13 janvier 2009

Lune Bleue - 44 -

Voilà voilà la suite ! En retard vi désolée...mais je suis possédée par le démon du jeu et du coup, j'oublie le reste ^^' Pour me faire pardonner, un gros bout de lecture, attention les yeux !

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Attention chat méchant !

_Tiens.

Il a ouvert son coffret et en a sorti une photo. J’ai tout de suite reconnu la jeune femme qui était dessus puisqu’il s’agissait de ma mère. Et j’étais là, assise sur ses genoux…mais je ne devais pas avoir plus de quatre ans.

_Alain, tu n’as pas besoin de…

_Regarde l’homme derrière s’il te plait.

Je n’ai pas caché ce soupir là en acceptant de faire ce qu’il me demandait. J’ai froncé les sourcils en reconnaissant Masquet. Il ne devait pas avoir plus d’une vingtaine d’année…et il avait encore ses cheveux.

_Ils étaient amis ?

_Oui.

J’ai secoué la tête.

_Je n’en ai aucun souvenir…

_Tu étais très jeune.

_Où a-t-elle été prise ?

_…à la Vallée…

Je l’ai regardé dans les yeux.

_Tu as grandi là-bas jusqu’à tes 11 ans. Avec les jumeaux.


Il m’a montré une autre photo, où j’étais plus grande, dix ans peut-être, en compagnie de deux gamins de mon âge que je n’ai eu aucun mal à reconnaître malgré l’effet de la croissance sur leur visage. Amina et le père Joseph. Et à côté de ce dernier, un autre garçon, un blondinet très mignon.

_Et lui c’est qui ?

_Lui c’est…personne d’intéressant.

J’ai haussé un sourcil.

_Tu mens très mal.

_Disons que ce n’est pas le principal pour le moment d’accord ? Ecoute-moi s’il te plait, c’est important.

Il a fouillé dans son coffret et en a sorti une petite poupée de chiffon très semblable à celle qui m’avait été offerte.

_Tu connais, n’est-ce pas ?

_Depuis peu oui…

_C’est la cache d’un sceau de protection particulièrement puissant pour ceux qui peuvent le comprendre.

_Je sais. Je l’ai entendu.

Il m’a regardé avec à la fois inquiétude et soulagement.

_C’est vrai ?

_Oui…juste avant l’explosion de la voiture. Elle m’a prévenu du danger. En espagnol.

Il a eu un petit sourire nerveux.

_Oui Maria est du genre à respecter les traditions jusqu’au bout…que t’a-t-elle dit ?

_ « Peligro Bruja »

_Hum…simple mais concis.

_Suffisamment clair pour m’empêcher de plonger sur la voiture de Chantal Lavoisy.


Il a acquiescé et m’a tendu la deuxième poupée de chiffon.

_Prends celle-ci. Je serai plus rassuré si tu l’avais avec toi.

_Mais…

_S’il te plait.

Il me l’a mise de force dans la main et a refermé mes doigts dessus, exactement comme Masquet. Je l’ai regardé et j’ai vu qu’il tremblait sans oser lever les yeux vers moi. J’ai voulu le toucher pour le rassurer mais il a repris son souffle comme s’il avait manqué d’air.

_Il faut que tu saches certaines choses concernant les MacPherson.

 _Oh non Al…

 _C’est important !

J’ai tressailli et il a de nouveau plongé ses mains dans ce coffret de bois pour en sortir un gros carnet.

_La communauté gitane de la Vallée et les MacPherson ont toujours été très proches. Cela remonte à très loin. A 1643 pour être précis.

J’ai haussé les sourcils et il a doucement acquiescé en devinant que je ne le croyais pas.

_Je sais, c’est difficile à imaginer, mais c’est la vérité.


Il m’a mis le gros carnet dans les mains et je l’ai trouvé beaucoup plus lourd que prévu, sans doute à cause de son énorme couverture de cuir dur.

_A cette époque, ton ancêtre, Alice de Vadoie, a porté secours à une bohémienne agressée par des soldats du roi qui voulaient s’en prendre à sa fille. Ils l’ont violé et laissé pour morte après lui avoir crevé les yeux.

_…charmant…ais-je grimacé en essayant de ne pas imaginer la scène, et c’est qui cette Alice de Vadoie ?

_La petite fille d’Irène MacPherson.

Je me suis massée la nuque, attentive mais ankylosée.

_La première génération française des MacPherson….

_Exact. Elle est devenue comtesse après avoir épousé un jeune soldat qu’elle a rencontré peu de temps après son arrivée. Elle lui a donné deux garçons qui sont eux-même devenus soldats sous le règne de Louis XIV.


J’ai feuilleté le carnet sans vraiment regarder ce qui se trouvait à l’intérieur : des croquis, des remarques, des histoires, des portraits…toute la vie de ma famille était résumé dans cet ouvrage. Il y avait de quoi donner le tournis.

_J’ignorais que nous avions du sang bleu.

_Ça a été le cas jusqu’à la Révolution où ils ont du fuir en Suisse pour éviter la guillotine.

J’ai refermé le livre, un peu perdue.

_Pourquoi tu me racontes tout ça maintenant ?

_Parce il faut que tu saches ce qui t’attend les prochains jours. Amina et toi, vous vous ressemblez énormément : vous êtes toutes deux les dernières femmes de votre famille avec la pression que cela suppose. Vous étiez très proches à l’époque, et je pense que c’est pour ça que Masquet a fait appel à elle pour te seconder dans cette affaire.

_Attends. Comment tu sais ça ? elle n’est même pas encore arrivée !

_J’ai les oreilles qui traînent, tu devrais le savoir. Masquet n’en a fait aucun cas, mais je le connais. Bien plus qu’il ne le croit.

A entendre le son de sa voix, c’était plus que de la jalousie. C’était de la haine.

(Ps : pardon pour cette mise en page merdique mais là, rien à faire....c'est vraiment emm****)

Posté par miyaki2384 à 11:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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