé de travers mais il m’a juré que c’était sans danger. J’avais qu’à faire mon boulot …le seul truc, c’était de changer de corps à la morgue.

 _Le cadavre de la vieille dame contre le squelette.

 _Ouais…mais je devais le remettre morceau après morceau, sinon le marché tombait à l’eau.

 _Où as-tu fait l’échange ?

Il a encore eu des scrupules mais il a cédé en sentant nos deux regards le fixer.

 _Si j’vous dis où….vous parlerez au juge ?

 _Ça dépend de toi.

Il a soupiré et a attrapé le calepin laissé par Flack. Il a commencé à y dessiner quelque chose d’une main sèche.

 _Il m’a donné rendez-vous sur un chemin, à la sortie de la ville. Slow dormait, il a rien vu.

Flack a lu au-dessus de son épaule.

 _Ça, c’est la rivière ?

 _Ouais…j’ai attendu quoi…vingt minutes et ils se sont pointés au bord d’un van noir. Les fenêtres étaient couvertes de peinture. Vous savez, le truc pour pas voir à l’intérieur.

 _Combien étaient-ils ?

 _Trois. Deux ont pris le brancard pour récupérer leur squelette et l’autre nous a payé.

 _Tu pourrais nous en faire un portrait si on te présente à un dessinateur ?

Il a grimacé en secouant la tête.

 _Il portait des lunettes de soleil…par contre…j’ai noté la plaque de leur van…

J’ai sursauté, stupéfaite. Il nous a regardé d’un air presque désespéré quand Flack s’est redressé.

 _Mais c’est intelligent ça ! Ça va pas effacer tes conneries, mais ça pourrait bien plaider en ta faveur ! Tu notes ?

Le gosse a obéi et nous a tendu le calepin.

 _Des travaux d’intérêts général si tu fais amende honorable, ais-je déclaré en lisant le numéro, après ça, je te conseille d’aller voir tes parents et de prendre un peu d’air frais. Tu as besoin de remettre de l’ordre dans tes idées, tu me suis ?


Il a vivement acquiescé, rassuré, et nous avons quitté la salle avec une nouvelle information en poche.

 _On lance une recherche sur le van et sur ce chemin, au cas où ils auraient laissé des traces.

 _Et où tu vas là au juste ?

J’ai attrapé mon blouson qui patientait sur le dossier de ma chaise.

 _A la morgue. J’aimerai tenir Alain au courant de nos dernières découvertes. Après tout, il était responsable du caveau. Et le capitaine se méfie de lui.

 _D’accord. Laisse-moi juste le temps de passer un coup de fil et je te rejoins.

 _C’est bon, j’ai pas besoin d’une baby-sitter.

 _Laisse tomber, j’ai dit que je venais !

J’ai eu un soupir agacé. Il a laissé un message sur le répondeur de Viviane pour la rassurer et m’a rattrapé alors que j’appelais l’ascenseur.

 _Une chose que je ne comprends pas, me dit-il alors en regardant les numéros s’égrainer alors que nous gagnions le rez-de-chaussée, pourquoi engager des sous-fifres pour faire un truc pareil ? pourquoi notre assassin n’a pas fait ça tout seul ?

 _Et comment aurait-il fait pour transporter le squelette ?

 _Il a trouvé le moyen d’énucléer deux personnes sans que ces dernières ne le sentent arriver et il ne serait pas capable de voler une squelette en morceau ?

J’ai eu un soupir lorsque les portes se sont rouvertes sur le hall du commissariat.

 _Il a claqué 10.000 euros pour engager ces gosses ! Alors soit il est hyper prudent et ne veut surtout pas se faire pincer, soit…

 _…soit il n’est pas tout seul.


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12 novembre 2008

Lune Bleue - 34 -

Ce blog a besoin d'une autre mise en page. Je vais m'y attarder quand j'aurai fini Lune Rouge, vous trouverez peut-être un peu mieux les chapitres et liraient peut-être aussi avec plus d'entrain. L'envie d'arrêter ce blog me titille, je dois bien l'avouer.

Voici la suite, bonne lecture à vous.

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Il a repris ses esprits quand Flack s’est levé de la table.

_…qu’est-ce qui lui est arrivé ?

_Il vaut mieux que tu le saches pas, crois-moi. Quand es-tu allé prier pour la dernière fois aux Yvettes ?

_…avant hier. J’avais entendu dire que l’église avait été fermé un moment et…j’voulais y retourner pour voir…

_C’est là qu’on t’a proposé de piquer un corps ?


Il a dégluti en réalisant enfin dans quel guêpier il s’était retrouvé. Il avait un casier : principalement des petits larcins, des conneries d’adolescents et une cuite au volant pour fêter ses 18 ans…pas vraiment le curriculum d’un tueur sadique. Mais cela pouvait aggraver sa situation déjà précaire.

_Jock est venu me voir sur les marches…il m’a dit avoir un plan pour gagner beaucoup du fric avec presque rien. J’devais juste l’accompagner dans son nouveau boulot et on se partagerait le bénéfice.

_Combien ?

_…5000.

J’ai repoussé une mèche de cheveux, agacée. 10.000 euros pour voler un corps…c’était une somme énorme pour engager deux petits crétins qui se seraient contentés de la moitié.

« Ce squelette doit avoir une réelle importance pour l’Inquisition. Pour qui serait-elle prête à tuer deux prêtres et s’introduire dans une morgue d’Etat au risque de se faire prendre ? »

J’ai baissé les yeux vers le crétin qui commençait à être très nerveux.

« En même temps, elle nettoie très bien ses traces…seuls ces deux imbéciles vont se faire piquer pour le vol du corps…sauf si on le retrouve avant qu’il ne soit de nouveau enfoui quelque part »

Flack m’a interrogé d’un regard silencieux, mais je lui ai plutôt proposé de quitter la salle pour laisser notre voleur cogiter dans son coin.


Nous avons contourné la glace sans teint et avons regardé notre voleur se morfondre, la tête entre les mains.

_Je crois qu’il vient de comprendre son erreur, souffla Flack, un poing sur la hanche.

_Hum hum…allons voir son camarade. Il a peut-être autre chose à nous dire.

_Je te suis.

J’ai ouvert la porte voisine et nous avons retrouvé le fameux « Jock » assis derrière la table, en train de secouer du genou en jouant avec un bout de papier entre ses doigts. Très nerveux. Au moins, il ne cachait pas sa culpabilité.

_Alors Jock ! déclara Flack en faisant redonder le K, il paraît que tu as trouvé le bon filon pour te faire de l’argent facilement ?

Il nous a fusillé du regard sans répondre, le genou toujours sautillant sous la table.

_Ton copain a bien parlé, il a des chances de s’en sortir avec une mise à l’épreuve. Toi par contre, vol et recel de cadavre…combien il risque pour ça ?

_Oh quelque chose comme 10 ans de prison.

Il a tiqué en regardant mon collègue un peu plus précisément.

_Et oui mon gars, c’est bien un cadavre que t’as piqué, et pas un tas de vieux truc moisi. Selon ton camarade, c’est toi qui a eu le filon. Alors, à qui tu l’as refourgué avant que l’on te coince ?

_…je les connais pas…murmura-t-il en restant fixé sur son bout de papier, avec son genou qui commençait sérieusement à m’énerver.

_Mais encore ? comment t’ont-ils contacté ? et ne nous fais pas le coup du copain d’un copain s’il te plait, on connaît.


Il s’est pincé les lèvres mais a tressailli lorsque je me suis approchée de lui.

_Qui t’a contacté ? un homme de l’église ?

_Comment vous… ?

Il s’est arrêté et a réalisé qu’il s’était vendu dans un réflexe.

_Comment nous le savons ? à ton avis ?

Flack a jeté un calepin et un crayon devant lui et il l’a arrêté de sa main.

_Nom et prénom de l’homme qui t’a demandé de voler ce corps.

_Je ne le connais pas ! c’était la première fois que je le voyais ! je ne sais même pas comment il m’a trouvé !

_Description physique alors.

_…un grand mec…en costard…un vrai men in black.

_Quand s’est-il approché de toi ?

Il a jeté son bout de papier en boule en ne sachant plus quoi en faire.

_…il y a deux jours. J’voulais voir la sacristie. Tout le monde voulait voir la sacristie parce qu’il paraît que le curé s’y est fait dézinguer.


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08 novembre 2008

Lune Bleue - 33 -

Et voici la suite ^^ sachez que j'ai repris l'écriture de Lune Rouge et que je compte bien le finir cette fois-ci. J'ai repris la trame et j'espère pouvoir la finir en 380 pages pour faire un tome équivalent au premier. Ça fera une bonne histoire ;)

J'ai acheté mes billets pour le concours de Reims, je croise les doigts. J'ai remarqué qu'il y avait une catégorie pour les dessineux et leur bande dessinée, les romans et les nouvelles. Ça risque de prendre une bonne partie de la soirée tout ça...à moi les nerfs en vrac pour un prix de consolation :p

Allez, je vous laisse avec Diane, bonne lecture à vous.

_Good__n_Evil_face__by_sakimichan

_Mais puisque que je vous dis que je ne sais pas qui nous a offert ce boulot, putain !

 _Eh ! Tu restes poli devant la dame ! Ta mère ne t’a pas appris la politesse ?

Flack s’est redressé après avoir secoué mon fuyard d’une petite tape derrière la tête.

J’ai bougé mes doigts, la main cachée sous un grand pansement. Ça plus ma brûlure sur la paume…heureusement que j’étais gauchère.

J’ai caché une grimace désespérée, debout dans un coin de la salle d’interrogatoire où nous venions d’emmener l’un des deux voleurs de cadavre. L’autre attendait patiemment que l’on s’occupe de lui par la suite.

 _Qui t’as demandé de voler ce squelette ? Tu dois bien avoir une petite idée non ? c’est pourtant pas courant comme demande.

Flack a fait glisser une photo du caveau sur la table lisse, mais le blaireau l’a repoussé sans même la regarder.

 _On nous a demandé de récupérer un corps pour le préparer, comme d’hab’ ! ça nous a même pris un temps fou pour prendre tous les os !

 _Où l’avez-vous déposé ? On a fouillé les hangars de votre patron et il était nul part ! Où ?!

 _Bordel, j’en sais rien, c’est pas moi qui conduisait !

 _C’est ça, t’es aveugle peut-être ? ne nous complique pas la tache, dis-nous combien on t’a donné pour voler un mort !

 _C’était pas un mort, c’était qu’un vieux truc moisi ! Putain, arrêtez, on n’a rien fait de mal !


Flack m’a regardé avec une mine désabusée. Je me suis décollée du mur, énervée.

 _Eh Einstein…

J’ai fait claquer ma main valide sur la table et il a sursauté avant de lever les yeux vers moi.

 _T’as quoi dans ta petite tête ?

 _Qu’est-ce que tu veux grognasse ? ça t’a pas suffi tout à l’heure ?

Je l’ai attrapé par le cou pour lui coller le nez sur la photo, assez brutalement, je l’avoue.

 _Ce tas de truc moisi comme tu dis, c’est toi dans 20 ans après avoir été bouffé par les vers ! Ça te dit que deux petits malins viennent violer ta tombe pour jouer aux osselets avec tes dents ?

 _Put…

J’ai appuyé sur mon étreinte et il s’est retrouvé la joue écrasée sur la table.

 _Qui t’a payé pour entrer dans la morgue pendant l’absence du légiste ?…je te conseille de répondre car les juges apprécient moyen les voleurs de cadavre. Tu veux passer pour un nécrophile auprès de tes camarades de prison ?

 _Vous avez pas le droit ! j’ai pas touché à ce truc ! je faisais juste le guet, merde !

Je l’ai relâché et il s’est redressé en reniflant bruyamment, mal à l’aise. Flack s’est approché et s’est assis sur un coin de la table, l’air plutôt oppressant.

 _J’faisais le guet d’accord ? C’est Jock qui a tout fait. Il a ouvert le truc et s’est amusé à refaire le squelette sur notre brancard. J’l’ai engueulé mais il m’a dit que cela faisait parti du deal. Le truc devait être totalement refait.

 _Et ton copain « Jock »…ça fait longtemps que tu le connais ?

 _…quelques mois…

 _Où tu l’as rencontré ?


Il a baissé les yeux, soudain gêné. J’ai du donner un coup dans sa chaise pour qu’il se réveille.

 _Où l’as-tu rencontré ?!

 _…à la mes…

 _Quoi ?

 _A la messe, merde vous êtes sourds ?!

J’ai levé les yeux vers Flack et ce dernier s’est passé une main sur le menton, comme pour dessiner un bouc qui n’existait pas. Le crétin a croisé notre regard et s’en est vexé, soudain orgueilleux.

 _Vous croyez que j’ai pas le droit de prier c’est ça ? qu’est-ce que ça peut vous foutre au juste ?!

 _Et où es-tu allé ?

 _…à l’église du quartier nord…

 _Notre dame des Yvettes ? 

 _Ouais…

 _Tu sais que le prêtre a été tué dans la sacristie il y a cinq jours ?

Il a violemment redressé la tête et nous a tous les deux dévisagés sans y croire.

 _…vous rigolez ?

 _Les scellés jaunes, tu croyais que c’était une avance sur Noël prochain ?

 _Non mais…c’est un quartier chaud, j’ai pensé à un truc qui avait mal tourné et…le père Michel est vraiment mort ?

Il est apparu complètement sonné par la nouvelle. Il s’est passé une main sur son crâne rasé puis il s’est lentement relevé, les yeux dans le vide.

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04 novembre 2008

Nomination Concours

Petite nouvelle à vous annoncer :

Hier, j'ai appris par mail que je faisais partie des 10 nominés pour le Prix Littéraire des Grandes Écoles de Reims, à travers le concours "Délivre-moi" auquel j'ai participé il y a plusieurs mois déjà en envoyant une copie de mon premier roman Black Angel !

Alors ça ne veut rien dire évidement, étant donné que nous sommes dix, mais c'est tout de même flatteur de savoir que mon histoire a réussi à passer le cap des éliminatoires pour être choisie parmi les premiers ;)

Sachez cependant qu'il va y avoir du beau monde et quelques éditeurs partenaires, d'où mon intérêt flagrant. Le premier prix en effet est d'avoir la chance de voir son histoire éditée dans le vrai monde du livre ^-^ alors je ne rêve pas, car j'ai de très grandes chances d'être refoulée à la 10e place, mais bon, un petit lot de consolation ne sera pas si mal. Le dernier que j'ai reçu lorsque j'ai fini 5e nationale d'un concours de nouvelle, il y a de ça des années, c'était 1000 francs en chèque cadeau. Je vous laisse deviner tout ce que j'ai pu faire avec :p

Les autres prix que j'ai pu recevoir, des livres sur le Nord Pas de Calais et un morceau de papier pour prouver mon prix d'excellence...le truc qui sert à rien mais qui aide à flatter l'égo ;) après tout, on ne fait pas ça pour une quelconque récompense mais surtout pour voir si son écriture peut plaire aux gens. Enfin pour moi, c'est ça.
Après, je mentirai en disant qu'un petit bonus ne serait pas le bienvenu :p (Comment ça vénale ?)

Bon ça ne se passera que le 27 novembre, je vous tiendrai au courant d'ici là ^^

Posté par miyaki2384 à 12:32 - Blabla - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2008

Lune Bleue - 32 -

La suite, encore et toujours ;) la tension monte, je vous prépare quelques surprises à ce niveau-là du récit.

Bonne lecture à vous.

___Se_Lest____by_charlie140588

Le brancard s’est lourdement échoué, faisant alors chuter le corps emballé sur le sol de gravier. Je me suis élancée à la poursuite du crâne rasé qui avait perdu sa casquette au passage et ce dernier s’est précipité au travers d’un vieux terrain vague où se tenait les restes d’un bâtiment récemment rasé pour construire de nouveaux logements.

 « Bordel ! »

Il courait vite ce salaud ! J’ai du accélérer pour le rattraper et j’ai réalisé qu’il allait tenter de me semer en passant par-delà une palissade de bois laissée là pour délimiter le terrain. J’ai alors décidé de tricher malgré les risques que cela pouvait comporter.

 « Allez… »

J’ai caché ma main. Les planches ont commencé à craquer sous le poids de mon lapin blanc. J’ai rétracté mes doigts et le bois a bruyamment cédé.

 _Aah !

Le fuyard s’est effondré et je l’ai enfin rejoint, le souffle court.

 _Allez enfoiré ! Debout !

Il a repoussé une planche pour pouvoir se redresser, puis il s’en est finalement saisi afin de me frapper avec. J’ai évité le coup, mais il a réussi à me frapper dans les côtes avec le retour. J’en ai eu le souffle coupé.

 _Alors chérie, tu rigoles moins maintenant, hein ?

Il a jeté la planche au loin et j’ai serré les dents, encore courbée en deux.

 _Et si on s’amusait toi et moi ? t’es sacrément foutue…on pourrait bien s’entendre.

 _…dans tes rêves connard.


Il a reniflé bruyamment en me déshabillant du regard, déjà en train de fantasmer. J’ai fermé le poing de rage et une planche s’est brutalement redressée, le frappant alors à l’arrière du crâne. Il a tout de suite été déstabilisé. J’en ai profité pour le frapper à mon tour dans les dents. Il s’est effondré sur le dos et je lui ai sauté dessus pour lui écraser le genou sur la cage thoracique.

 _Alors mon grand, tu veux t’amuser ? retourne-toi !

Je l’ai tiré par l’uniforme pour lui passer les menottes aux poignets.

 _Putain, tu fais mal !

 _Oh désolée chéri, j’ai oublié de te le dire ? je suis légèrement sado sur les bords !

J’ai serré d’autant plus la prise et l’ai forcé à se redresser en le tenant par le col, mauvaise.

 _Allez avance ! Et ne joue pas au con, je ne suis pas d’humeur !

Pour preuve, il a du cracher le sang qu’il avait dans la bouche après mon coup de poing. Et je m’étais encore ruiné les doigts.

 _Ah c’est bon tu l’as eu ?

Flack fermait justement la porte sur son fuyard assis à l’arrière de la voiture et a froncé les sourcils en devinant que nous avions quelque peu discuté entre nous.

 _Il a été violent ?

 _Je m’en remettrais. Tu le mets avec son pote ? J’appelle les collègues pour qu’ils ferment cet endroit. Je veux savoir si ce trafic de cadavre dure depuis longtemps.

 _Ils n’ont peu-être embarqué que le squelette tu sais ?

 _Peut-être…ou peut-être pas. J’espère que ce n’est pas ici que tu as fait des devis avec ta femme.

Il a secoué la tête et j’ai décroché mon portable en regardant mes phalanges écorchées par les dents de ce crétin. Et dire qu’après, j’avais un mal fou à avoir des mains de femme et non pas des mains d’un boxeur…


Posté par miyaki2384 à 15:12 - Lune Bleue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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