28 décembre 2008

Lune Bleue - 42 -

La suite mesdames et messieurs, pour le premier morceau après Noël ^^ J'espère que vous avez été gatés, bande de veinard et que vous êtes prêts pour les fêtes du nouvel an, parce qu'on remet ça !

Allez bonne lecture à vous, amusez-vous bien ;)

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Masquet est intervenu à temps alors que j’étais sur le point de craquer, portée sur les nerfs. Ça faisait longtemps qu’il me courait dessus celui-là.

 _Je vais devoir agir si vous ne cessez pas votre petit jeu, capitaine.

 _Quel petit jeu ?!

 _Ne jouez pas les imbéciles avec moi, d’accord ? nous savons tous les deux quelle demande vous a fait le maire, mais ce n’est pas en fourrant votre nez partout que vous ferez avancer l’enquête.

 _Je ne fais que mon travail !

 _Non, votre travail est de surveiller les journalistes et les politiques pour éviter leur intrusion dans le travail des agents qui bossent avec vous. Vous n’êtes plus un homme de terrain. Vous ne l’avez jamais été.

J’ai haussé un sourcil, stupéfaite. Même moi je ne lui avais jamais sortie celle-là ! bien que je l’avais pensé plus d’une fois…

 _Je me charge de trouver un officier capable de travailler avec le lieutenant Montel sur l’affaire des prêtres. Vous, contentez-vous de faire ce que vous faites le mieux. Et saluez le maire de ma part. Il adore recevoir de mes nouvelles.


J’ai froncé du nez. Qui était réellement ce type ? il semblait tout connaître de tout le monde. Mais ce n’était pas un sorcier. Je pouvais le sentir. Quant à cet officier qui allait remplacer Flack le temps de cette affaire…j’avais déjà une idée de son identité.


 _Bon…

J’ai fermé le dernier rapport concernant l’affaire et je me suis étirée, fatiguée. Il faisait sombre dans cette chambre mais je ne pouvais pas allumer, au risque de me faire remarquer par les infirmières. Je me suis massée la nuque, ankylosée par cette journée passée à mon bureau à nettoyer des papiers et remettre à plat nos recherches.

L’étude du terrain où avait eu lieu l’échange du squelette n’avait rien donné…avec toute la pluie qui était tombée dessus, toutes les traces avaient disparu. Quant au van, il n’était pas encore remonté à la surface…

 « J’ai de moins en moins de piste…ces salauds sont définitivement doués… d’ici là que le tas d’os soit déjà de nouveau enterré quelque part…»

 _Humm…iane…

J’ai levé les yeux sur Flack qui dormait là, le visage traversé par un tube qui l’aidait à respirer sans effort.

 _Eh…

Il a grimacé en essayant d’ouvrir les yeux et je suis venue m’asseoir au bord de son lit pour lui prendre la main.

 _Doucement, tout va bien…tu es en sécurité…

Il a pris quelques secondes pour me cibler et a serré ses doigts entre les miens, tremblant.

 _…Viviane…

 _Elle est rentrée à la maison…il est près de 10 heures tu sais. Il a fallu que Lucas s’endorme pour qu’elle accepte de retourner chez vous. Mais ils vont bien tous les deux, ne t’en fais pas.

Il a faiblement souri, les yeux vitreux.

 _…qu’es…est passé ?

 _La voiture du docteur Lavoisy a explosé. D’après les blouses blanches, on a placé une bombe de manière à ce que ça saute dès qu’elle ouvre sa portière.

 _…et…la capuche ?

 _Il s’est enfui. Mais ne t’inquiète pas, je vais bien finir par le chopper celui-là. Eh !

Il a soudain voulu se redresser mais a grimacé de douleur en retombant contre le matelas.

 _Ne bouge pas idiot ! Tu tiens vraiment à aggraver tes blessures ?!

Je me suis levée pour redresser son oreiller et il m’a remercié d’un regard.

 _Tu veux boire quelque chose ?

 _…te plait…

Il avait la voix tellement enrouée que j’entendais un mot sur deux. Je lui ai donc servi un grand verre d’eau et je l’ai aidé à en boire une longue gorgée qui a semblé lui faire du bien.

 _Ça va mieux ?

 _..ui…

Il avait l’air malheureux sous cette couverture, vêtu de cette immonde chemise de nuit obligatoire.

Mais il était vivant et c’était bien le principal.


 _Il faut que tu te reposes d’accord ? partir dans ta famille, prendre les congés qu’il faut pour nous revenir en pleine forme.

 _…non…l’enquête…

 _Laisse-moi faire. Tu dois d’abord reprendre des forces.

 _Diane…

 _Je sais ce que tu vas me dire et non. Je ne t’abandonne pas.

Il a eu un sourire gêné avant de papillonner des paupières.

 _Je te tiens au courant mais le moment, il faut que tu dormes. Je vais appeler Viviane pour lui dire que tu as enfin ouvert les yeux, d’accord ?

Il a tenté de combattre Morphée mais il a bien vite perdu, totalement assommé. Il s’est alors rendormi avec la douceur d’un enfant, comme apaisé. J’ai remonté le drap sur sa poitrine, soulagée. C’est qu’il m’avait fait peur cet idiot !

J’ai hermétiquement fermé sa chambre pour être certaine qu’il ne soit pas ennuyé et je me suis de nouveau étirée en découvrant le couloir de l’hôpital quasiment désert. J’ai attrapé mon téléphone en sortant sur le perron du bâtiment et j’ai laissé un message à Viviane qui a failli fondre en larme en apprenant que son mari avait enfin repris connaissance. Je lui ai conseillé d’attendre l’heure des visites pour revenir, car là, il ne ferait sans doute que dormir.

J’ai raccroché en lui souhaitant la bonne nuit puis j’ai un soupir, agacée.


Posté par miyaki2384 à 14:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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