Bon et bien voici le début du chapitre 7, déjà ^^

Pour faire un petit récap' (dites-moi ce que vous en pensez tiens, pour une quatrième de couverture) :

Après avoir découvert le corps d'une jeune femme Anne Malova, Diane Montel, flic de son état, décide de rechercher son assassin, quoique cela puisse lui couter, puisque celle-ci s'est avérée être tout comme elle, une sorcière.
Fini les images d'Epinal et les petites amies d'Harry Potter, être un magicienne n'a rien de charmant ni de bucolique. Sommées de vivre une vie normale, ces femmes sont contraintes de cacher leurs dons pour ne surtout pas être rejetés, ou pire, chassées. Car l'Inquisition veille toujours et ce, depuis des siècles. Ainsi, même dans notre monde moderne, les crimes odieux du 16e siècle sonne toujours vrais à certaines oreilles
.

Après la mort de deux prêtes et la découverte d'un squelette enterré illégalement dans la crypte de l'Eglise, Diane et Flack, son partenaire, prennent en chasse la Capuche, l'homme qui semble avoir été engagé pour faire taire les deux curés. Mais alors que les analyses sur le squelette inconnu sont terminées, la voiture de la doctoresse explose. Diane est sonnée, sauvée par une poupée, mais Flack, comment va-t-il ?

(J'espère que ça vous a mis l'eau à la bouche :p) Bonne lecture à vous.

Forest_of_the_Druids_by_Luches

- Chapitre 7 -


_Je vais bien ! Combien de fois est-ce que je dois vous le dire ?! Aie !

J’ai juré quand l’infirmière a serré les bandages qu’elle faisait tourner autour de ma main. Assise sur un lit placé aux urgences, je supportais mal le regard du capitaine et de ces deux agents de l’IGPN [1] venus voir ce qui se passait après ce fiasco.

 _Il faut admettre lieutenant Montel, que malgré les sécurités que vous avez placé tout autour de cette affaire, une personne est parvenue à vous doubler, à voler un corps et à gravement toucher votre partenaire, ainsi que l’anthropologue chargée d’étudier le squelette. Il y a manifestement quelqu’un qui cherche à nuire à cette enquête.

 _Oh vous avez trouvé ça tout seul ?

 _Lieutenant.

 _Non capitaine laissez, déclara l’homme d’une cinquantaine d’année avec un sourire, notre amie est encore sous le choc, c’est normal. Lieutenant, comprenez-nous bien, nous ne voulons pas empiéter sur vos plates bandes. Mais nous avons un officier à terre, une civile dans un lit d’hôpital et un agent aussi amoché qu’un boxeur sur le ring.


J’ai fait une grimace explicite lorsque l’infirmière a enfin cessé de me martyriser la tempe. J’avais subi un trauma crânien mais j’entendais bien continuer mon travail sans être suivie par ces deux clown en costume.

 _Et vous attendez quoi ? que je fasse votre boulot ?

 _Non…que vous nous donniez les renseignements nécessaires afin de pouvoir dénicher cette taupe.

 _Sur mon affaire ? vous pouvez toujours rêver.

 _Lieutenant !

J’ai enfilé mon blouson en cachant une grimace de douleur à cause de mes côtes qui subissaient maintenant le contre coup de la planche.

 _Mon partenaire est en ce moment même en salle d’opération, vous croyez que j’ai autre chose à faire que vous offrir mon enquête sur un plateau d’argent ? allez vous faire foutre ! je n’ai bossé qu’avec des gens fiables ! S’il y a une taupe, elle ne vient pas de mon service d’accord ? et si vous voulez blâmer quelqu’un, qu’est-ce que vous attendez pour me mettre à pied ?

 _Lieutenant, maintenant ça suffit !


J’ai serré les dents quand le capitaine s’est empourpré, choqué par ma grossièreté. Les deux gars de l’IGPN semblaient presque blasés.

 _Cela ne marchera pas, me dit le plus âgé avec compassion, protéger ses camarades c’est bien, et c’est digne d’un gradé, mais vous n’êtes pas mise en cause. Ni votre partenaire.

 _Encore heureux !

 _Mais vous n’êtes pas en sécurité pour autant, continua-t-il alors que je refaisais ma queue de cheval avec ma main bandée, tant que nous n’aurons pas cette taupe, tout ce que vous ferez risque d’être mis à mal.

 _Alors faites votre boulot et je ferai le mien ! Si vous vous en sortez, je pourrai mener cette histoire à bien !

Je me suis remise debout et je leur ai fait face, mauvaise.

 _Maintenant, excusez-moi mais j’ai une famille à retrouver. Un petit garçon de 8 ans attend de savoir si son père va s’en sortir.


Le capitaine a tenté de me retenir mais je lui ai lancé un regard noir, et il a préféré revenir sur son idée première. Cet imbécile cherchait juste à se protéger les fesses ! appeler la police des polices…tout ça pour ne pas perdre de vue que le maire lui fichait une pression de tous les diables !

 « Sale fiston à sa maman…ais-je pensé en traversant les couloirs de l’hôpital d’un pas rapide, tu serais mieux dans ses jupons et non sur le terrain ! »

J’ai peu à peu ralenti quand j’ai deviné la silhouette de Viviane, prostrée dans un fauteuil de la salle d’attente.

 _Diane !

Lucas s’est laissé glisser le long de son siège et a couru dans ma direction, les bras ouverts. Je me suis baissée à sa hauteur et je l’ai tenu contre moi en me redressant. Il m’a enlacé le cou, tout content de me voir. Il ne devait sans doute pas réaliser ce qui était en train de se passer de l’autre côté des portes vertes.


Viviane s’est mouchée avec discrétion et s’est levée quand je suis arrivée près d’elle.

 _Comment vas-tu ?

 _On fait aller, me dit-elle avec douceur…tu es grièvement blessée ?

 _Non ce ne sont que des égratignures. Ne t’en fais pas.

Elle m’a faiblement souri alors que Lucas m’étranglait presque, sa tête contre mon épaule.

 _Je suis désolée Viviane…j’aurai du réfléchir…

 _Et comment aurais-tu pu savoir ? me dit-elle sans colère, la voiture a explosé, tu ne pouvais pas deviner.

 _Tu as des nouvelles du médecin ?

 _Il est encore à l’intérieur, j’ignore comment ça se passe…ça fait déjà plus de deux heures.

Elle s’est entourée de ses bras, frissonnante, et j’ai eu un petit sursaut pour remonter Lucas qui commençait à s’endormir sur mon épaule.

 _Tu sais qui a piégé cette voiture ?

 _Pas exactement, ais-je avoué en venant m’asseoir à ses côtés, son fils dans les bras, mais je compte bien le découvrir.

 _Tu vas encore enquêter toute seule, me dit-elle dans un sourire nerveux, si tu savais à quel point il déteste quand tu pars sur le terrain sans lui…

 _Je ne fais pas ça pour l’ennuyer.

 _Je sais…murmura-t-elle en caressant le front de son fils endormi, tu veux que Lucas grandisse avec son père…


[1] IGPN : Inspection Générale de la Police Nationale, service institué pour surveiller les actes des policiers corrompus ou non.